Le "mot" de BRUNO !

  • CHAMPIONNAT DU MONDE DE KARTING > LE HANNUTOIS HAUMONT YOURI RECHERCHE DES SPONSORS !

    Le weekend du 20/08/2017 avait lieu la finale du CHAMPIONNAT de BELGIQUE ou, Haumont Youri (Pilote Karting X30 Shifter) a terminé à la 2ème place de championnat de Belgique.

    Ce qui lui donne la 3ème place au classement général du Championnat national et un ticket pour représenter la Belgique au CHAMPIONNAT du MONDE en catégorie x30 Super Shifter (Kart avec boite à vitesse) et qui aura lieu sur le circuit du MANS du 9 au 15/10/2017 .

    Mais pour cela il doit rassembler un budget de +/- 5000€ de quoi couvrir les frais de location moteur, les prestations d’un mécanicien, les pneus etc……

    Haumont Youri est à la recherche de différents sponsors de quoi réunir cette somme, versement possible au compte BE65 0635 5582 5896

    Haumont Youri  Avenue Albert 1er > 4280 Hannut

    Merci pour lui

  • AGENDA DES FESTIVITÉS & LOISIRS DE CES SAM 24 & DIM 25 JUIN À HANNUT & ENVIRONS

    SAMEDI 24/06

    EXPOSITION DE L’ATELIER CÉRAMIQUE

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    L’exposition sera visible jusqu’au 30 juin aux heures d’ouverture de la bibliothèque de Hannut, avec un vernissage le samedi 24 juin de 17h00 à 19h00.

    TOUT SAVOIR sur > http://hannut.blogs.sudinfo.be/archive/2017/06/20/hannut-a-partir-de-ce-jeudi-22-juin-exposition-de-l-atelier-227905.html

    HANNUT MÉGA SOIRÉE POUR FÊTER LA FIN DES EXAMENS

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    Pour la première fois, la toute jeune asbl hannutoise BlueSky organise une méga soirée DJ pour la fin des examens. Son nom : la Tomorrow Splash.

    BlueSky présente la première Fin des exams Tomorrow Splash

    TOUT SAVOIR sur > http://hannut.blogs.sudinfo.be/archive/2017/06/21/hannut-ce-samedi-24-juin-une-mega-soiree-pour-feter-la-fin-d-228005.html

    SAMEDI 24 & DIMANCHE 25/06

    HANNUT > DES NOUVEAUTÉS À LA FÊTE DE LA FRAISE !

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    Vous pourrez la visiter et participer à une ballade guidée de l’exploitation (7 visites seront organisées le samedi et le dimanche entre 10h et 18h).

    En savoir plus sur > http://hannut.blogs.sudinfo.be/archive/2017/06/17/hannut-ce-we-des-24-25-juin-des-nouveautes-a-la-fete-de-la-f-227711.html

    HANNUT FESTIF À LA PLAZA ! • Grand-Place

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    Retrouvez le studio mobile de Radio Contact sur la Grand Place David Antoine & son équipe du 16-20 pour un TOP weekend AFTERWORK en direct de La Plaza • Hannut.

    Tout cela à Hannut et rien que pour vous !

    TOUT SAVOIR sur > http://hannut.blogs.sudinfo.be/archive/2017/06/19/hannut-ce-vendredi-23-le-week-end-d-ouverture-s-annonce-fest-227835.html

    & PLUS ENCORE sur > http://hannut.blogs.sudinfo.be/archive/2017/06/19/hannut-grand-place-la-plaza-c-est-quoi-du-22-06-au-09-07-227834.html

    GRANDE BRADERIE DANS TOUTES LES RUES DU CENTRE DE HANNUT

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    Grande Braderie dans toutes les rues du centre de Hannut •

    La traditionnelle Braderie et ses bonnes affaires, la Fête foraine et ses sourires d’enfants, la fête de la Musique et son ambiance & enfin l’événement de cet été la Plaza sur la Grand Place !

    TOUS SAVOIR sur > http://hannut.blogs.sudinfo.be/archive/2017/06/19/grande-braderie-dans-toutes-les-rues-du-centre-de-hannut-les-227836.html

    FÊTE DE LA MUSIQUE

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    Hannut devient le centre musical de la région le temps d’un week-end. Aventures à suivre dans différents endroits du centre-ville, pour petits et grands.

