bruno heureux

  • THISNES (HANNUT) > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > LE RESPECT SE PERD !

    Le respect se perd !

                    Permettez-moi de revenir sur un sujet déjà abordé, il n’y a pas très longtemps, celui du respect. Jadis, ce dernier s’exprimait automatiquement, surtout en ruralité, à l’égard du docteur, du pharmacien, du curé, de l’instituteur. Une image de l’époque - il y a 60 ans !!! - m’est restée en mémoire. Mon père était instituteur ; chaque matin, mon frère et moi nous rendions à l’école en sa compagnie ; lorsqu’une personne nous croisait, elle nous saluait, les hommes retiraient chapeau ou casquette, les femmes inclinaient la tête de ces mots « Bonjour, monsieur le maître et compagnie ! » … C’était un autre temps, au siècle passé, que dis-je, au millénaire passé !

                    Comme le répète un vieil ami - vieux dans tous les sens du terme -, « Le respect se perd ». Et de citer le manque de respect d’enfants pour leurs parents, de parents pour les enseignants, de certains habitants pour leurs voisins, de banques pour leurs clients, de médecins pour leurs patients… Et sa liste d’exemples est loin d’être exhaustive. Il aurait pu ajouter le manque de respect des multinationales pour les membres leur personnel, jetés à la poubelle comme de vieux chiffons ; celui de dictateurs se souciant de leur peuple et de la constitution comme de leur première Rolls-Royce ; celui de chefs religieux manipulant les textes sacrés pour imposer, à des fidèles abusés, des croyances absurdes, surannées et des comportements barbares ; celui d’un Premier ministre déclarant avant les élections « Jamais avec la NVA », mais qui depuis s’en fait le complice servile… Et à tous ces exemples, j’ajouterais sans hésiter, même si cela n’a pas le même poids vital, le nom respect de la langue, des usages, de la simple politesse…   

                    Il m’arrive d’oser, notamment en spectacle, ce jeu de mots « scabreux » : « Notre société est ménopausée… elle n’a plus de règles !!! » Il serait sans doute plus juste de dire que pour les « bons Belges », les règles sont faites pour être contournées. Mais ce qui peut, parfois, n’être qu’une certaine filouterie risque, souvent, de devenir un manque de savoir-vivre ensemble, une forme d’incivilité égoïste.

                    Chez les adultes, surtout les plus âgés, le reproche le plus fréquent vise les comportements irrespectueux des jeunes... alors qu’ils ne font que s’inscrire dans l’air du temps. Sans cautionner ces formes d’irrespect, nous devons bien admettre que si l’exemple vient d’en haut, celui-ci n’est pas toujours à la hauteur de l’attente. Profs irrespectueux, politiques irrespectueux, parents irrespectueux… ne sont pas rares. Où est le respect de l’autre lorsqu’on stationne sa voiture sur le trottoir, pour déposer ses enfants le plus près possible de l’école, obligeant les autres élèves à marcher sur la route, avec le risque réel d’accident ? Lorsqu’un professeur sanctionne, à juste titre, des élèves qui n’ont pas remis un travail à temps, mais, par contre, traîne avant de rendre ses corrections et cotations ? Lorsqu’on gare son véhicule sur un espace réservé aux personnes à mobilité réduite ? Lorsqu’on tond sa pelouse bruyamment le dimanche ? Lorsqu’on jette des détritus et ordures dans les campagnes ? Lorsque des ministres de différents pouvoirs sont incapables de s’accorder sur des mesures urgentes à prendre dans l’enseignement supérieur, créant stress et incertitudes pour les étudiants, leurs parents, leurs professeurs et directeurs, comme c’est le cas en fin de première année de baccalauréat en médecine, en psychothérapie, psychomotricité ? Lorsque le système des bourses d’étude a été changé, mais que ses modalités pratiques ne sont pas encore connues alors que la rentrée en supérieur est déjà effective avec son lot de frais de kot, de minerval, de livres et syllabus…

                    On - vous, moi - éduque essentiellement les jeunes non par ce que l’on dit, par ce que l’on écrit, mais par ce que l’on fait, par ce que l’on est, au quotidien dans la vie de tous les jours. Et si les résultats ne sont pas ceux espérés, il faut avoir le courage - vous, moi -, la lucidité d’en prendre une part de la responsabilité.

    Source & texte de & par > Bruno Heureux.

