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  • LES CRITERES LES PLUS DISCRIMINANTS SUR LE MARCHE DE L'EMPLOI

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    Genre, âge, poids, origine... La discrimination sur le marché de l'emploi n'est pas toujours là où on s'attend à la trouver.

    L’Organisation internationale du Travail a commandé une enquête à l’Ifop sur 1000 salariés français, du secteur privé et public. Il s'agit du 7e baromètre sur la perception des discriminations au travail.

    Résultat: 30 % des salariés affirment avoir été victimes d’une discrimination dans le cadre de leur travail en 2013. Des chiffres en augmentation depuis l'année passée (27 %).

    Voici les 6 critères considérés comme étant les plus discriminants (basé sur les perceptions des salariés)

    1 > Le genre « Être une femme enceinte » est un obstacle à l'embauche selon 81,5 % des salariés.

    2 > L’âge « Être âgé de 55 ans ou plus » est un obstacle à l'embauche selon 81,5 % des interrogés.

    3 > Le poids « Être une personne obèse » est obstacle à l'embauche selon 60,5 % des salariés.

    4 > Le handicap « Être une personne handicapée » est un obstacle à l'embauche selon 62 % des interrogés.

    5 > L’origine « Être d’origine ou de nationalité étrangère » est un obstacle à l'embauche pour 54 % des interrogés. 54,4 % pensent par ailleurs que porter un nom à consonance étrangère est discriminant.

    6 > Le domicile >> Habiter en « ZUS » ou Zone Urbaine Sensible est un obstacle pour 52 % des interrogés (contre seulement 26 % pour les zones rurales).

    Par ailleurs, 37 % des employés de la fonction publique et 48 % des salariés du privé considèrent le fait d’être syndiqué comme un inconvénient à l’embauche.

    Discriminations effectives (selon ceux qui s'estiment victimes)

    Et dans les faits, ces perceptions se vérifient-elles ? Quelles sont les expériences de discrimination les plus fréquentes ? Voici les critères les plus souvent pointés du doigt par les victimes de discrimination.

    Le genre (et par conséquent la maternité) est le premier critère discriminant d’après l’enquête. « Le fait d’être un homme/une femme » est considéré comme discriminant pour 30 % des victimes, et 19,5 % pour la maternité. Bien sûr, les femmes sont bien plus nombreuses que les hommes à dénoncer ce critère du genre.

    L’origine ethnique (21,5 % des victimes), la nationalité (14,5 %) ou la religion (13,5 %) viennent ensuite.

    Par ailleurs, 20,5 % des victimes de discrimination évoquent leur apparence physique (notamment le surpoids) comme cause de leur discrimination.

    L’âge est bien cité par les victimes de discrimination, mais la jeunesse est perçue comme plus discriminante que la séniorité, en tout cas en ce qui concerne les salariés du service public (15% contre 8 % pour le privé).

    Source & Texte: Magali Henrard sur > http://www.references.be

  • "CE N’EST PAS LA PEINE DE POSTULER SI L’ON NE CORRESPOND PAS AUX CRITÈRES"

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    Trouvez les conseils et trucs d'entreprises qui recrutent régulièrement.

    Aujourd’hui, Mieke Horemans, Recruitment Manager chez ING, vous explique ce que l'on attend de vous en termes de cv, de lettre de motivation et d'entretien.

    Le CV: "Ne faites pas croire ce qui n’est pas vrai"

    "Chez ING, tout le processus de sollicitation se fait en ligne sur notre site, via un formulaire. Mais il est également toujours essentiel d’y ajouter un CV actualisé et, si possible, une lettre de motivation."

    "Ce que beaucoup de candidats font et que, pourtant, je déconseille fortement, c’est de postuler pour tout et n’importe quoi. Il faut lire attentivement la description de fonctionavant de postuler. Il ne faut évidemment pas s’arrêter si l’on ne correspond pas à 100% au profil idéal demandé, mais dans ce cas, il vaut mieux bien motiver sa candidature avec des arguments pertinents. Par contre, certains critères tels que le niveau d’études demandé sont des exigences incontournables." 

