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  • L’ARMEE ENGAGE DES CRACKS DES VIRUS, DU HACKING ET DE LA CYBERGUERRE

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    L’offre d’emploi est inédite : le service de renseignement de l’armée recrute vingt-cinq geeks, pas nécessairement hyperdiplômés, mais experts en hacking, intrusion dans les systèmes informatiques et autres analyses des virus malicieux. Bienvenue dans la cyberguerre au quotidien !

    La multiplication des attaques informatiques pousse la Belgique à développer une stratégie nationale de riposte. Parmi les acteurs-clés, le renseignement militaire (SGRS) s’est investi dans l'identification des virus les plus sophistiqués. Il s’est doté d’une infrastructure neuve de cybersécurité pour laquelle il recrute aujourd’hui vingt-cinq masters et bacheliers d’un genre très particulier. Entretien exclusif avec le lieutenant-colonel Miguel De Bruycker, chef de la section Cyber & CIS (Communications & Information Systems) Security, du service belge de renseignement militaire.

    Quelle est l’ambition de ce recrutement exceptionnel ?

    La Défense s’est engagée à devenir le centre d’expertise pour la détection et l’analyse des malwares sophistiqués : des logiciels malveillants qui ne sont pas détectés par les systèmes antivirus standards et peuvent provenir d’États ou de groupes criminels. Face à cela, depuis 2010, nous développons une expertise sur la « signature » de ces malwares. Huit personnes, sur les vingt-cinq que nous recrutons, vont travailler sur ce projet-là. Une autre partie importante du travail est la surveillance des réseaux et systèmes, en majorité pour des bacheliers. Ils suivront toutes les informations remontant les différents systèmes de détection d’intrusions, mais aussi les logs des différents serveurs, routeurs, firewall, proxies qui vont arriver dans un grand système centralisé où ils seront analysés à la fois de façon manuelle et automatisée.

    Dans quel contexte vont-ils travailler ? Avec d'autres services secrets ? Avec les grands labos privés ?

    Ces experts seront de manière quasi permanente en guerre. En cyberguerre. Les attaques contre les systèmes d’information sont permanentes ! Ces experts ne seront donc pas en « entraînement » : dès qu’ils auront reçu leur formation, ils vont entrer dans un environnement opérationnel qui traite tous les jours des incidents, des attaques réelles. Nous travaillons avec des interlocuteurs nationaux et internationaux. Il y a quelques années, c’était surtout des entités gouvernementales, mais de plus en plus de grandes entités commerciales investissent dans la détection et l’analyse de ces attaques.

    Ces vingt-cinq personnes, vous allez les former. Comment allez-vous les garder ? Dans le passé, des agents, formés à très haut niveau, ont filé vers d’autres employeurs...

    Ils vont recevoir une formation interne mais aussi externe, tant au national qu’à l’international. Nous allons offrir un salaire conforme au marché. Et nous allons leur proposer un tel challenge que nous pensons pouvoir les garder. Les experts veulent vraiment travailler chez nous, tant l’environnement est international et opérationnel ! Je le répète : c’est la cyberguerre tous les jours…

    Comment fait-on rentrer la culture geek dans l’armée ?

    L’environnement de travail n’est pas militaire. Et nous n’avons pas, à la Défense, une culture standard : il existe des sous-cultures entre l’aviation, la marine, etc. Donc nous avons, nous aussi, un environnement qui convient à ce genre d’expertise.

    À quoi compareriez-vous cela ? Au centre de cryptographie (le Crypto group) de l’UCL ? À une startup ? Au Centre de crise du ministère de l’Intérieur ?

    C’est une combinaison des trois. Nous faisons certaines recherches spécifiques, mais nous ne sommes pas une entité de recherche académique : nos travaux sont toujours orientés vers quelque chose de pratique et d’utilisable. Par contre, nous avons la possibilité de lancer des projets avec la possibilité d’un risque acceptable d’échec. Certains projets sont assez expérimentaux, avec le risque de devoir un jour les clôturer sans résultat.

    Ceux qui sont retenus devront aussi décrocher une habilitation de sécurité de niveau « secret ». Que leur demandez-vous ?

    Nous demandons comme diplôme de base, pour le barème A, un master ingénieur dans une qualification informatique ou électronique, mais c’est aussi ouvert aux masters dans une autre qualification. Aux bacheliers en informatique, nous demandons une expérience professionnelle pertinente d’au moins deux ans dans un ou plusieurs domaines des TIC et de la sécurité des systèmes d’information et de communication. Les expertises que nous cherchons sont la gestion de la sécurité de l’information et de l’analyse de risque, les systèmes de contrôle d’accès, le développement de logiciels, la sécurisation des télécommunications et des réseaux, l’identification des vulnérabilités et des attaques possibles sur ordinateurs et dans les réseaux.