  • TROIS ESCARGOTS EN TERRE DE POÉSIE > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX

    Trois escargots en terre de poésie

                    Chaque année depuis 18 ans, le Centre Culturel de Braives-Burdinne a l’idée géniale d’organiser un concours d’écriture ; celui-ci recueille un très beau succès auprès des enfants, adolescents et adultes, de toute la région francophone… sauf, une fois encore,  dans les écoles hannutoises, qui n’y participent que rarement et/ou très parcimonieusement.

    Dommage pour les organisateurs qui se donnent beaucoup de mal - et de plaisir aussi pour mettre sur pied une initiative utile au service notre belle langue de plus en plus massacrée, notamment par les jeunes - mais, il n’y a pas qu’eux - dans les SMS, les messages sur Facebook et Tweeter. Dommage aussi pour les écoles absentes et pour les enfants qui auraient eu l’occasion de faire travailler leur imagination, de soigner leur expression écrite et de « confronter » leurs textes aux écrits d’enfants de leur âge provenant d’autres milieux.

                    Cette année, le thème était poétique,  inspiré par « Trois escargots », une œuvre du poète belge Maurice Carême ;  je ne résiste pas à la tentation de la partager avec vous.

    Trois escargots

    J'ai rencontré trois escargots

    Qui s'en allaient cartable au dos

    Et dans le pré trois limaçons

    Qui disaient par cœur leur leçon

    Puis dans un champ, quatre lézards

    Qui écrivaient un long devoir.

    Où peut se trouver leur école ?

    Au milieu des avoines folles ?

    Et leur maître est-il ce corbeau

    Que je vois dessiner là là-haut

    De belles lettres au tableau ?

    Maurice Carême.

                    Regard d’enfant, décor champêtre, mots de tous les jours, imagination féconde, simplicité de bon aloi, voilà, en très bref résumé, ce que l’on peut dire de ce texte d’une subtile limpidité dont l’auteur est mondialement connu en  francophonie… si ce n’est en Belgique où il a tendance à être injustement sous-estimé, voire oublié.

                    L’écriture de Maurice Carême a eu le don d’inspirer aux poètes en herbes et/ou qui s’ignoraient  des textes d’une qualité remarquable ; le grand poète de chez nous aurait été fier de ses disciples. Parmi ces poésies, l’une a fait l’unanimité, tant par son écriture que par son contenu chargé de sens profond intimement lié à l’actualité. Je vous invite à le lire et à vous laisser pénétrer.

    Utopie d’escargots

    Trois escargots, en caravane,

    S’avançaient parmi les bardanes,

    Cœur serré et sac au dos,

    En chemin vers l’Eldorado.

    Le premier, plein de nostalgie,

    Sans papier et loin du logis,

    Maudissait cette quête insensée,

    Qui, loin des siens, l’avait lancé.

    Le second rêvait de bocages

    Propices à poser ses bagages

    Et faisait des songes, appelés

    Liberté et fraternité.

    L e troisième, resté loin derrière,

    Termina son rêve éphémère

    Ecrasé en toute indécence

    Sous une semelle d’indifférence.

    Sophie Schmitz

     

                    Maman de deux jeunes enfants, cette dame « d’amon nos’autes », écrit régulièrement : toujours pour son plaisir, souvent pour s’évader, parfois pour exprimer son ressenti face aux événements et problèmes du monde d’aujourd’hui.

                    En lisant son texte, un double sentiment m’a tout de suite m’envahi, le respect empreint l’humilité : en tant que journaliste-chroniqueur et poète-chansonnier, j’ai, à plusieurs reprises déjà, parlé de l’exode des migrants ; mais, jamais, je n’ai réussi à traiter ce thème aussi complètement en si peu de lignes, avec la maîtrise de Sophie Schmitz, sa justesse des idées, des mots, des images, du non-dit qui en dit tellement.

    Bravo et merci, Madame, pour ce petit bijou et faites-nous le plaisir d’en ciseler beaucoup d’autres encore, de la même qualité.

    Source > Bruno « Heureux » … d’avoir découvert votre talent.

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > QUE C’EST LAID !

    Que c’est laid !

     BrunoHeureux 036.jpg              L’unanimité est rare et pourtant elle existe à Hannut, à propos de la façade du nouveau bâtiment construit au Collège, face à la rue de Wavre :

    « Que c’est laid ! » Cette remarque ne tient évidemment pas compte des coûts liés à la construction, qui ont certainement incité les « payeurs » à choisir un projet moins beau mais, surtout, moins cher.

    Une réaction spontanée et superficielle souvent agrémentée de commentaires que l’on peut regrouper en trois catégories.