    "Le CV idéal contient les réponses à la question du recruteur : ‘Ce candidat a-t-il le profil recherché?’. Il doit également reprendre des éléments objectifs comme les études et les diplômes, ou encore la connaissance des langues. Et finalement, bien sûr, les expériences précédentes. Mais il ne faut élaborer et mettre en évidence que les fonctions antérieures qui sont pertinentes et ont une valeur ajoutée pour le poste convoité. Il conviendra donc d’adapter légèrement le CV selon les fonctions pour lesquelles on postule."

    "La structure compte aussi énormément : le CV doit être facile à lire et on doit pouvoir yretrouver les informations essentielles sans devoir fouiller dans le texte. Un CV bien structuré et ordonné fera toujours bonne impression."

    "L’honnêteté doit primer dans le CV, comme dans tout le processus de sélection. Ne faites donc pas croire ce qui n’est pas vrai : si vous avez poursuivi des études sans en avoir obtenu le diplôme, par exemple, ne cachez pas la vérité."

    "Une longue période de chômage ou une interruption d’activité ne joue pas forcément en la défaveur d’un candidat, tout comme le manque d’expérience d’un jeune diplômé. Mais il faut savoir alors mettre en avant des expériences alternatives, qui prouveront vos compétences et l’intérêt de votre profil, comme des activités de bénévolat, des formationscomplémentaires, un voyage autour du monde, ou encore un rôle dans un cercle d’étudiant."

    La lettre de motivation: "Ecrire le nom d’une autre entreprise : zéro crédibilité"

    "Cela semble évident, mais il est très important d’adapter la lettre de motivation à l’entreprise et au poste que vous convoitez, même si vous utilisez une lettre standard à la base. Il nous est déjà arrivé de recevoir des lettres de motivations où le nom d’une autre entreprise était mentionné. C’est bien évidemment le genre d’erreur qui est à éviter à tout prix : le candidat perd toute crédibilité."

    "Pour rédiger une bonne lettre, il faut partir de ce qui est demandé dans la description de fonction. Puis argumenter pourquoi vous êtes le candidat idéal : les atouts que vous possédez, mais aussi ce que vous pourrez développer dans cette fonction. Ici encore, il ne sert à rien de vous inventer des compétences: on ne se vend pas avec des qualités que l’on ne possède pas."

    L’entretien d'embauche: "Bien se préparer pour montrer son intérêt"

    "Avant tout, il faut bien se préparer pour l’entretien. Pour commencer, vous savez grâce à la description de fonction quelles sont les compétences recherchées. Réfléchissez donc déjà à celles que vous possédez et trouvez des exemples concrets qui le démontrent. Attendez-vous aussi à une question du recruteur sur vos qualités et vos défauts, préparez-vous donc à y répondre, notamment en expliquant en quoi cette fonction vous permettra de combler vos éventuelles ‘défaillances’."

    "Prenez soin aussi de vous renseigner sur l’entreprise en question. Pour vous donner une anecdote, nous avons une fois rencontré un candidat qui, à la question ‘Que savez-vous sur ING’, nous a répondu ‘Pour être honnête, rien.’ Ce candidat était peut-être très compétent, mais une telle réponse témoigne d’un réel manque d’intérêt pour notre organisation, et c’est indéniablement un mauvais point."

    "Pour les jeunes qui n’ont encore eu (presque) aucun contact avec le monde du travail, il peut être plus difficile de répondre à certaines questions, lorsqu’il faut se projeter dans une situation professionnelle par exemple. Mais une absence totale de réponse ne serait tout de même pas excusable car il existe suffisamment de sources d’informations (internet, des connaissances, des événements de recrutements) pour pallier ce manque d’expérience."

    "Il est aussi recommandé de poser des questions. Qu’un candidat ne pose aucune question lors de l’entretien semble étonnant et est aussi interprété comme un manque d’intérêt. Les questions pertinentes à poser varient évidemment selon les fonctions, mais l’on peut par exemple se renseigner sur l’environnement de travail, sur les collègues avec qui l’on devrait collaborer, sur le type de leadership privilégié dans l’entreprise. Des questions techniques, par exemple ‘Utilisez-vous la méthode de calcul X ?’ peuvent aussi démontrer vos propres connaissances du domaine dans lequel vous postulez."

    "La question du salaire, si elle n’est pas abordée par le recruteur lui-même, peut évidemment être mise sur la table. Il est normal et logique que le candidat s’interroge à ce sujet. Mais il vaut tout de même mieux ne pas l’aborder trop rapidement. D’autres sujets sont considérés comme plus importants."

    Source > http://www.references.be