    TOUT SAVOIR & le programme musical du WE sur > http://hannut.blogs.sudinfo.be/archive/2017/06/19/hannut-fete-de-la-musique-les-23-24-25-juin-le-programme-227837.html

    DIMANCHE 25/06

    HANNUT > LE PETIT DÉJEUNER VOUS EST OFFERT

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    Dans le cadre de la braderie de Hannut les commerçants vous offrent le petit déjeuner.

    En savoir plus sur > http://hannut.blogs.sudinfo.be/archive/2017/06/20/hannut-ce-25-juin-le-petit-dejeuner-vous-est-offert-mais-enc-227907.html

    BERTREE (HANNUT) > VOITURES ANCÊTRES MISES AUX ENCHÈRES

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    Une vente exceptionnelle de voitures ancêtres ce dimanche 25 juin à Bertrée. Parmi les petits bolides qui seront mis aux enchères par la maison Legia Auction : une Ferrari 308 GTS de 1978, une Porsche 911 Rallye de 1980 et une Alfa Romeo GT Junior de 1974. 

    TOUT SAVOIR sur > http://hannut.blogs.sudinfo.be/archive/2017/06/20/bertree-hannut-des-voitures-ancetres-mises-aux-encheres-227902.html

  • THISNES (HANNUT) > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > LE RESPECT SE PERD !

    Le respect se perd !

                    Permettez-moi de revenir sur un sujet déjà abordé, il n’y a pas très longtemps, celui du respect. Jadis, ce dernier s’exprimait automatiquement, surtout en ruralité, à l’égard du docteur, du pharmacien, du curé, de l’instituteur. Une image de l’époque - il y a 60 ans !!! - m’est restée en mémoire. Mon père était instituteur ; chaque matin, mon frère et moi nous rendions à l’école en sa compagnie ; lorsqu’une personne nous croisait, elle nous saluait, les hommes retiraient chapeau ou casquette, les femmes inclinaient la tête de ces mots « Bonjour, monsieur le maître et compagnie ! » … C’était un autre temps, au siècle passé, que dis-je, au millénaire passé !

                    Comme le répète un vieil ami - vieux dans tous les sens du terme -, « Le respect se perd ». Et de citer le manque de respect d’enfants pour leurs parents, de parents pour les enseignants, de certains habitants pour leurs voisins, de banques pour leurs clients, de médecins pour leurs patients… Et sa liste d’exemples est loin d’être exhaustive. Il aurait pu ajouter le manque de respect des multinationales pour les membres leur personnel, jetés à la poubelle comme de vieux chiffons ; celui de dictateurs se souciant de leur peuple et de la constitution comme de leur première Rolls-Royce ; celui de chefs religieux manipulant les textes sacrés pour imposer, à des fidèles abusés, des croyances absurdes, surannées et des comportements barbares ; celui d’un Premier ministre déclarant avant les élections « Jamais avec la NVA », mais qui depuis s’en fait le complice servile… Et à tous ces exemples, j’ajouterais sans hésiter, même si cela n’a pas le même poids vital, le nom respect de la langue, des usages, de la simple politesse…   

                    Il m’arrive d’oser, notamment en spectacle, ce jeu de mots « scabreux » : « Notre société est ménopausée… elle n’a plus de règles !!! » Il serait sans doute plus juste de dire que pour les « bons Belges », les règles sont faites pour être contournées. Mais ce qui peut, parfois, n’être qu’une certaine filouterie risque, souvent, de devenir un manque de savoir-vivre ensemble, une forme d’incivilité égoïste.

                    Chez les adultes, surtout les plus âgés, le reproche le plus fréquent vise les comportements irrespectueux des jeunes... alors qu’ils ne font que s’inscrire dans l’air du temps. Sans cautionner ces formes d’irrespect, nous devons bien admettre que si l’exemple vient d’en haut, celui-ci n’est pas toujours à la hauteur de l’attente. Profs irrespectueux, politiques irrespectueux, parents irrespectueux… ne sont pas rares. Où est le respect de l’autre lorsqu’on stationne sa voiture sur le trottoir, pour déposer ses enfants le plus près possible de l’école, obligeant les autres élèves à marcher sur la route, avec le risque réel d’accident ? Lorsqu’un professeur sanctionne, à juste titre, des élèves qui n’ont pas remis un travail à temps, mais, par contre, traîne avant de rendre ses corrections et cotations ? Lorsqu’on gare son véhicule sur un espace réservé aux personnes à mobilité réduite ? Lorsqu’on tond sa pelouse bruyamment le dimanche ? Lorsqu’on jette des détritus et ordures dans les campagnes ? Lorsque des ministres de différents pouvoirs sont incapables de s’accorder sur des mesures urgentes à prendre dans l’enseignement supérieur, créant stress et incertitudes pour les étudiants, leurs parents, leurs professeurs et directeurs, comme c’est le cas en fin de première année de baccalauréat en médecine, en psychothérapie, psychomotricité ? Lorsque le système des bourses d’étude a été changé, mais que ses modalités pratiques ne sont pas encore connues alors que la rentrée en supérieur est déjà effective avec son lot de frais de kot, de minerval, de livres et syllabus…