    La première : «  Comment des architectes, normalement des artistes dans leur branche, ont-ils pu créer une œuvre aussi laide ? »

    La deuxième : « Comment l’urbanisme, local et régional, a-t’ il accepté une telle horreur alors que souvent il se montre pointilleux sur des détails moins choquants que la laideur du bâtiment incriminé ? Comment défigurer des bâtiments typiques d’une époque, notamment une chapelle, par un n’importe quoi architectural qui jure avec son environnement ? »

    La troisième, plus personnelle : en tant que professeur, je n’aurais pas aimé donner mes cours de sciences dans des classes en bordure de rue, avec le vacarme occasionné par un carrefour très fréquenté. De plus, le mauvais élève que j’étais n’aurait pas été « heureux »(!) de fréquenter une école aussi peu accueillante, de l’extérieur, du moins.

    Et je suppose que des élèves comme moi, il y en a encore beaucoup aujourd’hui !!!

    Source & texte > Bruno Heureux.

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > UNE MÉDECINE DE PROXIMITÉ

    Une médecine de proximité

                    Un avis dans la presse locale m’interpelle. Il est intitulé « Poste de Garde ». Je vous en rappelle le contenu et, au fur et à mesure, je vous fais part de ce qu’il m’inspire.

                    « A partir du samedi 4 juin 2016, vu la diminution du nombre de médecins généralistes et afin de pouvoir continuer à offrir un service performant à la population, la garde de weekend et jour férié des communes de Hannut et Lincent va être modifiée. Un poste de garde, situé rue Cornuchamp, 95, à Braives… accueillera les patients de Braives, Burdinne, Hannut, Héron, Lincent, Verlaine, Villers-le-Bouillet et Wanze.»

    Comment peut-on en être arrivé là alors que les facultés de médecine ont décider d’organiser un concours à la fin de la première année d’études parce qu’il y a trop de futurs médecins ? Le nombre de généralistes diminue alors que celui des spécialistes augmente. Ce numérus clausus de fait ne devrait-il pas tenir compte de cette réalité à deux têtes très différentes et faire en sorte que les futurs généralistes - qui, au terme de leurs études, ne pourraient pratiquer que cette forme de médecine - aient un nombre d’accès à la profession (n° INAMI) plus important que les futurs spécialistes - qui, au terme de leurs études, ne pourraient pratiquer que cette forme de médecine - ? Certes, le système présenterait des difficultés à être mis sur pied mais répondrait à une réalité criante sur le terrain : il manque de généralistes, surtout en campagne.

                    « Une permanence médicale se tiendra de 08h à 20h, uniquement sur rendez-vous en téléphonant au 019/51.47.80. » Et de 20h au lendemain à 08h ? Médecins absents ? Alors, un conseil, chers lecteurs, évitez d’être malades en dehors des heures de service et, même, prévoyez que vous allez être malades, pour pouvoir prendre rendez-vous !!!  J’ironise, certes, mais… à y bien regarder… je n’en suis pas si sûr !

                    « Vu l’agrandissement du territoire couvert, les visites à domicile seront exclusivement réservées aux patients dans l’impossibilité totale de se déplacer pour raison médicale. Les urgences vitales relevant, quant à elles, du 112. » Comment une impossibilité totale de se déplacer pour raison médicale et les urgences vitales vont-elles être jugées comme telles ? Par un entretien téléphonique sous forme de consultation à distance ?  C’est la porte ouverte aux erreurs de diagnostic et aux conséquences sans doute néfastes pour le patient.

                    Il est de la responsabilité de chacun de recourir au service de garde de façon responsable et civique. » Cette remarque vise, à juste titre, les abus de certains patients dans leur recours au service de garde. Mais responsabilité et civisme ne sont pas demandés aux seuls patients, ils font également partie des qualités que l’on attend des médecins, au service des patients, comme le proclame le serment d’Hippocrate prononcé par chaque médecin au seuil de sa carrière professionnelle ; en voici les premiers engagements.

     « Au moment où je deviens membre de la profession médicale, je m’engage à œuvrer de mon mieux pour une médecine de qualité, au service des personnes et de la société. J’exercerai la médecine avec conscience et application. Au service de mes patients, je favoriserai leur santé et soulagerai leurs souffrances… »

                    Depuis mon enfance, la société est en constante évolution, la médecine également. Mais constatons qu’évolution n’est pas nécessairement progrès, comme dans le cas présent, où les règles de recours au Rôle de Garde dans les régions de Hannut et de Lincent ont dû être adaptées vu la diminution du nombre de généralistes. Une décision que l’on peut donc comprendre mais qui donne une image d’une médecine - en weekend et jours fériés - qui a perdu de sa proximité avec les patients et, plus généralement, de son humanité… mais pas toujours de la faute du corps médical actuel.

