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  • BRAIVES : IL N'Y A PAS DE PREUVE FORMELLE CONTRE BRUNO AMAND, ACCUSÉ DU MEURTRE D'ISABELLE HODY

    1985860411_ID7806148_amand_154554_H3X0U7_0.JPGLe premier expert sur les lieux avait conclu au suicide

    La Cour d’assises de Liège a poursuivi mardi le procès de Bruno Amand, un Hannutois de 40 ans accusé d’avoir assassiné sa compagne Isabelle Hody et d’avoir maquillé son décès en suicide. Si l’accusé apparaît comme le principal suspect, aucune preuve permettant d’attester de son intervention sur le lieu des faits n’a encore été mise en évidence lors du procès.

    Bruno Amand est accusé d’avoir assassiné Isabelle Hody, une Braivoise de 30 ans, le samedi 4 août 2007 et d’avoir maquillé sa mort en suicide. L’enquête avait évolué après la dénonciation de la mère de Bruno Amand qui prétendait qu’elle avait reçu ses confidences sur sa responsabilité dans ce décès.

    La Cour a entendu les policiers qui sont intervenus sur place lors de l’annonce du décès d’Isabelle Hody. Un médecin légiste, présent sur place, avait dressé un constat de mort par suicide. Mais un des policiers a ajouté que le suicide lui était apparu suspect et qu’il avait prévenu un magistrat du parquet. Dès le lendemain, une enquête a été ouverte et Bruno Amand a été le premier suspecté.

    Les jurés ont pu visionner les photos de la descente sur les lieux. Le corps d’Isabelle Hody reposait dans son bain rempli d’eau rougie par le sang. Elle tenait encore fermement un couteau dans sa main. Les photos exposées au cours des débats montrent que de nombreuses gouttes de sang, correspondant à des sections de petits vaisseaux sanguins, sont présentes à la fois dans la cuisine et dans la salle de bain de la maison d’Isabelle Hody. Mais dans ces traces de sang, il n’existe aucune trace de pas d’un éventuel intervenant extérieur.

    Dans la maison, il n’y avait pas de traces d’effraction. Une armoire et le réservoir d’un WC semblent avoir été déplacés. Une fenêtre, précédemment cassée, avait été calfeutrée par un carton. Aucune empreinte digitale ou de trace ADN correspondant à Bruno Amand n’a été relevée sur place. Il n’existait pas de présence de fibres vestimentaires sur les lieux des faits.

    Plusieurs constatations sont apparues suspectes à l’analyse plus détaillée.

    Sur le corps de la victime, des lésions laissent penser qu’une femme n’aurait pas pu s’occasionner elle-même ce genre de mutilation. Dans le fond du bain, du sang coagulé démontrerait que le sang s’est d’abord écoulé dans le bain avant que de l’eau y soit ajoutée par la suite. Enfin, Isabelle Hody tenait en main le couteau avec la lame dirigée dans une mauvaise direction.

    Sept médecins légistes ont été invités à rédiger des rapports sur ce dossier. Mais un seul d’entre eux est intervenu sur les lieux des faits. Le Dr Eric Lemaire a confirmé à la Cour qu’il a dressé un premier rapport évoquant le suicide de la victime. Il avait relevé de nombreuses traces de sang sur les lieux des faits mais pas d’élément permettant de confirmer l’intervention d’un tiers dans la scène fatale à la victime.

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    Source > Sudpresse > Publié le Mardi 12 Juin 2012 à 15h48 Belga