défendu

  • BRAIVES > AU TRIBUNAL APRÈS AVOIR DÉFENDU UNE FILLE FRAPPÉE PAR SON COPAIN !

    699646644_ID8292058_vilolence002_183949_H45UJ0_0.jpgVoler au secours d’une jeune fille frappée par son petit ami, pas sûr qu’on l’y reprendra. En jouant les chevaliers au grand cœur, un délégué commercial de Braives (32 ans) se retrouve devant le tribunal correctionnel de Huy, où on lui reproche des coups et des menaces..

    Le 23 janvier 2011, Arnaud festoie dans une salle du village avec une bande de copains. “Quand je suis sorti de la salle, explique posément le prévenu, j’ai vu que S., que je connais bien puisqu’il habite à 400 mètres de chez moi, portait des coups à sa copine. Je les ai séparés. Il m’a donné une gifle. En retour je l’ai repoussé et ce faisant, je l’ai frappé sur le nez. ”

    Le lendemain, poursuit-il, il a appelé la petite amie pour prendre des nouvelles de S. et présenter ses excuses“.

    “ J’ai aussi demandé qu’on me fasse parvenir la facture d’hôpital. Mais je n’ai jamais rien reçu ”.

    Suite à cette altercation, les relations entre les deux hommes en ont pâti. “ C’était tendu entre lui et moi ”, note simplement le Braivois. Son avocat, Me Rosoux, est plus loquace. “ Il faut savoir que S. est facteur et que suite à cette scène, mon client a été sans cesse victime de petits incidents, de ceux qui vous empoisonnent la vie. Un jour, il ne recevait pas son courrier; le lendemain c’était un recommandé qui arrivait avec du retard ”.

    Arnaud assure qu’il a encore essayé d’apaiser ses tensions. En vain. “ Toujours ces regards insistants quand il me croisait. J’en avais marre ”. Jusqu’à ce jour de mai 2011 où il croise les parents de S. à la friterie du coin. “ Je leur ai dit: réglons ce problème ”. Traduction du ministère public: “Les parents prétendent que vous les avez menacés de leur casser le nez, comme à leur fils ”.

    La version de l’un contre la version de l’autre. Qui détient la vérité? Arnaud, pour qui son avocat a plaidé l’acquittement pour les menaces et la suspension du prononcé de la condamnation pour les coups? Ou les parents de Sébastien, comme le soutient le ministère public? Le substitut Truillet requiert pour les coups et pour les menaces une peine de travail de 70 heures ou, subsidiairement trois mois de prison. Jugement le 4 décembre prochain

    Source > Sudpresse > Mis à jour le Mercredi 7 Novembre 2012 à 07h12