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  • L'E-COMMERCE PEUT-IL CREER DES EMPLOIS ?

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    Le commerce en ligne ne cesse de se développer, mais souvent au profit de géants opérant depuis l'étranger.

    L'e-commerce détruit-il, dès lors, les emplois en Belgique ? On n'en est pas convaincu chez Vanden Borre, qui a investi avec succès ce créneau, complémentaire à ses magasins, il y a dix ans déjà.

    Plus de 8 000 emplois perdus en un an. Tel est le constat récemment dressé par Comeos, la fédération du commerce en Belgique, qui évoquait le retard pris en matière d'e-commerce dans notre pays. Le commerçant belge rencontre de plus en plus de difficultés à faire front à la concurrence étrangère, assure Dominique Michel, CEO de Comeos. Les problèmes structurels auxquels le commerce est confronté sont accentués en ligne et ont un impact direct. Notre coût salarial est 20 % plus élevé qu’aux Pays-Bas, nous ne pouvons pas préparer les commandes la nuit, si bien que nous livrons de facto plus tard qu’à partir des pays voisins, et il est beaucoup plus compliqué de faire appel à du personnel supplémentaire lors des pics d’activité. Dans ces conditions, c’est souvent peine perdue.

    Le résultat ?Le commerçant belge qui souhaite demeurer compétitif délocalise de plus en plus souvent ses activités en ligne dans les pays voisins. En 2014, 42 % des dépenses en ligne des Belges se sont envolées à l’étranger, soit dans des webshops étrangers, soit vers des commerçants belges qui opèrent désormais à partir de l’étranger, poursuit Dominique Michel. Il s’agit d’une hausse de 71 % par rapport à 2012. L’année dernière, nous avons donc perdu 2,4 milliards d’euros et raté l’occasion de créer 8 302 emplois.

    Voilà pour le constat, qui induit forcément cette question : l'e-commerce est-il vraiment destructeur d'emplois ou peut-il au contraire en créer ? Pour en avoir le cœur net, nous avons interrogé une enseigne bien présente en Belgique, où elle emploie plus de 1 200 personnes : Vanden Borre, qui écoule ses produits (électronique et électroménager) non seulement par le biais de ses 60 magasins, mais aussi par celui d'un webshop qui leur est complémentaire.

    Cela fait plus de dix ans que nous avons développé cette complémentarité, commente Yannick Bouillon, directrice marketing et e-commerce de Vanden Borre. Il est vrai que les difficultés sont réelles en Belgique : en sus des points évoqués par Comeos, nous sommes confrontés à des investissements aussi importants pour un marché beaucoup plus étroit que celui de nos concurrents. Je devrais même dire : deux marchés, vu que tout le dialogue avec le consommateur, si important dans l'e-commerce (site web, newsletters, interactivité...), doit être réalisé en deux langues.

    Le choix posé par Vanden Borre, dans ce contexte, a consisté à magnifier ses propres atouts, notamment la proximité physique avec le client par le biais des magasins, qui différencient l'enseigne des pure players actifs uniquement en ligne. L'e-commerce est chez nous complètement intégré, de sorte que le client est totalement libre : il peut commander via notre webshop et se faire livrer en magasin, mais aussi commander en magasin un article qui n'y est pas disponible et se le faire livrer rapidement chez lui. Nous pensons que cette proximité est un véritable avantage : le client n'est pas abandonné à son sort devant son écran, mais a toujours la possibilité de rencontrer physiquement un interlocuteur.

    Les profils nécessaires – Vanden Borre continue de recruter – sont à l'avenant. Certains d'entre eux sont classiques, mais doivent intégrer une dimension e-commerce (un vendeur en magasin par exemple), d'autres sont très spécifiques. Par exemple, dans la logistique où des emplois ont été créés pour gérer les commandes au Lire la suite ici ...

    Source > http://www.references.be

  • COMMENT CREER UNE MARQUE FORTE ?(LE BRANDING)

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    LE BRANDING POUR RÉPONDRE AU BESOIN IDENTITAIRE DU CONSOMMATEUR FINAL

    Le consommateur remplace le « faire » par « l’être ».

    La tendance actuelle est claire : on glisse tout doucement d’une société de consommation à une société d’expériences, c’est-à-dire qu’on vise à satisfaire autre chose que les besoins premiers du consommateur.

    On cherche également à satisfaire ses besoins psychologiques comme l’appartenance à un club, « avoir la même image qu’eux ». « On ne se concentre plus sur le caractère du produit mais bien sur ce que le consommateur va avoir, acquérir comme univers en achetant ce produit. Par exemple, on n’achète pas juste une voiture pour rouler mais bien pour symboliser son succès », explique Hugues Sénéchal, designer publicitaire.

    Bref, aujourd’hui, on engrange des expériences par l’expérience produit ou service. Il y a 50 ans, on cherchait un  produit permettant de « faire ». Aujourd’hui, on cherche un produit permettant « d’être ». Les marques doivent bien évidemment s’adapter à cette nouvelle tendance.

    Les outils pour cela ? On se base sur le prisme d’identité de Jean- Noël Kapferer, un des grands spécialistes des marques. «Concrètement, on va décortiquer l’image de marque en lignes de force », poursuit Hugues Sénéchal. « Le physique (ce qu’on sent ou touche), la personnalité (les traits de personnalité qu’on veut attribuer à la marque), les valeurs (quelles sont les valeurs que le produit véhicule ?), la relation (comment veut-on entrer en communication avec le consommateur ou le client final ?), le ressenti (ce que l’on veut générer comme ressenti quand on utilise le produit) et l’image (quelle image veut-on que le consommateur ait quand il a le produit en main ?) ».

    Pour créer une image de marque forte, on travaillera donc sur ces grands axes que l’on n’oubliera évidemment pas de mettre en relation avec les couleurs, les matériaux, la forme et la symbolique du produit. L’idée étant que l’ensemble génère une perception unitaire répondant au besoin identitaire du consommateur final.

    Source > http://www.jobsregions.be