fabrice salembier

  • HANNUT « MES RACINES SONT BELGES MAIS MON CŒUR EST EN AFRIQUE »

    Depuis le Bénin, Fabrice Salembier publie son 1er livre (Propos recueillis par Marie-Claire Gillet)

    Expatrié au Bénin depuis septembre 2015 où il travaille pour une ONG d’aide la Jeunesse, le Hannutois Fabrice Salembier vient de publier son premier livre dans lequel il évoque son expérience du continent noir et son amour pour l’Afrique. Édité par une maison béninoise, il sera mis en vente en Belgique en décembre prochain. 

    Hannut,blog,jcd,nouveau livre,fabrice salembierOn vous connaissait déjà comme blogueur moins comme écrivain. Est-ce votre premier ouvrage ?

    C’est en effet le premier et sans doute pas le dernier puisque deux autres complètement différents sont en cours d’écriture.

    Présenté comme des notes autobiographiques, ce livre aborde quelle période de votre vie ?

    J’y évoque un demi-siècle de vie partagée entre le vieux continent et le continent noir. J’y parle de mon expérience, de mes peurs passées, d’une recherche de soi et de découvertes de sentiments, des notions que je pensais oubliés. C’est aussi une histoire d’amour entre l’Afrique et moi.

    Pourquoi l’avoir écrit maintenant ?

    Certains moments étaient écrits depuis longtemps sous la forme d’un carnet de voyage. J’écrivais avant tout pour moi, pour le souvenir. Ici au Bénin, par le biais de diverses rencontres, je me suis raconté et les gens m’ont alors incité à aller de l’avant, à faire connaître ma vision d’une vie comme une autre. J’ai donc été séduit par l’idée et j’ai aussi voulu montrer par là qu’il est possible de se faire éditer au Bénin car, contrairement à ce que l’on pense, il y a des maisons d’éditions, tenues par de formidables auteurs, de qualité ici au Bénin.

    Que signifie le titre, Sinibagirwa ?

    « Je n’oublie pas » en langue bantoue du Rwanda, le Kinyarwanda. J’ai vécu le génocide dans ce pays. Ça ne s’oublie pas…

    Est-il déjà en vente en Belgique ?

    Non. Il ne sera disponible en Belgique qu’au mois de décembre. Il y aura une séance de dédicaces le samedi 9 décembre de 15 à 18h30 au magasin « What Else » à Hannut (Rue de Landen 92) et une autre, le samedi 16 décembre de 15 à 19h à l'Instant Présent à Hannut (Grand Place). Les ventes seront concentrées sur Hannut. Le prix en Belgique est fixé à 15 euros et une partie de l’argent récolté servira aussi à aider des personnes qui en ont besoin au Bénin.

    Qu’est ce qui vous a motivé à retourner en Afrique en 2015 ?

    Quand j’ai dû quitter le Rwanda, je me suis juré de repartir sur ce continent, même si cela devait prendre 20 ans. 21 ans après, j’y étais… Vous savez, quand l’Afrique vous embrasse, il est difficile d’y résister. Mes racines sont belges mais mon cœur est ici.

    Comptez-vous revenir prochainement à Hannut ?

    En vacances. C’est prévu fin novembre et pour tout le mois de décembre, revoir la famille, ma fille et les amis. Ce sont toujours de bons moments.

    Sinibagirwa de Fabrice Salembier, aux éditions « Venus d’Ebène », 15 €

    La suite sur votre journal LA MEUSE H/W de ce mardi 03/10/2017

    Source > Marie-Claire Gillet sur votre journal LA MEUSE H/W de ce mardi 03/10/2017

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    Voir notre article précédent du 27/09 sur ce blog > http://hannut.blogs.sudinfo.be/archive

  • FABRICE SALEMBIER (HANNUTOIS EXPATRIÉ) > SON LIVRE « SINIBAGIRWA » VIENT DE PARAÎTRE AUX EDITIONS VÉNUS D’EBÈNE

    Sinibagirwa vient de paraitre aux éditions « Venus d’Ebène »

    Un belge qui publie un premier ouvrage au Bénin et au sein d’une maison d’éditions béninoise, voilà déjà une chose peu commune.