                    S’il n’est pas parfait, ce service de garde vaut mieux que rien et répond à une réalité ; mais vaut moins que le temps où le médecin de famille était disponible jour et nuit pour ses patients, exerçant un vrai sacerdoce !  Mais le sens du service au patient n’a-t-il pas évolué, lui aussi, en intégrant, notamment, les notions de vie de famille et de disponibilité pour les propres enfants ? Cela aussi doit être pris en compte.

                    Personnellement, j’ai la chance d’être suivi par un médecin généraliste qui pratique encore sa profession à l’ancienne, avec la disponibilité, la compétence et l’enthousiasme que tout patient est en droit d’attendre de son praticien. Il n’est pas le seul… heureusement. Merci à eux !

    [1] Serment du Conseil national de l’Ordre des médecins de Belgique. (Version juillet 2011)

    Source & texte > Bruno Heureux.

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > … PRENEZ MA PLACE

    Prenez ma place

                    « Je deviens vieux, ça ne date pas d’hier et cela ne risque pas de s’arranger dans l’avenir !!! » En spectacle, cette phrase fait éclater de rire. Pourtant, malgré cette évidence et mes articulations qui me rappellent régulièrement que je n’ai plus la souplesse de mes vingt ans et celle exigée dans ma profession d’éducateur physique, j’ai, dans la vie de tous les jours, tendance à croire les personnes qui, découvrant mes 71 ans, me disent poliment que je ne fais pas mon âge.

                    Ce constat est également fait par un de mes amis du même âge qui, il y a peu, a été amené à voyager dans les transports en commun, à une heure de pointe. Il raconte : « Le bus était bondé et je tenais en équilibre en me tenant fermement à une barre et grâce à la présence des autres usagers véritablement collés à moi. Après quelques minutes, me remarquant, un jeune, qui avait trouvé un siège, s’est levé pour me proposer sa place ; sans doute avait-il remarqué que ne suis plus aussi jeune que je veux bien le croire ! Mon arthrose généralisée m’a incité à accepter son offre polie et courtoise, mettant fin ainsi à mon mal de dos et de genoux ainsi qu’à mes illusions sur mon âge trahi par ma carrosserie corporelle endommagée ! »

                    Et de me décrire ce jeune : «  Teint mat, français à l’accent « nord-africain », coiffure à l’iroquoise, anneaux dans les oreilles, casquette à la visière dans le cou, tatouage sur les avant-bras : en résumé, le portrait typique et caricatural d’un de ces jeunes « étrangers » que les parents de bonne famille ne voudraient pas comme compagnon de leur fille parce que, certainement mal élevé, fainéant, peut-être voleur à l’étalage et/ou drogué, voire dealer !!! Pourtant, ce n’est pas un « vrai Belge, de souche » qui a eu cette marque de respect pour mon (grand ?!) âge, mais cet étranger, certainement un Belge d’origine magrébine, de la troisième  génération. Comme quoi, apparences, amalgames, caricatures et préjugés sont souvent trompeurs. »

                    Cette petite histoire et sa conclusion auraient pu être les miennes si bien que, comme mon ami, je dis « Merci à vous, jeune homme ! »

    Source & texte de Bruno Heureux

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > … TU PARLES À TOUT LE MONDE

    Tu parles à tout le monde

                    Cette réflexion, une de mes petites-filles me la fait régulièrement, c’est-à-dire chaque fois que je l’accompagne pour du « magasinage », pour une visite, à un spectacle. C’est vrai, je prends le parti délibéré non seulement de dire « bonjour » aux passants que je croise dans la rue, mais également d’adresser la parole aux personnes qui, comme moi, attendent patiemment leur tour, à une caisse du centre d’achats, au distributeur de billets de la banque, au parc à conteneurs, dans la salle d’attente du médecin… Conversations parfois « sérieuses » mais le plus souvent « humoristiques » qui ne m’ont jamais attiré un regard réprobateur ou une réaction négative de la part d’une personne interpelée (toujours poliment, vous me connaissez !).

                    Parfois, cette petite-fille va plus loin dans son constat son jugement ? Et me lance : « Papy, tu déconnes ! ». Le terme je suis certainement de ceux qui ont contribué à le lui apprendre !!! - est juste et correspond bien aux propos échangés avec mes interlocuteurs lorsque ceux-ci renchérissent sur la plaisanterie que je leur ai lancée. Si bien que, je l’avoue, l’échange tourne parfois à la «Déconnade »… à notre plus grand plaisir et parfois à une certaine gêne de ma petite-fille de voir son papy se laisser aller à d’horribles jeux de mots ou blagues, dignes d’un étudiant attardé.

