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  • HANNUT > UN CHIEN AU CŒUR D’UN CONFLIT DE VOISINAGE

    Insultes, appels téléphoniques de nuit ont miné leurs relations

    Un couple de Hannutois d’une cinquantaine d’années est poursuivi à Huy pour avoir harcelé entre 2012 et 2015 ses voisins.

    Près de 33 appels téléphoniques ont ainsi été passés, indifféremment, le jour comme en pleine nuit. Au cœur du conflit : un chien de chasse.

     « Notre volonté n’a jamais été de nuire à nos voisins mais de dialoguer », se défend Stéphane pour expliquer au juge Marchal comment les relations avec ses voisins se sont détériorées. Au point qu’il se retrouve aujourd’hui poursuivi avec Françoise, son épouse, pour harcèlement devant le tribunal correctionnel de Huy.

    L’origine de ce conflit de voisinage remonte à 2012, « lorsque j’ai acquis un chien, un braque allemand, pour aller à la chasse », explique Francis. Très vite, Stéphane et Françoise se plaignent du comportement de l’animal. « La journée, il hurlait et la nuit il aboyait, c’était l’enfer », dénoncent-ils. « Plusieurs fois, nous lui avons demandé que ça cesse. Mais sa seule réponse était de dire : ce n’est pas mon chien ».

    Ce que confirme Francis devant le tribunal où, sur citation directe de la défense, il est aussi poursuivi pour harcèlement. « Je reconnais qu’au début, le chien aboyait et gémissait. Mais c’est normal, il était encore en sevrage. Par la suite, comme je le nourrissais le soir pour des raisons sanitaires, effectivement, il aboyait lorsqu’il m’entendait rentrer du travail. C’était sa manière de manifester qu’il voulait manger mais cela ne durait pas. »

    En 2014, Françoise et Stéphane déposent plainte pour maltraitance animale à la SRPA. « Le pauvre animal était en permanence enfermé dans sa cage, au fond du jardin, à hurler à la mort. Cela me fendait le cœur », se souvient Françoise.

    En visite sur les lieux, la SRPA ne constate aucune maltraitance. « C’est une race qui est prévue pour rester à l’extérieur », informe Francis en rappelant aussi que l’animal a une fonction de « travailleur ».

    Bien qu’ils soient déboutés, Françoise et Stéphane redéposent plainte à la SRPA un an plus tard. À plusieurs reprises ils appellent aussi la police. Sans parler des appels téléphoniques, jour et nuit, 33 pour être précis que Stéphane reconnaît. « C’était pour conscientiser mes voisins à la nuisance sonore », avance-t-il.

    Ces aveux mais aussi les … La suite sur votre journal LA MEUSE de ce mercredi 28/09/2016

    Source > MARIE-CLAIRE GILLET sur votre journal LA MEUSE de ce mercredi 28/09/2016