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  • «L'EUROPE MET EN DANGER NOTRE CULTURE DE LA FRITE!»

    Le ministre flamand du Tourisme, Ben Weyts (N-VA), a écrit au commissaire européen chargé de la Sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis.

    La raison de sa colère ? L’Union européenne voudrait bannir la présence de l’acrymalide dans la chaîne alimentaire et menacerait, du coup, la cuisson « à la belge » des frites. Pour le ministre flamand du Tourisme, nos frites pourraient, à l’avenir, avoir un tout autre goût !

    C’est dans les colonnes du quotidien flamand « De Zondag » que Ben Weyts (N-VA) se présente en nouveau défenseur de la frite. Son problème ? La Commission européenne veut combattre l’acrymalide, une substance chimique qui se forme naturellement dans les aliments riches en amidon au cours des processus de cuisson à haute température, notamment la friture. Une substance que l’Organisation Mondiale de la Santé considère comme probablement cancérigène pour l’homme.

    Et pour nos célèbres frites, il serait conseillé de blanchir les pommes de terre avant de les plonger dans l’huile. Et la double cuisson devrait passer à la trappe…

    «  Je soutiens pleinement ce combat  », explique Ben Weyts dans la lettre qu’il a rédigé à l’intention de Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen chargé de la Sécurité alimentaire. «  Mais il est important de procéder avec prudence et de ne pas prendre des mesures qui auraient des conséquences non voulues et considérables pour notre riche tradition gastronomique.  ». Pour Ben Weyts, l’interdiction serait carrément « un crime ».

    Polémique teintée d’euroscepticisme ?

    Pour l’Eurodéputé Bart Staes (Groen), Ben Weyts fait simplement de l’agitation eurosceptique ! «  Que Ben Weyts, tel un éléphant dans un magasin de porcelaine, empoisonne avec un argument un débat et met en danger la lutte contre le cancer de façon polémique, est inacceptable.  »

    Pour l’eurodéputé flamand, il s’agit d’un «  bashing anti-Europe dans la plus pure tradition rabique eurosceptique  », comme toutes les polémiques qui ont poussé les Britanniques à voter en faveur du Brexit !

    Source > Guillaume Barkhuysen sur http://www.sudinfo.be/1866491

  • PAS DE HAUSSE DU PRIX DE LA FRITE MALGRÉ LE MILDIOU

    764836921_ID7927062_0-frites_175706_H3Z9R0_0.JPGL’apparition du mildiou, une maladie de la pomme de terre, n’impliquera pas une hausse du prix de la frite, selon Bernard Lefèvre, président de l’Union nationale des frituristes (Unafri).

    Une bonne ou une mauvaise récolte n’a d’ailleurs qu’un impact limité sur le coût du cornet de frites, ajoute-t-il.

    La pluie et les températures en dessous des normales saisonnières ont favorisé l’apparition du mildiou, une maladie causée par l’humidité et qui s’attaque entre autres aux cultures de pommes de terre.

    Pourtant, cette maladie n’influencera pas le prix de la frite, assure Bernard Lefèvre, président national de l’Unafri. “Il n’augmente pas automatiquement si la récolte est mauvaise et ne diminue pas en période d’abondance. L’impact du prix de la pomme de terre sur celui de la frite reste relativement marginal.” D’après Bernard Lefèvre, la pomme de terre récoltée par l’agriculteur ne représente qu’1/9 du prix du cornet de frites. “Si la pomme de terre était gratuite, il coûterait donc toujours 8/9 du prix”, illustre-t-il.

    Plusieurs négociants fixent d’ailleurs le prix de la pomme de terre avant la récolte, ajoute le président de l’Unafri. “Par contre, certaines personnes spéculent sur son cours et répandent des rumeurs avant une récolte pour satisfaire leurs intérêts. Le prix du jour peut alors fluctuer.” Le mildiou pourrait néanmoins altérer la qualité des futures récoltes de pommes de terre mais il est trop tôt pour en juger, d’après Bernard Lefèvre. Verdict après l’été, en septembre et en octobre.

    Plus de détails dans votre journal de ce jeudi !

    Source > Sudpresse > Publié le Mercredi 18 Juillet 2012 à 18h03 > Photo News