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  • CYBERSÉCURITÉ SERVICE DE RENSEIGNEMENT > L’ARMEE RECRUTE!!!

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    Victime de cyberattaques, la Défense recrute 24 spécialistes

    Le nombre d’incidents a plus que doublé entre 2013 et 2014 : on est passé de 339 à 822 

    L’armée, et plus particulièrement son service de renseignement, a entamé le recrutement de 24 spécialistes en cybersécurité pour renforcer sa capacité à combattre les menaces – de plus en plus nombreuses et insidieuses venues du cyberspace – et offrir son expertise à la société belge. 

    Avec ses quelque 20.000 ordinateurs individuels et des systèmes d’armes de plus en plus interconnectés, la Défense représente une cible privilégiée pour les cyberattaques, qu’elles soient le fait de simples « hackers », « saboteurs » ou espions, explique le lieutenant Rocky De Wiest, l’un des responsables du « Cyber Security Operations Center » (CSOC), installé au sein du quartier Reine Elisabeth à Evere. 

    Du coup, la Défense recrute 24 spécialistes. «Nous avons déjà reçu 278 candidatures » à l’offre d’emploi lancée par le biais du Selor (le Bureau de sélection de l’administration fédérale), affirme le colonel Peter De Vliegher, le n°2 du Service général du renseignement et  En savoir plus ici ...

    UNE TASK FORCE ET DES MOYENS SUPPLÉMENTAIRES 

    Selon le colonel De Vliegher, le Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS) a pris la direction d’une « task force » qui a, avec les autres services concernés (la Sûreté de l’Etat, la FCCU de la police fédérale et la Cert.be) traqué le logiciel espion qui avait infecté en mai 2014 le réseau informatique du SPF Affaires étrangères. 

    Le patron du service de renseignement militaire, le lieutenant-général Eddy Testelmans, a récemment réclamé des moyens supplémentaires pour le SGRS, chiffrant ses besoins totaux en personnel à une centaine de personnes « pour répondre aux nouveaux défis » et « le faire de façon plus moderne ».

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    Cybersécurité / cyberattaque / La défense / emploi / informatique / cyberspécialistes.

    Source > http://www.jobsregions.be

  • L’ARMEE ENGAGE DES CRACKS DES VIRUS, DU HACKING ET DE LA CYBERGUERRE

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    L’offre d’emploi est inédite : le service de renseignement de l’armée recrute vingt-cinq geeks, pas nécessairement hyperdiplômés, mais experts en hacking, intrusion dans les systèmes informatiques et autres analyses des virus malicieux. Bienvenue dans la cyberguerre au quotidien !

    La multiplication des attaques informatiques pousse la Belgique à développer une stratégie nationale de riposte. Parmi les acteurs-clés, le renseignement militaire (SGRS) s’est investi dans l'identification des virus les plus sophistiqués. Il s’est doté d’une infrastructure neuve de cybersécurité pour laquelle il recrute aujourd’hui vingt-cinq masters et bacheliers d’un genre très particulier. Entretien exclusif avec le lieutenant-colonel Miguel De Bruycker, chef de la section Cyber & CIS (Communications & Information Systems) Security, du service belge de renseignement militaire.

    Quelle est l’ambition de ce recrutement exceptionnel ?

    La Défense s’est engagée à devenir le centre d’expertise pour la détection et l’analyse des malwares sophistiqués : des logiciels malveillants qui ne sont pas détectés par les systèmes antivirus standards et peuvent provenir d’États ou de groupes criminels. Face à cela, depuis 2010, nous développons une expertise sur la « signature » de ces malwares. Huit personnes, sur les vingt-cinq que nous recrutons, vont travailler sur ce projet-là. Une autre partie importante du travail est la surveillance des réseaux et systèmes, en majorité pour des bacheliers. Ils suivront toutes les informations remontant les différents systèmes de détection d’intrusions, mais aussi les logs des différents serveurs, routeurs, firewall, proxies qui vont arriver dans un grand système centralisé où ils seront analysés à la fois de façon manuelle et automatisée.

    Dans quel contexte vont-ils travailler ? Avec d'autres services secrets ? Avec les grands labos privés ?

