fais-toi connaitre

  • LE MOT DE BRUNO > INCONNU, FAIS-TOI CONNAITRE & MORT COLLECTIVE

    foto-schoorsteenbrand.jpgInconnu, fais-toi connaître !

                    Permettez-moi ce message personnel, à sa lecture, vous en comprendrez la raison. Il y a deux semaines, alors que je viens de rallumer mon chauffage central, un inconnu frappe à ma porte et me fait constater que la cheminée lâche de grosses volutes de fumée noire. Le temps d’un rapide merci à cet automobiliste complaisant, je me rue à la cave pour éteindre l’installation. A leur arrivée, les pompiers constatent la présence d’une quantité importante de mazout dans la chaudière, qui avait pris feu lors de la remise en route. Constat aussi d’une dose mortelle de CO dans la cave et les pièces du rez-de-chaussée… Rapides et compétents, les hommes du feu font alors en sorte que, deux heures plus tard, tout soit rentré dans l’ordre.

                    Sans l’automobiliste de passage qui a pris la peine de s’arrêter pour nous prévenir, la cheminée aurait pu prendre feu et propager l’incendie au reste de la maison, la chaudière aurait pu exploser, le gaz aurait pu nous intoxiquer voire nous asphyxier. Au vu des dangers auxquels il nous a fait échapper, mon épouse et moi souhaitons remercier cet homme de vive voix. S’il lit cet appel (lui ou une personne de son entourage), qu’il nous fasse le plaisir de prendre contact avec nous. Merci !

    Source & texte > Bruno Heureux : 019.51.22.39. Ou heureux.bill@gmail.com

    Mort collective

     267244_hands.jpg               La mort de 11 personnes dans la récente catastrophe aérienne a suscité une grande d’émotion pendant quelques jours ; délai mis à profit par les autorités communales locales pour décréter un hommage collectif officiel… comme lors de l’incendie de Liège où quatre Hannutois ont péri dans des circonstances aussi dramatiques. Réactions normales vu l’ampleur des dégâts humains, dans l’un et l’autre cas.

                    Né du souci légitime de s’associer à la peine des familles, cet hommage collectif officiel pose pourtant une question explicitée par l’exemple suivant : le jour de la disparition des quatre Hannutois, une dame a été tuée le long de la route de Landen, percutée par un véhicule ; mais là, ni emballement médiatique ni hommage officiel. Compréhensible ? Certainement ! Normal ? Peut-être! Mais constatons que les victimes isolées de tragédies, de moindre ampleur mais tout aussi cruelles pour les familles, s’en vont souvent dans la discrétion, parfois l’anonymat voire l’isolement. Justifiée cette inégalité devant la mort, le déchirement, la peine, la souffrance de ceux qui restent ?

                    Impossible de rendre des hommages posthumes officiels lors de chaque disparition d’un de nos contemporains. Mais que nos émotions et notre sollicitude ne s’expriment pas seulement dans des circonstances exceptionnelles mais aussi et surtout lorsque la famille du défunt se retrouve (quasi) seule face à son deuil ; il est alors important d’être là, simplement, à leurs côtés.

    Source & texte > Bruno Heureux