                    On - vous, moi - éduque essentiellement les jeunes non par ce que l’on dit, par ce que l’on écrit, mais par ce que l’on fait, par ce que l’on est, au quotidien dans la vie de tous les jours. Et si les résultats ne sont pas ceux espérés, il faut avoir le courage - vous, moi -, la lucidité d’en prendre une part de la responsabilité.

    Source & texte de & par > Bruno Heureux.

  • TROIS ESCARGOTS EN TERRE DE POÉSIE > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX

    Trois escargots en terre de poésie

                    Chaque année depuis 18 ans, le Centre Culturel de Braives-Burdinne a l’idée géniale d’organiser un concours d’écriture ; celui-ci recueille un très beau succès auprès des enfants, adolescents et adultes, de toute la région francophone… sauf, une fois encore,  dans les écoles hannutoises, qui n’y participent que rarement et/ou très parcimonieusement.

    Dommage pour les organisateurs qui se donnent beaucoup de mal - et de plaisir aussi pour mettre sur pied une initiative utile au service notre belle langue de plus en plus massacrée, notamment par les jeunes - mais, il n’y a pas qu’eux - dans les SMS, les messages sur Facebook et Tweeter. Dommage aussi pour les écoles absentes et pour les enfants qui auraient eu l’occasion de faire travailler leur imagination, de soigner leur expression écrite et de « confronter » leurs textes aux écrits d’enfants de leur âge provenant d’autres milieux.

                    Cette année, le thème était poétique,  inspiré par « Trois escargots », une œuvre du poète belge Maurice Carême ;  je ne résiste pas à la tentation de la partager avec vous.

    Trois escargots

    J'ai rencontré trois escargots

    Qui s'en allaient cartable au dos

    Et dans le pré trois limaçons

    Qui disaient par cœur leur leçon

    Puis dans un champ, quatre lézards

    Qui écrivaient un long devoir.

    Où peut se trouver leur école ?

    Au milieu des avoines folles ?

    Et leur maître est-il ce corbeau

    Que je vois dessiner là là-haut

    De belles lettres au tableau ?

    Maurice Carême.

                    Regard d’enfant, décor champêtre, mots de tous les jours, imagination féconde, simplicité de bon aloi, voilà, en très bref résumé, ce que l’on peut dire de ce texte d’une subtile limpidité dont l’auteur est mondialement connu en  francophonie… si ce n’est en Belgique où il a tendance à être injustement sous-estimé, voire oublié.

                    L’écriture de Maurice Carême a eu le don d’inspirer aux poètes en herbes et/ou qui s’ignoraient  des textes d’une qualité remarquable ; le grand poète de chez nous aurait été fier de ses disciples. Parmi ces poésies, l’une a fait l’unanimité, tant par son écriture que par son contenu chargé de sens profond intimement lié à l’actualité. Je vous invite à le lire et à vous laisser pénétrer.

    Utopie d’escargots

    Trois escargots, en caravane,

    S’avançaient parmi les bardanes,

    Cœur serré et sac au dos,

    En chemin vers l’Eldorado.

    Le premier, plein de nostalgie,

    Sans papier et loin du logis,

    Maudissait cette quête insensée,

    Qui, loin des siens, l’avait lancé.

    Le second rêvait de bocages

    Propices à poser ses bagages

    Et faisait des songes, appelés

    Liberté et fraternité.

    L e troisième, resté loin derrière,

    Termina son rêve éphémère

    Ecrasé en toute indécence

    Sous une semelle d’indifférence.

    Sophie Schmitz

     

                    Maman de deux jeunes enfants, cette dame « d’amon nos’autes », écrit régulièrement : toujours pour son plaisir, souvent pour s’évader, parfois pour exprimer son ressenti face aux événements et problèmes du monde d’aujourd’hui.