    Ces experts seront de manière quasi permanente en guerre. En cyberguerre. Les attaques contre les systèmes d’information sont permanentes ! Ces experts ne seront donc pas en « entraînement » : dès qu’ils auront reçu leur formation, ils vont entrer dans un environnement opérationnel qui traite tous les jours des incidents, des attaques réelles. Nous travaillons avec des interlocuteurs nationaux et internationaux. Il y a quelques années, c’était surtout des entités gouvernementales, mais de plus en plus de grandes entités commerciales investissent dans la détection et l’analyse de ces attaques.

    Ces vingt-cinq personnes, vous allez les former. Comment allez-vous les garder ? Dans le passé, des agents, formés à très haut niveau, ont filé vers d’autres employeurs...

    Ils vont recevoir une formation interne mais aussi externe, tant au national qu’à l’international. Nous allons offrir un salaire conforme au marché. Et nous allons leur proposer un tel challenge que nous pensons pouvoir les garder. Les experts veulent vraiment travailler chez nous, tant l’environnement est international et opérationnel ! Je le répète : c’est la cyberguerre tous les jours…

    Comment fait-on rentrer la culture geek dans l’armée ?

    L’environnement de travail n’est pas militaire. Et nous n’avons pas, à la Défense, une culture standard : il existe des sous-cultures entre l’aviation, la marine, etc. Donc nous avons, nous aussi, un environnement qui convient à ce genre d’expertise.

    À quoi compareriez-vous cela ? Au centre de cryptographie (le Crypto group) de l’UCL ? À une startup ? Au Centre de crise du ministère de l’Intérieur ?

    C’est une combinaison des trois. Nous faisons certaines recherches spécifiques, mais nous ne sommes pas une entité de recherche académique : nos travaux sont toujours orientés vers quelque chose de pratique et d’utilisable. Par contre, nous avons la possibilité de lancer des projets avec la possibilité d’un risque acceptable d’échec. Certains projets sont assez expérimentaux, avec le risque de devoir un jour les clôturer sans résultat.

    Ceux qui sont retenus devront aussi décrocher une habilitation de sécurité de niveau « secret ». Que leur demandez-vous ?

    Nous demandons comme diplôme de base, pour le barème A, un master ingénieur dans une qualification informatique ou électronique, mais c’est aussi ouvert aux masters dans une autre qualification. Aux bacheliers en informatique, nous demandons une expérience professionnelle pertinente d’au moins deux ans dans un ou plusieurs domaines des TIC et de la sécurité des systèmes d’information et de communication. Les expertises que nous cherchons sont la gestion de la sécurité de l’information et de l’analyse de risque, les systèmes de contrôle d’accès, le développement de logiciels, la sécurisation des télécommunications et des réseaux, l’identification des vulnérabilités et des attaques possibles sur ordinateurs et dans les réseaux.

    Ces civils seront-ils des contractuels de la Défense, feront-ils partie du personnel du SGRS ?

    Ils seront civils et employés par le SGRS. Nous allons engager des contractuels pour le support à la stratégie nationale de sécurité et des statutaires pour la Défense. Donc un mélange de statutaires et de contractuels. Ces experts vont évoluer dans un environnement très moderne puisque nous allons bientôt déménager, toujours dans le Quartier reine Élisabeth, à Evere, dans un nouveau bâtiment avec une infrastructure et un data center entièrement renouvelés...

    Alain Lallemand

    La diffusion de cet appel à candidature est imminente.

    Les lecteurs intéressés par ces emplois peuvent s’enregistrer sur le site www.selor.be afin d’y créer un profil, notamment avec leur CV.

    Source & Photo > © René Breny > Texte: Alain Lallemand Sur > http://www.references.be

  • LA DEFENSE VA RECRUTER DES PROFESSIONELS DU PRIVE

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    Armée de terre, marine, armée de l'air... Avec près de 1 500 postes ouverts cette année, la Défense reste l'un des plus gros recruteurs du pays.

    Les besoins sont si réels que, dès l'année prochaine, le statut militaire pourra s'ouvrir aux professionnels du privé.

    Dans l'armée, il n'y a qu'un seul métier, celui de soldat. Mais sous le képi, il recèle plus de 400 spécialités. Du paracommando au pilote de chasse en passant par les médecins, les ingénieurs et les informaticiens, l'éventail des fonctions ouvertes est très large. Si bien que l'armée a prévu d'embaucher près de 1 500 militaires et 150 civils cette année. Nous sommes intéressés par tous les profils, la tranche 18-26 ans étant « la cible idéale », confie le lieutenant-colonel Marc Levenbergh, de la direction des ressources humaines de la Défense. Un paradoxe apparent, puisque l'effectif de l'armée n'a cessé de fondre ces dernières années. Pour atteindre 30 000 militaires et 2 000 civils à l'horizon 2015, comme prévu dans son plan de réforme des forces armées. Ce qui n'empêche pas la poursuite du recrutement. Beaucoup de baby-boomers vont partir à la retraite au cours des prochaines années et il nous faut anticiper, explique le lieutenant-colonel.

