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  • EMPLOIS > FILIÈRE TECHNIQUE: DÉBOUCHÉS

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    Plus de 45.000 postes ne trouvent pas preneur

    La valorisation de la filière technique passe évidemment, en partie, par l’enseignement.

    « Je me félicite que la Fédération Wallonie-Bruxelles ait décidé de davantage placer la formation au coeur des préoccupations économiques », note Eric Bossart, de chez Ores. « Il y a un nombre important de postes à pourvoir qui ne sont pas pourvus : 45.000 chaque année dont 8.000  postes techniques. A côté de cela, un jeune sur quatre est inoccupé en Wallonie et ça monte à un sur trois à Bruxelles »

    Une solution pourrait être d’allonger le tronc commun au niveau de l’enseignement secondaire, qu’il passe de 2 ans actuellement à trois ans. « Cela permettrait au jeune d’avoir plus de maturité quand il doit faire son choix », ajoute Eric  Bossart. Autre élément à ne pas négliger, le cours d’initiation à la technologie qui, d’après nos témoins, reste encore trop souvent au stade de cours de bricolage. « On a, en Wallonie et à Bruxelles, des centres de compétences qui peuvent accueillir des jeunes et des enseignants. Ce sont de vrais bijoux mais qui ne sont utilisés qu’à environ 30% de leur capacité. C’est du gâchis », poursuit-il.

    La clé du succès passerait peut-être par l’enseignement. « Un dialogue entre écoles, entreprises et opérateurs de formations pour mieux sensibiliser sur l’orientation scolaire. Pour aussi que les enseignants donnent des cours plus adaptés à la société. Un mécanicien automobile, par exemple, ne travaille plus comme il y a 20 ans. Aujourd’hui, l’électronique est partout et l’école n’est pas encore adaptée à ça », note Pierre Massant de la STIB qui a, de son côté, développé un partenariat avec 10 écoles, à  Bruxelles, contre à peine 5 l’an passé.

    Des jeunes de ces établissements viennent régulièrement en stage à la STIB qui confirme que 10% environ de ses engagements « profils techniques » de l’année proviennent des écoles. « On a quelque part un rôle social à jouer auprès de ces jeunes »,  ajoute-t-il, précisant qu’il y a sans doute matière à faire également du côté des professeurs, épinglant cette initiative de la  Fondation Prince Albert qui forme des directeurs d’écoles.

    Source > (L.B.) sur > http://www.jobsregions.be