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  • HARCÈLEMENT AU TRAVAIL > 3 FAÇONS DE VOUS EN SORTIR

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    Le harcèlement au travail peut prendre des formes grotesques, comme les moqueries ouvertes, mais il est souvent plus subtil et plus difficile à décrire.

    Pression, manipulation, isolement, menaces insinuées, ces sources sournoises de harcèlement sont extrêmement difficiles à gérer, tant elles marginalisent le travailleur incompris qui se trouve désarmé pour affronter des intimidations qui s’inscrivent souvent en filigrane. Nous reprenons trois cas de figure classiques et nous vous donnons quelques pistes pour y faire face.

    1. Vous êtes écarté(e) des événements sociaux entre collègues

    C’est une forme de harcèlement plus subtile que l’hostilité frontale : on vous écarte systématiquement de toutes les occasions de sociabilisation avec vos collègues.

    Imposez-vous avec le sourire

    Ce genre de harcèlement nous rappelle les cours de recréation, dominées par des « clans » auxquels il fallait appartenir ou mourir. À l’époque de votre adolescence, vous n’aviez peut-être pas le courage de les affronter et de vous affirmer (affirmer qui ? quoi ? vous ne saviez peut-être pas vous-mêmes qui vous étiez). Aujourd’hui, l’eau a coulé sous les ponts et vous avez gagné confiance en vous. Vous avez appris à relativiser et à vous accepter tel(le) que vous êtes. Il faut désormais le faire accepter aux autres également. Vous devez vous imposer. Mais attention : faites-le sereinement, avec le sourire. Vous énerver, montrer votre sensibilité, ne fera que vous desservir. Vous devez jouer la carte de la force tranquille. Demandez gentiment à l’organisateur d’un événement auquel vous n’avez pas été convié(e) les raisons de cet « oubli ». Cette confrontation directe rendra l’organisateur bien plus mal à l’aise que vous. Il évitera de reproduire cette situation à l’avenir.

    2. Votre boss vous cherche des noises

    Votre boss fait un commentaire désobligeant à votre propos lors d’une réunion ou dans un e-mail collectif. À l’évidence, il ne s’agit pas d’une critique constructive, mais plutôt d’une raillerie qui évoque à nouveau le temps du bac à sable. Le Dr. Jessie Klein, professeur de sociologie à la Adelphi University (États-Unis) explique : « C’est un véritable problème. Sans encadrement, la compétition est souvent un prétexte pour faire n’importe quoi pour écraser les autres, sans aucun égard pour ceux qui en souffrent. »

    Allez voir le responsable RH

    Ne vous laisser pas miner par les commentaires de votre boss. Vous n’êtes pas en cause. C’est lui/elle qui manque de professionnalisme et qui montre qu’il/elle ne sait pas gérer correctement son personnel en vous prenant pour cible de moqueries déplacées. Prenez note de tous ces commentaires et constituez un dossier à charge de votre boss. Présentez ensuite ce dossier au responsable RH et demandez-lui de prendre les mesures nécessaires.

    3. Votre collègue vous dénigre en ligne

    Qu’il/elle se moque de vous dans les mails collectifs ou qu’il/elle diffuse sur les réseaux sociaux des photos peu glorieuses de vous lors du repas de fête du bureau, vous avez un(e) collègue qui s’amuse à vous dénigrer publiquement par mail ou sur internet. Vous avez à faire à un(e) cyberhacerleur(se).

    Confrontez votre collègue

    Selon le Cyberbullying Research Center (États-Unis), ce genre d’agression est particulièrement destructeur parce que l’agresseur ne doit pas vous confronter physiquement pour vous salir. Le Dr. Joel E. Neuman, professeur de management et d’organisation à la State University of New York, prévient : « Les attaques cybernétiques ne se cantonnent pas à Facebook. Elles impliquent également les e-mails destructeurs qui bénéficient d’une large diffusion. » Ces agresseurs jouissent du confort de leur écran d’ordinateur, qui leur donne l’impression d’agir en toute impunité. Ils seront déstabilisés si vous les confrontez entre quatre yeux. À nouveau, faites-le calmement et froidement. Ils n’en seront que plus désarçonnés. Ils comprendront que leur écran d’ordinateur ne les protège pas de tout.

    Source : The Daily Muse via > http://www.references.be