comment faire face

  • COMMENT FAIRE FACE À UN LICENCIEMENT ?

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    Cela fait quelque temps que la rumeur court au bureau :

    Les résultats sont moins bons qu’espérés, la crise guette et certains sont sur la sellette. Alors que les collègues se regardent en chien de faïence, votre chef vous appelle dans son bureau. Il a une mauvaise nouvelle… Vous vous y attendiez (vous n’êtes par ailleurs pas le seul, Philippe de la compta vient de subir le même sort), mais malgré tout, le choc n’est pas atténué. Qu’allez-vous faire ? Et surtout, qu’allez-vous devenir ?

    Vous avez soudain l’impression que votre vie « s’arrête », qu’elle se vide de son sens. Vous vous sentez tel le wagon décroché de la locomotive, destiné à rester en gare ou, pire, à passer à la casse. L’avenir vous effraie et les perspectives sombres qui s’annoncent vous procurent un sentiment d’angoisse. Progressivement, vous perdez confiance en vous, vous vous mettez à douter de votre potentiel et vous vous voyez condamné à vivre reclus chez vous, coupé de tout lien social. Et si vous preniez une pause ? Pourquoi ne pas accepter ce sentiment momentané de désarroi et en profiter pour faire le bilan ?

    Acceptez la confusion

    Vous n’êtes pas obligés d’aller bien. Vous n’êtes pas forcés de vous remettre en selle tout de suite, comme pour prouver au monde que, non, vous n’êtes pas au rebut ! Il est vrai que notre société pousse au dépassement constant (sur les plans tant professionnel que personnel) et est mal à l’aise avec les failles d’autrui, qui nous renvoient inlassablement à notre propre faiblesse. Mais nier le sentiment de confusion, le trouble qui vous tourmente, ne peut être que contre-productif. Perdre un emploi peut être vécu comme un deuil, le renoncement à une vie passée, dans laquelle l’on avait une image de soi et un rôle bien précis. L’une des phases primordiales du deuil est précisément l’acceptation. Mais attention, veillez à ne pas tomber dans la contemplation ou dans la complaisance. Ne vous abattez pas sur votre propre sort, mais posez-vous plutôt les bonnes questions et tâchez d’y répondre.

    Faites le bilan

    Dans l’un de ses romans, Amélie Nothomb décrit le sentiment de valorisation par la négative de la façon suivante : « elle m’avait enseigné la valeur de ce dont elle me privait ». Ces années consacrées à votre dernier emploi vous ont occupé à plein temps. Si elles vous procuraient un sentiment de plénitude, peut-être vous empêchaient-elles simultanément de vous pencher sur vos véritables désirs, vos passions, vos aspirations. Votre job était-il réellement épanouissant ? Rêviez-vous véritablement de poursuivre votre carrière dans ce domaine ? Ou pensiez-vous vaguement qu’un jour, vous feriez bien autre chose ? Ce jour est peut-être venu.

    Osez la reconversion

    Le temps des carrières entièrement passées au sein d’une même entreprise est révolu. Il n’est pas rare, en effet, de changer plusieurs fois d’entreprise au cours d’un parcours professionnel ou, même, de virer complètement de bord. On peut ainsi avoir plusieurs « vies professionnelles » au cours de son existence. Aussi, votre licenciement est-il peut-être l’occasion d’envisager sérieusement une reconversion. N’hésitez pas à suivre des formations. Cours de langues, cours de gestion pour vous mettre à votre propre compte : l’organisme de chômage dans lequel vous vous inscrirez mettra une panoplie de formations à votre disposition.

    Soyez entreprenant

    Prenez par ailleurs les devants : n’attendez pas d’être convoqué par votre organisme, mais contactez-le spontanément afin de demander à l’un de leurs agents de vous aider, de vous suivre, de vous conseiller et, souvent aussi, de vous rebooster dans votre recherche d’emploi. Voyez avec lui/elle quelles sont les possibilités qui s’offrent à vous et comment vous pouvez tirer meilleur profit de ce qui pourrait être un mal pour un bien.

    Développez votre réseau

    Prenez votre vie en main et restez dans le coup ! Continuez de vous lever et de vous coucher aux mêmes heures, préparez-vous comme lorsque vous vous rendiez au travail, restez actifs au cours de la journée et profitez-en pour revoir des personnes avec lesquelles vous n’aviez plus eu le temps de discuter. Travaillez votre réseau social. Beaucoup de gens arrêtent de développer celui-ci une fois installés dans leur emploi. C’est une erreur : le réseau social reste un atout majeur. De nombreuses recrues sont dégotées via les réseaux en tout genre et, dans ce cadre, le ouï-dire est fondamental. Ne cachez pas votre nouvelle situation à votre entourage. En effet, vous pourriez être épris d’un sentiment de honte (souvent le corollaire d’une perte de confiance en soi) : chassez-le et parlez à vos connaissances de votre disponibilité recouvrée sur le marché de l’emploi. Faites savoir que vous êtes opérationnel à qui veut l’entendre.  

    Préparez-vous au changement

    La sécurité de l’emploi est devenue un leurre, en particulier dans un monde en changement constant. Préparez-vous et adaptez-vous au changement : un jour ou l’autre, il frappera inévitablement à votre porte, autant être prêt à l’accueillir. Montrez à votre futur employeur que vous êtes flexible et que vous avez plus d’un tour dans votre sac. Vous postulez un job étranger à votre précédent domaine ? Concentrez-vous sur les atouts que vous avez développés tout au long de votre parcours (également dans votre vie privée) et présentez-les comme des avantages de poids pour votre nouvelle fonction.

    Restez patient

    Il se peut que vous ne trouviez pas de nouvel emploi immédiatement. Ne vous découragez pas. Et si, malgré tout, vous traversez une phase à vide, acceptez-la pour rebondir ensuite. Restez patient. Votre nouveau job n’est pas très loin !

    Source > http://www.references.be