    Une préface d’une auteure béninoise en la personne de madame Carmen Toudonou, une postface d’un auteur béninois, monsieur Habib Dakpogan, des liens d’amitié profonds. Une histoire d’amour aussi entre moi, le Rwanda et le Bénin.

    (…) puis il y a les optimistes de la vie comme Grégoire Nakobomayo de l’african psycho d’Alain Mabanckou, personnages qui révèlent le meilleur d’eux-mêmes alors que les conditions ne les y prédestinent pas, même si la positivité n’est pas toujours autant partagée que le bon sens cartésien. C’est dans cette dernière optique que se situe la geste de Fabrice Salembier, propre héros de son ouvrage, voyageur infatigable, passionne de l’autre, qui aura mis du temps pour se découvrir a lui-même, dans une quête de l’identité, qui l’aura conduit non pas seulement a l’afrique, mais surtout jusqu’a l’autre.

    Carmen f. Toudonou

    Je précise, car cela m’a déjà été demande, que le geste est un ensemble de récits relatant les hauts faits de héros ou de personnages illustres…

    Merci à mes grands-parents qui m’ont enseigné les valeurs de la vie.

    Merci à mes parents, en Belgique, qui m’ont continuellement éclairé sur le chemin de cette même vie, à ma fille Megan à qui j’adresse toute ma fierté de papa, à Carmen Toudonou et Habib Dakpogan pour leurs conseils, leurs éclairages et compétences, à Gedeon Kpassenon pour son accueil et sa disponibilité, à celles et ceux qui me permettent encore de croire en l’Humain, aux peuples rwandais et béninois pour leur accueil.

     « N’est étranger que celui qui ne s’intéresse pas aux autres »…

    #Sinibagirwa #Ecriture #Autobiographie #Optimisme #Benin #Rwanda #Gisenyi #Ouidah #Afrique #Decouverte #Autre #Rencontre #Lecture #Tranchesdevie #Histoiresinguliere #FaauBenin

    FAB sur Facebook > https://www.facebook.com/salembier.fabrice

  • UN HANNUTOIS AU BÉNIN POUR L’ONG « LA POMMERAIE »

    Fin septembre 2015, Fabrice Salembier s’est envolé pour le Bénin en vue de travailler sur place pour l’ONG La Pommeraie dont le siège se trouve en Belgique à Faulx-Les-Tombes.

    Séjours de ruptures pour de jeunes belges en difficulté, Assrotinsa pour les enfants béninois handicapés, gestion d’un restaurant, collaboration avec une série de partenaires sur place. Tel est son lot quotidien dans la ville de Ouidah, connue mondialement pour être le centre culturel du Vaudou.

    12674233_895824130516289_1828430880_n.jpg« Plus de 25 ans après une première expérience africaine au Rwanda, rapatrié pendant le génocide, j’ai eu l’occasion de repartir pour des contrées riches en cultures, en humanité… »

    Enseignant de formation, le voilà maintenant dans le secteur de l’Aide à la Jeunesse. « Ce que fait la Pommeraie en Belgique est assez exceptionnel – d’autres asbl font aussi ce type de travail – mais c’est sur le terrain qu’on peut se rendre compte, avec une équipe d’éducateurs béninois, des résultats obtenus auprès des jeunes belges qui nous arrivent… »

    Pieds sur Terre

    Le Bénin accueille avec bienveillance depuis 2008 nos adolescents en grandes difficultés (http://www.pommeraie.be/projets/sejours-de-rupture-en-afrique/sejours-de-rupture-en-afrique-pieds-sur-terre ). Après quelques années de fonctionnement, il nous paraissait tout à fait normal de que nous puissions aussi rendre service aux enfants béninois en grandes difficultés

    Assrotinsa (sous le pommier)

    L’idée a donc été lancée en début d’année 2012. Il restait à cibler la population avec laquelle nous allions travailler. Les structures de recensement n’existant pas, nous avons fait les recherches dans Ouidah. Ce n’est que quelques mois plus tard que nous avions pu constater qu’une partie des enfants handicapés étaient rejetés par les écoles et souvent cachés par les familles. Aucune association dans les environs ne s’occupe de ce problème et l’Etat béninois est dépassé par d’autres problèmes. Ce choix nous a donc paru évident malgré notre méconnaissance du monde des personnes handicapées.