    Ces civils seront-ils des contractuels de la Défense, feront-ils partie du personnel du SGRS ?

    Ils seront civils et employés par le SGRS. Nous allons engager des contractuels pour le support à la stratégie nationale de sécurité et des statutaires pour la Défense. Donc un mélange de statutaires et de contractuels. Ces experts vont évoluer dans un environnement très moderne puisque nous allons bientôt déménager, toujours dans le Quartier reine Élisabeth, à Evere, dans un nouveau bâtiment avec une infrastructure et un data center entièrement renouvelés...

    Alain Lallemand

    La diffusion de cet appel à candidature est imminente.

    Les lecteurs intéressés par ces emplois peuvent s’enregistrer sur le site www.selor.be afin d’y créer un profil, notamment avec leur CV.

    Source & Photo > © René Breny > Texte: Alain Lallemand Sur > http://www.references.be

  • LE SECTEUR « IT » CHERCHE DES EXPERTS > LES FLEURONS WALLONS À LA TABLE DE JOBSRÉGIONS:

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    Vous êtes branchés en informatique ? Les entreprises de pointe engagent constamment des profils variés

    EVS, NRB, NSI. Derrières ces lettres opaques se cachent trois fleurons wallons spécialisés dans les technologies de l’information et  la communication. Trois sociétés qui démontrent que si le taux de chômage dans le secteur est préoccupant, les offres restent nombreuses pour ceux et celles qui voudront bien affiner leur formation en fonction du marché. Et pour cause : les nouvelles technologies ne cessent de révolutionner notre mode de vie.

    Septante personnes chez EVS, une trentaine chez NRB et une vingtaine chez NSI : à elles seules les trois sociétés liégeoises prévoient de recruter quelque 120 collaborateurs en 2014. Principalement des chefs de projets informatiques, des analystes fonctionnels, des développeurs… Ou, en termes de métiers, des ingénieurs, des informaticiens, des infographistes et même des chimistes!

    « Nous recherchons des informaticiens pour les trois axes majeurs de notre entreprise : le développement d’applications, la gestion des ressources de l’entreprise (ERP) et la gestion et le déploiement d’infrastructures informatiques et de solutions de Cloud », précise Manuel Pallage (NSI). «Nos besoins sont d’autant plus importants que notre société a doublé de taille en trois ans. » Comme NSI, NRB s’intéresse à tous les profils IT, et leurs regards se tournent égalementvers des compétences plus pointues. « En tant que société de service ICT, nous nous devons d’être en avance en matière de technologies et d’innovations », souligne Gil Henry. «Nos collaborateurs doivent donc être de véritables spécialistes. Mais on se les arrache car il y en a peu sur le marché. »

    LES EXPERTS NE COURENT PAS LES RUES

    Et chez EVS ? L’audio-visuel étant un marché de niche, l’entreprise reconnue internationalement pour ses rediffusions instantanées d’images et ses ralentis est à la recherche d’experts également. En réseaux, en bases de données, en stockage… « Mais ils ne courent pas les rues, sont peu mobiles et ne se trouvent pas nécessairement en Wallonie », estime Pascale Detry. « Chez NSI, nous préférons investir en formant nous-mêmes des éléments jugés prometteurs plutôt que de payer très cher des experts », réagit Manuel Pallage. «Nous engageons aussi des baccalauréats qui sont venus faire leur stage chez nous. Ils s’intègrent très bien… Ceci dit, il ne faut pas se focaliser sur ces super spécialistes. Dans les secteurs bancaires et industriels, par exemple, on travaille encore sur des technologies moins récentes ».

    LA CONTINUITE DANS LE CHANGEMENT

    Gil Henry confirme : « Les technologies comme le Mainframe sont toujours présentes et fiables. Nous sommes donc amenés à les maintenir, les faire évoluer afin de veiller à l’optimisation de leurs performances face aux nouvelles technologies ».

    TESTEUR : UN MÉTIER PEU CONNU

    Une particularité chez EVS : l’entreprise vendant des produits et non des projets, ceux-ci doivent donc être validés avant de partir sur le marché. « Un tiers de nos ingénieurs est testeurs», explique Pascale Detry. « Or, il n’existe aucune formation de ce type en Belgique! »

    C’est là que des centres de compétence peuvent intervenir à la demande. « Outre son catalogue de modules, Technobel propose des formations sur mesure », réagit Frédéric Dinon. «Nous formons des développeurs pour travailler sur des standards éprouvés, mais également sur des produits devant être testés. Il est vrai que c’est un métier peu connu."

    CHRISTIAN SONON

    Connaitre les intervenants > ICI

    Source > http://www.jobsregions.be