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  • PATRIMOINE > HANNUT EN 68 IMAGES DANS UN CARNET EN VENTE À L’OFFICE DU TOURISME

    L’institut du Patrimoine Wallon sort chaque année de nouveaux carnets afin de faire connaître au public les merveilles de nos régions.

    Choisies au coup de cœur, les communes concernées recèlent bien souvent des trésors insoupçonnés du grand public et même de leurs propres citoyens.

    La ville de Hannut est ainsi mise à l’honneur puisque c’est aujourd’hui que l’institut présentait son nouveau carnet dédié à la commune. C’est donc Jacques Verstraeten, déjà auteur du Carnet du Patrimoine de la ville de Villers-Le-Bouillet qui s’est investi dans cet ouvrage : « J’ai été ébloui par la richesse immense de la commune et de ses villages. Au total, ce ne sont pas moins de dix-sept villages qui ont fusionné pour créer l’actuelle commune », annonce l’auteur. Au fil des pages, il décrit l’histoire de Hannut, les merveilles architecturales que l’on peut y découvrir et les autres curiosités de la région. «J’ai été étonné par le nombre impressionnant de potales », souligne-t-il. « J’ai eu un coup de foudre pour Trognée. Son église et son château dans ce parc fermé offrent un spectacle des plus irréalistes. Cras-Avernas m’a aussi ébloui avec son château néogothique », avoue l’historien.

    Le bourgmestre, Emmanuel Douette, présent pour l’occasion, remerciera l’auteur ainsi que … La suite sur votre journal LA MEUSE H/W de ce jeudi 23/02/2017

    Le Carnet du Patrimoine sera également vendu dans les librairies et via le site internet de l’IPW au prix de 6 €.

    Source > C.B sur votre journal LA MEUSE H/W de ce jeudi 23/02/2017

    L’article complet pour les abonnés à la version digitale >http://huy-waremme.lameuse.be/48624

  • LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > CARNET DU VOYAGEUR

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                    Dieu est mon guide!

                    Cela faisait un certain temps que j'avais envie d'emprunter une mototaxi, « le» moyen par excellence de se déplacer dans une ville ou un bourg en Amérique du Sud, et tout spécialement au Pérou! C'est pour cinq sous chinois qu'on peut se déplacer très facilement et rapidement avec cet engin qui est indissociable d'un trafic souvent dantesque, dont 90 % est composé de taxis et de moyens de transport en tous genres et de tous types.   Les capitales comme La Paz et Lima (où j'ai mis 5 heures pour la traverser), respectivement de 3 et 7 millions d'habitants, grouillent de monde.

    C'est hallucinant d'observer cette fourmilière humaine s'entrecroiser, se dépasser et se faire des queues de poisson, le tout à l'influence et dans un brouillard de fumée d'échappement bleue ou noire, orchestré par une rhapsodie dodécaphonique et agaçante de klaxons.

                    La pollution est omniprésente, mais personne ne semble y prêter attention et encore moins y trouver à redire; les policiers qui tentent de régler cette marée humaine indisciplinée sont aux premières loges et inhalent avec délice ces miasmes sulfureux, en encaissant en plein ce torrent de décibels. Bon app', les pandores!

    J'ai donc choisi la petite ville côtière de Zorritos (Pérou) pour cette expérience en mototaxi que je voulais inoubliable et authentique. Et c'est bingo! Je tombe sur l'apôtre, le génie de la motocyclette, le gourou du transport impossible, le chef d'escadrille de la cohorte des tricycles motorisés. Je l'ai repéré tout de suite: son engin sort du lot tant il est original, et se distingue de tous les autres attendant le client sur la« Plaza de Armas» de Zorritos les bains. Ce n'est pas le plus neuf, et ce n'est pas non plus le plus clinquant!

                    Afin de poser le décor, il serait bon que je vous décrive ce que sont les moto-taxis en général, et en particulier celui à qui je vais devoir confier ma vie! Ca sent bien sûr l'asiatique à plein nez: korean motor, nippon motor, china bike, japan cycles ... finement gravés en relief sur les carters des moteurs de 125 cc en général. L'avant tient de la moto, jusqu'à la fin du premier siège, accroché à une structure  tubulaire sur deux roues à freins à tambour et une transmission par chaîne. Sur la structure elle-même est attachée une banquette 3 places, laissant un dépassement arrière d'une cinquantaine de cm pour poser les bagages et tout ce qui est possible de transporter. D'aucuns ont une bâche complètement fermée, d'autres pour la moitié, les plus téméraires affrontant résolument les ardeurs du soleil ou les intempéries. Mon chauffeur se nomme Pedro; il a modifié son engin afin de pouvoir répondre à toute demande de transport. En effet, il n'y a plus que le toit et la belle structure, qui a déjà été renforcée par moultes couches de peinture noire, et qui a quelques défauts d'équerrage, surtout le porte-bagages. Sur le rabat du toit avant, il a« délicatement» peint (je pense, à la brosse à dents) Pepe el Duro et sur le rabat arrière, Dios es mi Guia. Je ne pourrais être dans de meilleures mains!  « Donde vamos ?»

                    Je lui explique que je souhaite faire un petit tour, comme il le souhaite, qui me fera connaître le bourg de son enfance pour un budget de 5 soles (argent local péruvien). Il est génial: se faufilant partout, tout en me parlant, il me montre tout simplement ce qui vaut la peine d'être vu, et termine par un petit détour le long de l'océan.

                    Les bateaux de pêche colorés sont ancrés au large, et les goélands et frégates  planent paresseusement à leur altitude respective. Nous marquons l'arrêt et l'inévitable questionnaire démarre tout de go. D'où je viens, pourquoi je voyage seul et comment? Après avoir récité ma petite histoire bien rodée, je coupe court et lui demande de plutôt me parler de lui. Il est plutôt du genre secret, voire intraverti.

    Il vit avec son père pêcheur et ne semble pas avoir d'ambition bien précise. Je sens cependant que le fait de parler lui est agréable et je lui demande s'il doit encore travailler aujourd'hui? « Je dois encore aller livrer un cochon et j'ai besoin d'aide» me dit-il dans un moment d'audace, qui semble le surprendre lui­-même car il me regarde avec des yeux effrayés. Tope-la! La bête doit bien faire 120 kg, c'est un gros mâle castré bien décidé à ne pas se laisser faire. Serait-il conscient que ses jours sont comptés? Malgré les cris et les couinements, Pepe et le propriétaire du porcidé ont vite fait de lui lier les pattes ensemble et nous le hissons sur le porte-bagages qui, vu son état, a dû voir passer quelques-uns de ses congénères. Mon rôle consiste à surveiller la bête, qui, la tête en bas, semble être rentrée dans un profond coma. J'espère que le boucher ne devra pas lui faire le bouche-à-bouche! L'équipe de choc, Pepe el Duro et Pata de Perro traversent ainsi la villette sans croiser pour autant un seul regard étonné.

                    Livraison faite, Pepe me ramène à mon Camping-Car; je l'invite au resto et je croisBrunoHeureux 036.jpg bien que cette journée est à classer dans le livre des bons souvenirs, et pour lui, et pour moi.

    Source & Texte> Bruno Heureux > Le Voyageur.> Photo > http://altiplano.centerblog.net