    Le projet a donc été pensé et créé par toute l’équipe au Bénin. Nous avons donc ciblé des enfants de 8 à 15 ans qui ne peuvent aller à l’école à cause de leur handicap physique. L’idée étant de créer un centre de jour afin de pouvoir leur apporter une vie sociale en rencontrant d’autres enfants et de pouvoir leur donner des cours d’alphabétisation, de musique, de dessin,…. En faisant un centre de jour, nous gardons le contact avec les parents et avons la possibilité de plus souvent les rencontrer. Le travail avec la famille est primordial afin que ces enfants puissent trouver aussi une place valorisante dans leur propre famille.

    Le 10 décembre 2012, Assrotinsa (« Sous le pommier » en langue locale) est donc né. Ouvert le jeudi et le vendredi, il commence par accueillir deux enfants puis rapidement un troisième. Les cours donnés sont des cours d’alphabétisation (deux demi-journées), de musique, de dessin, de fabrication de colliers et de vannerie.

    En février 2013 nous suivons 5 enfants. Nous avons décidé, dans un premier temps, de ne pas accepter trop d’enfants étant novices dans ce domaine.

    Alors que nous avions, au début, pris la décision de nous occuper que du pédagogique, les visites dans plusieurs centre spécialisés nous ont montré qu’avec un peu d’exercices physiques des progrès pouvaient être faits. En juin 2013 nous avons engagé un ergothérapeute afin de les aider dans leurs mouvements quotidien. Les progrès ont été rapides et encourageants.

    En février 2014 nous sommes passés à trois jours par semaine en offrant des cours de découverte à l’informatique, de mathématiques et de dessins sur tissus.

    En mai 2014 un instituteur est engagé en tant que coordinateur du projet. Il a en charge de donner et de cadrer les programmes de travail et d’individualiser les cours.

    En juillet 2014 le projet passe à 4 jours par semaines en donnant des cours de sciences et de découverte du corps humain.

    En 2016, l’un de nos enfants handicapés réintègre l’enseignement dit « normal », véritable succès quand on sait la place qui est réservée à l’enfant handicapé au Bénin…

    Le personnel

    Nous avons actuellement 4 personnes bénévoles (cours de fabrication de colliers, de vannerie, de dessins sur tissus et d’initiation à l’informatique.)

    Les professeurs de musique et dessins sont financés par une association partenaire à Ouidah, il s’agit du CIAMO.

    Les professeurs d’alphabétisation, de mathématiques ainsi que le coordinateur sont rémunérés par nos soins.

    Financement

    Nous avons mis en place une récolte de Gsm usagés venus d’Europe qui sont envoyés au Bénin. Ceux-ci sont remis en état et vendus.

    Nous avons construit une champignonnière. Les pleurotes récoltés sont vendues au profit de l’association.

    Un autre moyen de financement est en cours: nous avons repris la gestion du restaurant du Musée du Soleil à Ouidah. Ce dernier sera en outre un centre de formation aux métiers de l’Horeca et les bénéfices engendrés serviront à Assrotinsa.12527786_895823723849663_291936731_n.jpg

    Prise en charge

    -Nous prenons en charge la moitié du coût des trajets du transport des enfants ainsi que des encadrants.

    – Le goûter de 10h00 et le repas de midi.

    – les visites médicales.

    -les fournitures scolaires et l’uniforme des enfants.

     

    Relation avec nos adolescents de Pieds-Sur-Terre

    Pieds-Sur-Terre accueille 5 jeunes en quasi permanence. Chaque jeune fait connaissance avec le projet Assrotinsa et doit « parrainer » un enfant handicapé. Au cours du séjour il devra lui organiser des activités qui le sortiront de son quotidien. Cette expérience permet à l’enfant de faire de nouvelles découvertes et de se sentir valorisé. Il permet à l’adolescent de découvrir l’altruisme et de faire face à son rejet du handicap.

    Projets

    -Augmenter notre capacité d’accueil

    -Créer une nouvelle structure similaire dans la partie nord du pays

    -Mieux se faire connaître

     

    Si ce projet vous intéresse, n’hésitez pas à nous contacter piedssurterre@hotmail.com (Bénin) ou www.pommeraie.be (Belgique http://www.pommeraie.be/contact )

    Source & texte > Fabrice Salembier au Bénin

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