                    En lisant son texte, un double sentiment m’a tout de suite m’envahi, le respect empreint l’humilité : en tant que journaliste-chroniqueur et poète-chansonnier, j’ai, à plusieurs reprises déjà, parlé de l’exode des migrants ; mais, jamais, je n’ai réussi à traiter ce thème aussi complètement en si peu de lignes, avec la maîtrise de Sophie Schmitz, sa justesse des idées, des mots, des images, du non-dit qui en dit tellement.

    Bravo et merci, Madame, pour ce petit bijou et faites-nous le plaisir d’en ciseler beaucoup d’autres encore, de la même qualité.

    Source > Bruno « Heureux » … d’avoir découvert votre talent.

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > QUE C’EST LAID !

    Que c’est laid !

     BrunoHeureux 036.jpg              L’unanimité est rare et pourtant elle existe à Hannut, à propos de la façade du nouveau bâtiment construit au Collège, face à la rue de Wavre :

    « Que c’est laid ! » Cette remarque ne tient évidemment pas compte des coûts liés à la construction, qui ont certainement incité les « payeurs » à choisir un projet moins beau mais, surtout, moins cher.

    Une réaction spontanée et superficielle souvent agrémentée de commentaires que l’on peut regrouper en trois catégories.

    La première : «  Comment des architectes, normalement des artistes dans leur branche, ont-ils pu créer une œuvre aussi laide ? »

    La deuxième : « Comment l’urbanisme, local et régional, a-t’ il accepté une telle horreur alors que souvent il se montre pointilleux sur des détails moins choquants que la laideur du bâtiment incriminé ? Comment défigurer des bâtiments typiques d’une époque, notamment une chapelle, par un n’importe quoi architectural qui jure avec son environnement ? »

    La troisième, plus personnelle : en tant que professeur, je n’aurais pas aimé donner mes cours de sciences dans des classes en bordure de rue, avec le vacarme occasionné par un carrefour très fréquenté. De plus, le mauvais élève que j’étais n’aurait pas été « heureux »(!) de fréquenter une école aussi peu accueillante, de l’extérieur, du moins.

    Et je suppose que des élèves comme moi, il y en a encore beaucoup aujourd’hui !!!

    Source & texte > Bruno Heureux.

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > L’OASIS FAMILIALE A 30 ANS

    L’Oasis Familiale a 30 ans

                    1986-2016 : 30 ans, déjà, la force l’âge, la maturité pour cette superbe institution dont l’intérêt, l’utilité et l’efficacité n’ont cessé de se développer au cours de sa croissance.

    Des centaines de petits bouts y ont été accueillis à la halte-accueil ! Des milliers d’écoliers sont venus y faire leurs devoirs et y apprendre leurs leçons à l’école de devoirs !  Plus de mille enfants ont pu profiter des stages de vacances !  Le centre de planning a dispensé des animations sur la vie affective, relationnelle et sexuelle à des dizaines de milliers de jeunes !

    Les assistantes sociales, psychologues, conseillère conjugales, médecins, juristes, sage-femme, sexologue et médiatrice qui s’y sont succédés ont accueilli des dizaines de milliers de personnes, venues chercher informations, soutien global ou à la parentalité et réconfort.

                    Un tel bilan et, sur telles bases, un bel avenir à écrire mérite un immense coup de chapeau aux fondateurs de l’oasis, à toutes celles et tous ceux qui y ont œuvré et y œuvrent encore avec talent et dévouement.

    Dans un monde perturbé où, le plus souvent règne l’égoïsme, une telle institution est un vrai phare qui éclaire les traversées humaines, quelles qu’elles soient, même les plus difficiles.

    Source & texte de Bruno Heureux

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > IL Y A DU RECYCLAGE DANS L’AIR.

    Pour les anciens, il y a du recyclage dans l’air.

                    Il y a plus de 16 ans que j’ai terminé ma carrière comme directeur d’école au secondaire à l’Institut Sainte-Begge à Andenne. Mais certains de mes anciens professeurs m’envoient régulièrement de leurs nouvelles, comme  la lettre d’une maman d’élève ; son contenu m’a fait rire aux larmes. Lisez-la et vous comprendrez.

                    Déjà cet été, j’ai adoré les campings qui ne veulent plus qu’on les appelle campings parce que ça suscite instantanément dans l’esprit des gens l’image de Franck Dubosc en moule-boules ou de Roger et Ginette à l’apéro avec casquette Ricard et claquettes Adidas. Donc les professionnels de la branche demandent que l’on dise désormais « hôtellerie en plein air ». …Ha ha, ça change tout !!! J’ai aussi appris que je n’étais pas petite mais « de taille modeste » et qu’un nain était une « personne à verticalité contrariée ». Si, si !