    C'est une des raisons qui pousse la Défense à tendre, dès l'année prochaine, des perches aux professionnels du privé. Dès 2015, nous nous ouvrirons au recrutement latéral, assure Marc Levenbergh. Les personnes diplômées, qui auront déjà acquis une expérience dans le civil, pourront ainsi postuler pour certaines spécialités. Avec, à la clé, un grade d'officier et le niveau de salaire adéquat.Une recherche de qualification renforcée par les coupes budgétaires ? Nous ne sommes pas dans le contexte des années 30. L'armée s'est professionnalisée, elle est plus sélective aussi. Mais surtout, elle subit un déficit sur certaines spécialités.

    Pourtant, les forces armées n'ont jamais autant attiré. Rien que l'année dernière, nous avons recueilli près de 9 000 candidatures, observe Marc Levenbergh. Avec une nette préférence pour les postes de combattant. Pourquoi ce succès ? Imprégnés des codes des jeux vidéo, dont certains sont ouvertement guerriers, pas mal de jeunes valorisent l'aspect aventure, vie en groupe et dépassement de soi. Mais malgré un taux record de candidats, beaucoup de fonctions critiques ont du mal à être comblées. Pour un poste de fantassin, nous recevons 20 à 30 candidatures. Mais seulement 2 à 3 candidats se présentent pour les postes techniques, soulève le lieutenant-colonel. Or, la finalité du métier de soldat est l'engagement opérationnel. Chaque candidat sera donc amené à être projeté plusieurs fois sur des zones de conflits armés durant sa carrière, et ce, quelle que soit sa spécialité.

    Pénurie de techniciens

    À côté des fonctions à caractère purement militaire, la Défense offre ainsi un large éventail de fonctions techniques, dans un environnement de haute technologie. Mécanicien et électromécanicien pour avions, navires ou véhicules, armurier, spécialiste en télécommunications, technicien radars ou sonars, électricien et optronicien... Les possibilités sont nombreuses. Avec un avantage de taille : la Défense n'offre pas que des emplois, mais aussi la possibilité de suivre des études et des formations, tout en étant rémunéré. Les jeunes qui souhaitent embrasser une carrière d'officier peuvent en effet suivre des études de niveau universitaire, à l’École royale militaire (ERM). Les candidats ingénieurs industriels, médecins, dentistes ou pharmaciens, quant à eux, doivent simplement compléter leur formation universitaire par une formation militaire à l'ERM. Pour autant, la Grande Muette ne s'est pas convertie au culte du diplôme. Quelque 70 % de nos officiers viennent du corps des sous-officiers et 70 % des sous-officiers sont issus du rang. On est capable de voir le talent chez chacun. C'est encore une institution où l'ascenseur social marche. Ou plutôt l'escalier. Car il faut faire des efforts.

    Des postes ouverts aux étrangers

    Actuellement, pour postuler, il suffit d'être belge ou citoyen de l'Union, avoir moins de 26 ans, disposer d'un CESS et réussir les épreuves d'admission (tests psychotechniques, médicaux, physiques et, parfois, spécifiques selon la fonction).

    Un statut à durée limitée

    Depuis janvier 2014, le nouveau statut à durée limitée (BDL) restreint la carrière militaire à maximum 8 ans. Au-delà, seuls quelques happy few peuvent être admis dans le statut de carrière. À condition d'avoir acquis certaines compétences. Pour les militaires qui retournent à la vie civile, la nouvelle loi prévoit plusieurs mesures d'accompagnement. Dont une prime de reclassement de 12 mois.

    Avec ou sans diplôme

    L'armée recrute à travers diverses filières, allant de l'École royale militaire (ERM) au cadre auxiliaire (pour les pilotes et contrôleurs aériens) en passant par le recrutement sur diplôme pour des fonctions spécialisées, comme ingénieur industriel, juriste, médecin ou encore pharmacien. Quelque 150 places sont aussi disponibles sous le statut d'engagement volontaire militaire (EVMI).

    Texte: Rafal Naczyk sur > http://www.references.be