droits

  • COMMUNIQUÉ DE PRESSE D’ÉCOLO HANNUT > LES DROITS DES FEMMES

    450x230.jpg

    AU CONSEIL COMMUNAL > Hannut, le  10 avril 2013           

    Lors du dernier Conseil Communal de ce 21 mars 2013 un débat s'est initié – par le biais des noms de rue - sur la place de la femme à Hannut.

    Cela a été l'occasion de rappeler collégialement notre soutien aux avancées pour les droits des femmes ainsi que les combats qui sont encore à mener, notamment au niveau communal.

    Le contexte économique difficile renforce d’autant plus la nécessité d’adopter des mesures en faveur de l’égalité et l’indispensable prise en compte, dans l’ensemble des politiques menées par la commune ainsi que dans la confection de son budget, de l’impact des mesures communales sur l’égalité. En effet, les femmes, mais également les familles monoparentales et les personnes âgées, sont davantage exposées au risque de pauvreté. La réduction des services publics de base les touche au premier chef car elles en sont les premières utilisatrices.

    Il est dès lors proposé que la Ville de Hannut :

    -adhère à la déclaration suivante tel que soumise aux communes par le Conseil des femmes francophones de Belgique ;

    -rejoigne la liste des villes signataires de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale ci-jointe et adhère à ses recommandations.

    LE CONSEIL COMMUNAL REUNI EN SEANCE PUBLIQUE,

    Compte tenu de l’importance de la commune et de la vie communale,

    -comme espace d’apprentissage de la démocratie et de la citoyenneté et aussi comme source éventuelle des inégalités et des discriminations de tous types,

    -comme pouvoir organisateur d’enseignement ainsi que de services aux personnes et aux familles, de la petite enfance jusqu’aux dernières années de vie,

    -comme cadre de vie proche des citoyen-ne-s garantissant à chacun-e mobilité, sécurité, accès à la santé, aux commerces de proximité ainsi qu’aux espaces verts,

    -comme pouvoir soucieux de l’intégration de chacun-e en organisant aide aux personnes les plus faibles, logements sociaux, accueil des immigré-e-s,

    -comme soutien de toutes initiatives sociales et culturelles propres à améliorer les conditions et la qualité de vie de ses concitoyen-ne-s.

    Sachant :

    -que les femmes constituent plus de la moitié des habitants de la commune (7645 hommes pour 8119 femmes au 1/01/2013)

    -que les femmes sont davantage que les hommes susceptibles de verser, à un moment ou l’autre de leur vie, dans la précarité,

    -que les inégalités entre les femmes et les hommes et les stéréotypes sexistes continuent encore et toujours à se développer dans notre société,

    -que les femmes sont les principales utilisatrices de services communaux, les principales consommatrices de services aux personnes, les principales usagères des transports en commun et des voiries communales.

    Après en avoir délibéré ; D E C I D E :

    -de signer la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale ;

    -de veiller à une représentation femme/homme à tous les niveaux de responsabilité au sein de la commune, de ses services et de son administration, y compris aux fonctions dirigeantes, à étudier avec attention les composantes sociologiques, économiques et culturelles de notre commune en tenant particulièrement compte de la dimension de genre afin de poser les bons diagnostics ;

    -de tenir compte de la dimension de genre en établissant le budget communal, lors de l'élaboration de tous projets d'investissements communaux et lors de l’octroi des subsides aux différentes associations, afin d’éliminer et/ou d’éviter toute discrimination ;

    -de confier la compétence de l’égalité entre les femmes et les hommes à un-e des membres du Collège Communal,

    -de lutter contre la  paupérisation des femmes et des familles monoparentales (majoritairement sous la responsabilité d’une femme) :

    -en encourageant des contrats à temps plein, seuls garants de l’autonomie et des droits pour les femmes,

    -en sensibilisant aux pièges des temps partiels, généralement dévolus aux femmes,

    -en promouvant, par des formations dans des filières non discriminatoires (y compris des formations à l’entreprenariat féminin), l’emploi des femmes, jeunes et moins jeunes, en liaison avec les réalités du marché du travail et les besoins régionaux,

    -en organisant ou en soutenant les services pouvant aider les femmes avec enfants à se former, chercher un emploi et à travailler (crèches, accueillantes à domicile, garde d’enfants malades, accueil extrascolaire, halte-garderie, plaines de jeux, etc...)