                Mais rendons à César ce qui lui appartient, l’empereur du genre reste le milieu scolaire et ses pédagos à gogo. J’étais déjà tombée de ma chaise pendant une soirée de parents quand la maîtresse a écrit sur le tableau que nos enfants allaient apprendre à manier « l’outil scripteur » au lieu de tenir un crayon.

    Je me suis habituée au fait que les rédactions sont des «productions écrites », les sorties en groupe des « sorties de cohésion » et les élèves en difficulté ou handicapés des « élèves à besoins éducatifs spécifiques ».

                Mais cette année, sans discussion aucune, la palme est attribuée au Conseil supérieur des programmes en France et à sa réforme du collège. Z’êtes prêts ?... Allons-y. Demain l’élève n’apprendra plus à écrire mais à « maîtriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres ». Il n’y aura plus de dictée mais une « vigilance orthographique ». Quand un élève aura un problème on tentera une « remédiation ».

                Mais curieusement le meilleur est pour la gym… Oups pardon !!! pour l’EPS (Education physique et sportive). Attention, on s’accroche : courir c’est « créer de la vitesse », nager en piscine c’est « se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé et traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête », et le badminton est une « activité duelle médiée par un volant ». Ah! c’est du sportif, j’avais prévenu !... Les précieuses ridicules de Molière, à côté, c’est de l’urine de jeune félidé (je n’ose pas dire du pipi de chat).

                Alors, les amis, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque et inventons une nouvelle catégorie : la « personne en cessation d’intelligence » autrement dit, le con. »

    Signé Mme Hickx, mère d’une élève.

     

                    Et mon ex-professeur de corriger. « Ah non, re-pardon… Mme Hickx « génitrice d’une apprenante ». Ben oui, un « outil scriptutaire » c'est un stylo, un « référentiel bondissant » c'est un ballon, et un « bloc mucilagineux à effet soustractif » c'est… une gomme. Je pense que les « zzzzzzzélites » qui ont inventé de telles conneries n’en resteront pas là… avant d’être tous en hôpital psychiatrique… pour « remédiation de cessation d’intelligence »…...

                    Bien vu, cher collègue ! Et ta dernière remarque me remet en mémoire quelques réflexions sur la nouvelle catégorie que cette maman a inventée avec beaucoup d’à propos.

    « Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît. » (Michel Audiard) « Les cons gagnent toujours, ils sont trop. » (François Cavanna) « On dit toujours qu'on ne peut pas être et avoir été. Eh ben, j'en connais un, il a été con et il l'est encore. »(Pierre Doris) « Au championnat du monde de la connerie, il finirait 2ème. Il est trop con pour finir premier. » (Coluche)  « Rien n'est plus voluptueux pour un pas con que d'être pris pour un con par un con. » (Frédéric Dard) « Il y aurait plusieurs façons d'être con, mais le con choisit toujours la pire. » (Frédéric Dard)  « Comme disait mon grand-père tout les ans il y a de plus en plus de cons, mais cette année j'ai l'impression que les cons de l'année prochaine sont déjà là. » (Patrick Timsit) « A quoi reconnaît-on un imbécile de haut vol (attention, tous les mots comptent) ? Au bruit qu’il fait en passant le mur du con !!! » (Bruno Heureux)

                    Les cons en ont pris plein la poire dans les citations précédentes. Alors, pour un peu réparer, ce con-seil : « Ne traitez jamais les gens de cons car les con-serves ou les cons-servent, comme vous voulez !!! » Oui, je sais, c’est con, mais c’est de moi, ce qui explique tout !!! Et puis, ça fait du bien de déconner de temps en temps.

     

    Source & textes de > Bruno Heureux.

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > PARLER OU SE TAIRE ! …

    Parler ou se taire

                    « La parole est d’argent, le silence est d’or. » Très populaire, ce proverbe s’avère généralement, à quelques nuances près pourtant, qui méritent le détour. Personnellement, je lui préfère cet autre, assurant qu’« il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler » ; il insiste sur l’indispensable réflexion avant de s’exprimer, pour ne pas avoir à regretter plus tard les mots, idées, phrases et discours prononcés. Donc, prudence avant éloquence. Mais si le silence est préférable au blabla, aux mensonges, aux interventions inadéquates, il est parfois synonyme de couardise, de fuite des responsabilités et synonyme de « Courage, fuyons ! »… Ces considérations préliminaires me sont inspirées par les paroles et les silences de notre Premier ministre, Charles Michel, au cours de ces dernières semaines et, finalement, depuis qu’il est au pouvoir.

