drôle de pub

  • LE MOT DE BRUNO HEUREUX > DRÔLES DE PUB

    Une banque affiche clairement ses ambitions, au travers d’un slogan apparemment prometteur : « 95% de clients satisfaits, on se donne à 100% pour y arriver. » !

    Excellente nouvelle pour ces clients apprenant que leur(s) banquiers(s) utilise(nt) 100% de son (leur) énergie pour atteindre l’objectif !

    Mais que reste-t-il d’énergie pour les les 5% qui restent ? Que fait-on pour eux ? Ou plus crûment, on s’en tape ? Qu’ils aillent voir ailleurs ? Qu’ils crèvent ? Personnellement, j’aurais peur d’être client de pareille banque : qui dit, en effet, que je ferais partie des 95% de privilégiés et que je ne me retrouverais pas dans la case « poubelle » ? Vu l’attitude des banques lors et depuis la crise bancaire mondiale, quand on y pense bien, ma remarque n’est pas (complètement) idiote...

                    Une chaîne de magasins, spécialisée en appareillage électroménager, se vante d’être respectueuse de ses engagements : « Car une parole donnée est une parole tenue ! » On comprend, parce qu’on est de bonne foi et intelligent. Mais, si on se réfère au sens réel des mots, quand on veut donner un objet à quelqu’un, on ouvre la main pour qu’il le prenne, on ne le tient donc plus ; donné c’est donné et pas tenu ! C’est sans doute jouer sur les mots, mais quand on y pense bien, ma remarque n’est pas (complètement) idiote...

                    Une publicité, relativement ancienne mais toujours d’actualité, encourage, notamment les jeunes, à utiliser le préservatif lors de rapports sexuels avec un (des) partenaire(s) de passage, occasionnel(s), peu sûr(s), à risque... avec comme slogan choc, « Sortez couverts ».  D’accord, l’idée n’est pas mauvaise, loin de là ! Mais, ne serait-elle pas encore plus efficace si, excusez-moi pour la précision un peu scabreuse mais de vrai bon sens, elle disait : « Entrez couverts ! » Quand on y pense bien, ma remarque n’est pas (complètement) idiote...

                    En cette période de transferts dans le monde du football, on entend souvent les gens réagir violemment face aux sommes astronomiques payées par certains clubs pour acquérir un joueur talentueux d’un autre club. De même, les salaires indécents de ces joueurs, acquis à prix d’or et qui ne changent pas de crèmerie pour des ronds de carotte, heurtent le citoyen honnête ; ce dernier, s’il a la chance d’avoir du boulot, devrait travailler plusieurs siècles pour obtenir l’équivalent du salaire annuel de certains de ces « artistes du ballon rond ». Est-ce que les quelques heures d’entraînement quotidien de ces « gamins », doués naturellement, méritent-ils une telle rémunération ? Certainement pas ! Mais les joueurs, mettez-vous à leur place, ne sont pas fautifs. Ce sont, par contre,  les mêmes personnes, clubs, sponsors qui leur proposent de tels salaires et qui, à n’en pas douter, seraient beaucoup plus frileux, voire opposés, à dépenser pareilles sommes pour créer de l’emploi pour les jeunes, pour accueillir dignement des migrants, pour aider des causes philanthropiques urgentes.

    L’indignation face à cette gabegie est justifiée ! Certes ! Mais, parmi les personnes qu’elle indigne, certaines ne jouent-elles pas à l’Euro Millions, attirées par le slogan aguicheur « Devenez scandaleusement riche » ? Ce qu’elles trouvent indécent, scandaleux pour les footballeurs, elles sont prêtes à l’accepter pour elles !!! Quand on y pense bien, ma remarque n’est pas (complètement) idiote...

    Source & Texte de Bruno Heureux.> Photo > pressecitron