    -en poursuivant une politique de logement permettant l’insertion, dans le tissu économique communal, des personnes isolées (souvent des femmes âgées) et des familles fragilisées avec une attention particulière à la mixité sociale et intergénérationnelle : allocation loyer, prise en charge de la garantie locative, Agences Immobilières Sociales, lutte contre les logements inoccupés, logements sociaux intergénérationnels,

    -en développant et/ou subsidiant les services d’aide aux personnes afin de permettre aux plus âgé(e)s de rester chez eux/elles et afin de soutenir les personnes en charge des moins valides (le plus souvent des femmes): services de repas, de garde, de transport... ainsi qu’en facilitant le parking à tous ces services ainsi qu’aux personnes des services médicaux et paramédicaux.

    -              De lutter efficacement contre toutes les violences faites aux femmes,

    -en veillant à ce que la police dispose de structures d’accueil avec du personnel formé à cette problématique et en développant des plates-formes d’échange entre les personnes (aides familiales, enseignants, assistants sociaux ...) en contact avec les violences intrafamiliales,

    -en sécurisant les voiries communales, les parcs ainsi que les abords des transports publics (éclairage, patrouilles de police, marches exploratoires...),

    -en créant ou en subsidiant des places d’accueil d’urgence pour toute femme ou toute famille confrontée à cette situation,

    -de combattre tous les stéréotypes sexistes à tous les niveaux :

    -dans l’enseignement: formation des enseignants, matériel pédagogique, accès égalitaire aux filières qualifiantes, éducation à la citoyenneté et au respect de l’autre, dans la communication avec les citoyen-ne-s

    Charte EGALITE en pièce jointe > charte_egalite_fr.pdf

    [1] Direction générale Institutions et population http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/Registre/fr/statistiques_population/stat_1_f.pdf

    Liste des signataires en Belgique : http://www.charter-equality.eu/atlas-of-signatories-of-the-charter/signataires.html?lang=fr

    Source > Ecolo hannut

  • CE LUNDI 10 > ANNIVERSAIRE DE LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME

    Vincent-Auriol-au-Palais-de-Chaillot.jpg

    La Déclaration universelle des droits de l'Homme (DUDH) est adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948 à Paris au palais de Chaillot par la résolution 217 (III) A[2]. Elle précise les droits de l'homme fondamentaux. Sans véritable portée juridique en tant que tel, ce texte n'a qu'une valeur d'une proclamation de droits.

    Cependant, à l'origine, 48 États sur les 58 participants devaient adopter cette charte universelle. Aucun État ne s'est prononcé contre et seuls huit se sont abstenus. Parmi eux, l'Afrique du Sud de l’apartheid refuse l'affirmation au droit à l'égalité sans distinction de naissance ou de race ; l’Arabie saoudite conteste l’égalité homme-femme. La Pologne, la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie et l'Union soviétique (Russie, Ukraine, Biélorussie), s'abstiennent, quant à eux, en raison d'un différend concernant la définition du principe fondamental d’universalité tel qu'il est énoncé dans l’article 2 alinéa 1. Enfin, les deux derniers États n'ayant pas pris part au vote sont le Yémen et le Honduras.

    Le texte, inspiré directement de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, énonce les droits fondamentaux de l’individu, leur reconnaissance, et leur respect par la loi. Il comprend aussi un préambule avec huit considérations reconnaissant la nécessité du respect inaliénable de droits fondamentaux de l'homme par tous les pays, nations et régimes politiques, et qui se conclut par l’annonce de son approbation et sa proclamation par l’Assemblée générale des Nations unies.

    Le texte du préambule et de la déclaration est inamovible. Sa version en français, composé de 30 articles, est un original officiel, signé et approuvé par les membres fondateurs de l'Organisation des Nations unies, et non une traduction approuvée

    Le texte de Loi > ICI

    Source > http://fr.wikipedia.org