                    Constatons, d’abord, que dans le « bordel » social où son gouvernement plonge la Belgique, bien aidé par certains leaders syndicaux, les citoyens ont l’impression - constatent est plus juste - que le bateau national traverse une tempête d’une rare violence ; et, circonstance aggravante, avec à la barre un capitaine snobant les risques de chavirage, incapable de donner les ordres adéquats et d’exécuter les manœuvres qui s’imposent pour ramener le navire en des eaux plus calmes puis à bon port. Un capitaine qui choisit délibérément d’ignorer les dangers mortels des dépressions, ouragans et cyclones que toutes les cartes et prévisions météorologiques lui déconseillent d’affronter vent debout. Preuve de courage ? Non ! Preuve d’obstination orgueilleuse et de témérité irresponsable, qui mettent en danger la vie des citoyens qu’il est censé protéger.

                    Constatons, ensuite, qu’alors que notre pays traverse des moments très chauds et difficiles, Charles Michel se tait lorsqu’il devrait parler et parle lorsqu’il devrait se taire. Par exemple, se tait au lieu de réagir vivement, chaque fois que, de l’extérieur, Bart De Wever attaque le gouvernement dont fait pourtant partie la NVA. Silence assourdissant lorsque deux ministres présentent leur - fausse - démission ; même silence lorsque les ministres de la Justice et de la Mobilité sont incapables de trouver des solutions judicieuses aux problèmes qu’ils ont contribué à créer. Intervention tardive, soutien maladroit et  coupable dans « le cas Galant », une ministre qu’il a protégée au-delà de l’entendement et la décence. Par contre, il aurait mieux fait de se taire, au palais royal, lors de la séance d’hommage aux victimes des attentats et aux services de secours ; car, s’il tenait vraiment à prendre la parole ou était obligé de le faire, il se serait grandi par une très courte intervention du style : « Après avoir entendu de tels témoignages, douloureux et poignants, mais, surtout, dignes, courageux, généreux et humanistes, une simple présence, silencieuse, recueillie s’impose. En ce qui me concerne, mieux que tout discours, elle exprime mon respect à l’égard de tous ceux et celles qui ont vécu ces événements dans leur chair et dans leur cœur ; je leur fais seulement la promesse de tout mettre en oeuvre pour que, plus jamais, les citoyens de notre pays n’aient à affronter pareil drame. » Ces trente secondes, d’humilité, de simple humanité auraient bien mieux honoré le Premier ministre que son discours politicien, essayant de justifier son action, mais qui, surtout, violait l’esprit de recueillement de ce rassemblement !

                    La stature d’homme d’Etat n’est pas innée et ne s’improvise pas, elle s’apprend ; l’ambition personnelle et/ou politique - même justifiée(s) - ne suffi(sen)t pas ; le courage et la compétence, au service désintéressé d’une noble vision à long terme, peuvent contribuer à l’acquérir, au fil du temps et des épreuves. Constatons, notre jeune premier ministre est encore à l’ABC de son apprentissage.

                    Enfin, puisqu’il était question de parler ou de se taire, permettez-moi deux réflexions différentes sur le thème des mots, qui devraient inspirer nombre de nos dirigeants. La première, sur le ton de l’humour, la seconde, plus sérieuse, ont chacune leur part de vérité à méditer.   

    Parler pour ne rien dire.

    Parler pour ne rien dire

    Ce serait, un peu, comme

    péter sans rien sentir :

    le bruit à peine fait

    et même s’il résonne,

    il reste sans effet !!!

     

    Les mots...

    Il est des mots bien creux

    Qui ne veulent rien dire :

    Ce sont les plus pompeux !

    Pareils à des tirelires,

    On n'y met que menue

    Monnaie, menu bon sens ;

    Leur valeur diminue

    Quand croît leur résonance.

    Où sont ces demi-mots

    Qui tiennent des discours ?

    Y-en a pas de plus beaux !

    Pourquoi ? Car ils sont courts !

    Parlons peu, parlons bien,

    Clamons la vérité,

    C'est souvent un moyen

    Ultime de liberté.

    Source & textes de > Bruno Heureux.Illustrations > labophilo & plusbiolavie

    NB Il est possible de retrouver tous les articles de Bruno Heureux sur le site de Hannut, en écrivant : http://hannut.blogs.sudinfo.be/

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