appel d'offre

  • GOOGLE RECRUTE EN BELGIQUE > BON A SAVOIR …

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    Il y a 7 ans, l’annonce de l’installation de Google dans le zoning industriel de Ghlin-Baudour Sud (Saint-Ghislain) fit couler beaucoup d’encre.

    250 millions d’euros étaient alors injectés dans la construction de la base européenne de Google en Wallonie, faisant la fierté des Wallons et de leur ministre de l’Économie, Jean-Claude Marcourt. L'unité wallonne de Google prévoyait alors d'employer 120 personnes,  dont une majorité à des postes hautement qualifiés (management, ingénieurs "IT", etc.) et le reste à des fonctions de maintenance et de sécurité du site. Le géant américain emboitait le pas à d’autres grandes entreprises, comme Dolce, Cooper Vision et Johnson & Johnson, qui avaient également élu la Wallonie comme terre d’implantation. En avril 2013, Google annonçait un investissement supplémentaire de 300 millions d'euros, en vue d'élargir son site wallon.

    Aujourd’hui, Google recrute à nouveau. L’entreprise était présente au salon de l’emploi Talentum à Mons hier. Nous avons rencontré Frédéric Descamps, Facilities Manager, et Freddy Bonhomme, Hardware Operation Manager.

    Combien de personnes travaillent actuellement pour vous ?

    Un peu plus de 80 personnes sont engagées par Crystal Computing, une société entièrement possédée par Google. Nous avons aussi de nombreux partenaires. Sur le site, 200 à 250 personnes travaillent à temps plein pour les activités du Data center. À cela s’ajoutent les 700 à 800 travailleurs engagés dans la construction de nouveaux bâtiments depuis avril 2013.

    Combien de personnes comptez-vous recruter aujourd’hui ?

    Nous devons trouver au moins 25 personnes d’ici la fin de l’année 2014.

    Quels sont les profils que vous recherchez ?

    Les profils sont très diversifiés. Au niveau informatique, nous recherchons 3 à 4 managers, des ingénieurs en informatique, des candidats qui n’ont pas de connaissances particulières en informatique mais qui veulent bien venir travailler manuellement dans notre environnement. Pour la partie « facilities », nous recherchons des « facilities technicians » : c’est un terme qui regroupe plusieurs qualifications, avec des spécificités techniques bien déterminées. Nous recherchons des candidats qui ont de l’expérience en mécanique, en refroidissement, en électricité.

    Les diplômés en sciences humaines ont-ils leurs chances chez vous ?

    S’ils sont polyvalents, ils ont leur place chez nous. Nous avons engagé des gens pour la section informatique qui avaient un diplôme qui n’avait rien à voir avec l’informatique mais qui s’intéressaient de près à la question. Ils ont aussi investi le temps nécessaire pour suivre une formation pour se mettre à niveau. Vous n’avez pas besoin de doctorat de chez Stanford pour travailler chez Google. Nous voulons démystifier cette image. En revanche, l’anglais est indispensable. Un anglais opérationnel pour la plupart des fonctions. Nous avons besoin d’un langage unique pour pouvoir communiquer avec nos collègues des États-Unis. Pour les postes plus élevés, nous exigeons un niveau équivalent à bilingue.

    Comment décririez-vous le processus d’embauche chez Google ?

    Le candidat doit postuler. Nous vérifions alors si le profil correspond à nos attentes. Le cas échéant, nous procédons à plusieurs interviews téléphoniques. Le candidat est ensuite convié à une interview sur le site, où il rencontrera entre quatre et cinq personnes différentes, qui lui poseront des questions dans des domaines particuliers. Elles évalueront ainsi sa manière d’être en tant que teamplayer, ses capacités techniques, ses aspirations de développement professionnel, son enthousiasme, sa capacité à s’intégrer dans notre entreprise etc. Pour les fonctions de manager, l’équipe des recruteurs est constituée à 50% par des Américains et à 50% par des Européens. Nous attachons aussi beaucoup d’importance au profil LinkedIn des candidats. Il est important de le tenir à jour constamment.

    Avez-vous un exemple de question insolite que vous posez en entretien d’embauche ?

    On utilisait un certain nombre de puzzles dans le passé. Par exemple :

    « Vous êtes dans un tunnel, vous entendez un train qui arrive. Si vous faites demi-tour, vous arriverez tout juste à sortir du tunnel avant que le train ne s’y engouffre et vous roule dessus. Si vous courez jusqu’à la fin, vous parviendrez tout juste à sortir avant que le train ne sorte à son tour et ne vous écrase. Quelle est la longueur du tunnel ? Quelle est votre vitesse par rapport à celle du train ? Quelle est la distance du train par rapport à l’entrée du tunnel lorsque vous l’entendez pour la première fois ? »

    Cette question  permet de mesurer le degré d’investissement du candidat. Nous avons vu trois types de candidats. Certains mettent des formules partout. En général, ceux-là ne s’en sortent pas. D’autres font des diagrammes et s’en sortent assez facilement. Et puis nous en avons rencontré un qui a enfui sa tête dans ses mains pendant 15 secondes et qui a donné les bonnes réponses. En réalité, l’important n’est pas vraiment de trouver la bonne réponse, mais de s’investir pour essayer de la trouver, de ne pas baisser les bras et vouloir immédiatement passer à la question suivante.

    Qu’est-ce qui vous distingue des autres entreprises en termes de conditions de travail ?

    Nous avons une bonne ambiance de travail. Nous avons une grande aire de repos. Nous disposons d’une cafétéria. Nous jouissons d’un grand espace de jeu, avec une table de snooker, un billard américain, un flipper, deux babyfoots professionnels, plusieurs stations de jeux, une table de ping pong, un écran télé de 65 pouces, des sofas, deux sièges de massage automatique, des guitares, une table de mixage. Nous aurons un espace pour les siestes dans notre nouveau bâtiment.

    Nous organisons des soirées jeux tous les mercredis. Tous les vendredis nous faisons le TGIF (Thank God It’s Friday) : nous revoyons les vidéos sur google, sur nos dernières innovations, nous buvons des bières spéciales (vu que nous sommes en Belgique), en quantité limitée bien sûr. Nous organisons aussi des soirées à thème.

    Comment définiriez-vous l’esprit d’entreprise au sein de Google ?

    Nous essayons de promouvoir au maximum l’esprit d’équipe. Nous partons du principe que nous travaillons mieux en équipe qu’individuellement. Mais les tâches professionnelles sont très individuelles au Data Center, alors que l’objectif du site est global et commun. Comme nous ne pouvons pas renforcer l’esprit d’équipe dans la manière dont nos techniciens travaillent, nous avons décidé de les rassembler autour d’activités ludiques qu’ils aiment. Nous encourageons les gens à présenter leurs idées. Un employé a demandé que nous achetions un jeu de fléchettes électroniques, arguant que c’était moins dangereux et plus facile (il ne faut pas compter). Il nous sera livré la semaine prochaine. Un autre employé a proposé une soirée karting. Nous allons louer un circuit et organiser cela.

    Source > http://www.references.be