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  • LES PLAQUES ÉTRANGÈRES SONT DANS LE COLLIMATEUR

    phpThumb_generated_thumbnailjpg.jpg« Sur 10 véhicules étrangers, 8 étaient en infraction en ce qui concerne la plaque », s’insurge un policier. Les autorités veulent réagir face à l’impunité dont profitent les véhicules étrangers.

    Face à l’impunité dont profitent de plus en plus de conducteurs circulant en Belgique avec un véhicule étranger, les autorités veulent réagir. Certains communes, ont recours à des sociétés étrangères de recouvrement de créances. Avec une efficacité variable. D’autres municipalités songent à utiliser systématiquement au sabot pour immobiliser les véhicules surpris en infractions. Ce qui pose des questions légales. D’autres encore étudient l’option de l’enlèvement du véhicule. Du côté du fédéral, on poursuit le lent travail de coopération avec nos pays voisins, de manière à s’octroyer mutuellement un accès plus aisé aux données d’immatriculation.

    Par ailleurs, on a clairement pris en ligne de mire les plaques de transit et le brouillard qui les entoure. L’une d’entre elles – la plaque temporaire allemande, inidentifiable même chez nos voisins – faisait les choux gras des officines, des trafiquants et des conducteurs indélicats. Elle vient d’être interdite sur notre territoire. Et avant la fin de l’année, le secrétaire d’Etat à la Mobilité Melchior Wathelet (CDH) réduira à deux le nombre des plaques de transit autorisées chez nous. Toutes deux seront délivrées par la DIV et obligatoirement liées à un contact en Belgique. De manière à retrouver un responsable en cas d’infraction.

    Relations tendues

    Dans certains quartiers de Bruxelles, Liège, Charleroi, témoignent policiers et édiles, les relations sont parfois tendues entre les « bons » citoyens qui règlent leurs amendes, notamment de stationnement, et certains propriétaires de plaques françaises, bulgares, polonaises, anglaises, tchèques ou roumaines qui accumulent ostensiblement les PV impayés. Même s’ils habitent dans le coin. En l’absence d’un flagrant délit et d’une perception immédiate, il est difficile, voire impossible d’identifier le conducteur du véhicule fautif. Parfois même, celui-ci est belge ou résident en Belgique depuis longtemps. Donc doublement en infraction : à partir de trois mois de résidence sur notre sol, le conducteur d’un véhicule doit en effet le faire immatriculer en Belgique. A défaut, il élude non seulement les amendes, mais aussi les taxes de circulation, le contrôle technique et parfois l’assurance. Selon les communes, le manque à gagner peut se situer entre 100.000 et 400.000 euros par an. L’Etat fédéral y perd aussi.

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    Source > Lesoir > samedi 05 mai 2012, 10:10 MICHEL DE MUELENAERE