aides familiales

  • INFO BOULOT > LES AIDES FAMILIALES NE SUIVENT PLUS

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    « Les hôpitaux étant devenus des plateaux techniques très coûteux, on fait en sorte que les gens en sortent de plus en plus vite.

    Pour une prothèse de la hanche, par exemple, le patient ne reste que cinq ou six jours... D’un autre côté, en raison du vieillissement de la population, les pathologies sont de plus en plus lourdes. La demande d’aide ne cesse donc de croître. Mais nous avons beau lancer des appels afin de recruter des aides familiales, des repasseuses et des gardes à domicile, nous ne pouvons plus répondre à ces besoins ».

    Didier Dubois, le directeur du Service provincial d’aide familiale actif dans toute la Province de Namur, n’est pas seulement débordé.

    Il s’inquiète aussi à propos de la politique mise en place dans le secteur. « Dans le cadre de la réforme des soins de santé mentale, l’État a mis en place le projet 107 afin de maintenir les malades à domicile, dans leur milieu de vie. C’est très bien et cela permet à l’Inami de réaliser des économies.

    Mais combien a-t-on injecté pour l’aide à domicile? Rien. Résultat: dans le Namurois, quelque 800 toilettes ne peuvent plus être faites! Et les services se dégradent. Au lieu de prester quotidiennement deux fois quatre heures d’entretien, certaines de nos aides sont contraintes d’enchaîner sept prestations et de cumuler toilettes, repas et entretien ». Et Didier Dubois ne voit pas le ciel s’éclaircir à l’horizon. Au contraire. « On est en train de transformer quasi tous les lits MR (Maison de Repos) en lits MRS (Maison de Repos et soins). Cela signifie que les personnes âgées ne trouveront place dans les maisons de repos que si elles ont besoin de soins. D’où une demande encore accrue vers les services d’aide à domicile. »  Peu à peu, le secteur des maisons de repos se commercialise, faute de moyens...

    C’est alors le portefeuille des résidents qui est mis à rude épreuve

    Source > C.S. sur > http://www.jobsregions.be