    Je déconne ? Oui ! Mais pourquoi m’en priverais-je alors que certains de nos (Ir) responsables politiques et syndicaux ne s’en privent pas !

    Source & Texte > Bruno Heureux > Photo JCD

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > ... « STAGIAIRES »

    Stagiaires

                    Le hasard m’a fait rencontrer, au cours de ces dernières semaines, des étudiant(e)s stagiaires en pharmacie, médecine, soins infirmiers, ergothérapie, enseignement. Leur regard unanime porté sur leurs stages et les établissements qui les ont accueillis est interpelant.

                    D’un côté, tous estiment que ces périodes de formation à leurs futurs métiers sont indispensables ; elles leur permettent, notamment, de voir si leurs choix sont judicieux ou, au contraire, s’ils ont été faussés par une vision idyllique et erronée loin de la réalité. Et de louer les membres du personnel qui, chargés de les encadrer, leur donnent l’occasion de mettre en pratique gestes, comportements, théories apprises lors de leurs cours théoriques ; ces étudiants estiment que les conseils et remarques de professionnels chevronnés les aident à se perfectionner.

                    Par contre, tous, sans exception, ont vécu l’expérience douloureuse, voire traumatisante, d’un membre de ce personnel acariâtre, hautain, violent verbalement, n’épargnant rien aux malheureux stagiaires confiés à leur garde, dont ils semblent avoir oublié qu’ils sont en formation et que celle-ci peut induire des erreurs : un personnel qui semble avoir également oublié qu’un jour il est aussi passé par ce stade intermédiaire entre l’école supérieure et la vie professionnelle : reléguer systématiquement les étudiants dans les tâches les moins valorisantes et peu formatrices, remontrances violentes à répétition parce que « tu traînes… », Parce que « j’ai autre chose à faire que de traîner un gros sac derrière moi… » Parce que « tu n’es bon à rien… », Parce que « je me demande comment tu as pu passer en deuxième… » et autres gentillesses du même genre. Des personnes qui considèrent les stagiaires comme du personnel de seconde main, voire de « la crotte, de la m…. ». Il faut souvent une dose de vrai courage pour résister à ce harcèlement - sans manifester sa révolte, car les points obtenus à l’issue du stage dépendent en bonne partie de ce personnel - qui a déjà amené, malheureusement certains élèves plus fragiles à abandonner leurs études.

                    L’accueil, l’écoute, la patience, les conseils judicieux, les remarques faites posément et de façon constructive restent la base de tout responsable de stage d’un jeune en apprentissage.  Certains semblent avoir oublié qu’une part de leur mission est pédagogique.

    Source & texte Bruno Heureux > illustration > Sudinfo © Reporters

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > JOURNEE « VILLE PROPRE »

    Journée « ville propre »

                    Bonne nouvelle : il y a quelques jours, des volontaires hannutois, comme ceux d’autres communes, ont participé au nettoyage de leur environnement immédiat. Superbe initiative citoyenne.

                    Mauvaise nouvelle : l’année prochaine, une opération identique devra être mise sur pied parce qu’entretemps les actes d’incivilité n’auront pas cessé, loin de là !

                    Bonne nouvelle : en 2017, des volontaires hannutois, comme ceux d’autres communes, participeront au nettoyage de leur environnement immédiat. Superbe initiative citoyenne.

                    Mauvaise nouvelle : l’année suivante, une opération identique devra être mise sur pied parce qu’entretemps les actes d’incivilité n’auront pas cessé, loin de là !

                    Mais quand donc les auteurs d’incivilités comprendront-ils que de petits gestes de simple politesse, de simple respect des autres et de soi peuvent améliorer la qualité de vie de l’ensemble de la population ? Ces pollueurs mériteraient que l’on dépose dans leurs boîtes aux lettres, dans leurs voitures, dans leurs jardins, les mégots, papiers, canettes, pneus, bouteilles, matelas, litières pour animaux, couches souillées... Cet « œil pour œil, dent pour dent » les irriterait, mais, sans doute serait-il plus efficace.

                    Les lecteurs fidèles et attentifs auront remarqué qu’à un chiffre près - le 6 transformé en 7 - je vous ai déjà envoyé exactement le même texte, il y a un an à la même époque, et qu’il n’a en rien perdu de sa vérité. J’ose parier qu’il en sera encore de même dans douze mois !!!

    Source & texte de > Bruno heureux > Photo Gestion Centre Ville