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  • DEVENIR RESPONSABLE D’EXPLOITATION DANS LE TRANSPORT ROUTIER

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    Fonction critique dans le transport

    Ce profil est très recherché par les entreprises du secteur surtout à Liège et dans le Hainaut

    Le responsable d’exploitation dans le transport routier de marchandises supervise et coordonne l’activité d’un site ou d’un service d’exploitation de transport routier de marchandises. Les équipes sont sous sa direction : dispatchers, gestionnaire d’exploitation, conducteurs, ou encore personnel administratif et commercial.

     «Donner du service au client, c’est primordial », explique un professionnel du secteur, Mario Franchi,  administrateur délégué des Transports Frisaye, à Ivoz-Ramet. «Être joignable 24h/24, c’est notre force et le service peut faire la différence. Il faut voir si le client veut un transport de marchandises en temps normal ou plus rapide, auquel cas on met deux chauffeurs. Tout ça, ça fait partie du job du responsable d’exploitation. » Parmi les avantages du métier, Mario souligne la variété des clients et l’aspect relationnel. Du côté des points plus négatifs, il pointe la nécessité d’être résistant nerveusement. «On peut vous appeler pendant la nuit s’il y a un souci avec un camion, par  exemple », ajoute-t-il, précisant que le job est «bien payé, avec des avantages comme une voiture de société ou le fait d’aller de temps en temps au restaurant avec un client ».

    Pour devenir responsable d’exploitation dans le transport, la filière d’études vous poussera vers l’enseignement supérieur de type court, c’est-à-dire un baccalauréat de 3 ans en gestion des transports et logistique d’entreprises.  Différentes écoles le dispensent, notamment dans le Hainaut, à Liège et à Bruxelles. Les débouchés pour ce diplôme sont, comme la profession, variés : gestionnaire des opérations de transport et des prestations logistiques dans une entreprise de transport ou encore affréteur, agent de planification et responsable logistique.

    UN SECTEUR D’AVENIR

    Le Forem classe ce métier parmi la liste des fonctions critiques, et ce pour la première fois depuis 2006. Contrairement à la pénurie qui stigmatise un manque de candidats, la fonction critique signale davantage une difficulté pour les employeurs à trouver des candidats. «Pour le métier de responsable d’exploitation des transports routiers de marchandises, il n’y a que 7 offres d’emploi sur un an et 27 demandeurs d’emploi. La criticité porte davantage sur le métier de gestionnaire des opérations de transport et des prestations logistiques qui lui comporte 577 offres d’emploi par an pour seulement 328 demandeurs d’emploi », explique Samuel Martin, pilote Job Focus au Forem. Par ailleurs, l’analyse des postes montre que les candidats ayant des connaissances en néerlandais et/ou, dans une moindre mesure, en anglais sont régulièrement recherchés par les employeurs. Le Hainaut et la province de Liège concentrent près de huit opportunités d’emploi de responsable d’exploitation des transports routiers de marchandises sur dix.

    Il n’en reste pas moins que le job de responsable d’exploitation fait partie d’un secteur d’avenir : en Europe, deux tiers du tonnage global sont transportés par la route (source : www.europa.eu ).

    SALAIRE ET AVANTAGES

    Pour retrouver le barème du responsable d’exploitation dans le transport routier de marchandises, on se penche sur celui du superviseur de types 3 ou 4 qui gagne 13,11 euros bruts de l’heure pour un temps plein, ce qui équivaut à un salaire mensuel brut d’environ 2.158 euros. « Généralement, ils sont hors barèmes car plus haut au niveau du salaire », explique-t-on du côté du service juridique de l’Union des Classes Moyennes. Pour du personnel non roulant, le taux horaire monte à 13,37 euros bruts. On peut y ajouter diverses primes comme la prime de nuit (12,5% du salaire horaire) ou la prime d’ancienneté (0,2660 euro par heure pour 10 années d’ancienneté). Par ailleurs, comme pour d’autres professions, le responsable d’exploitation peut bénéficier d’autres avantages: des chèques-repas, des écochèques, un véhicule de société, un gsm de société, le prêt d’un ordinateur ou encore des primes liées au chiffre d’affaires de l’entreprise (même si ces dernières sont très encadrées par l’ONSS et doivent être prévues dans un plan « bonus »).

    Source > http://www.jobsregions.be