14/05/2013

LE MOT DE BRUNO > MOTS CŒUR ET MOTS TUS > AUTRE CHOSE & LE LIVRE ……

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Autre chose

                Il est toujours délicat de faire la publicité d’un commerce local ! Les autres établissements peuvent en être jaloux. Surtout les concurrents immédiats. Parfois, pourtant, les événements m’y forcent. Voilà pourquoi, aujourd’hui, sans contrepartie ni financière ni « en nature », je vous parle de « Autre Chose », enseigne hannutoise située dans la rue principale de la ville. Ce magasin vient de prendre une initiative intéressante[1] et festive : réunir tous les acteurs régionaux du livre, de l’auteur au vendeur en passant par les intermédiaires sans qui le livre ne verrait pas le jour.

                  « Autre Chose », c’est tout un programme ! Proposer au public une autre image du jouet et du livre pour enfant, telle est la philosophie initiale des animateurs de cette maison ; en d’autres termes, laisser plus de place à l’imagination et à la créativité qu’à la consommation d’un virtuel prémâché, donner une image plus éducative, moins commerciale… même si le but d’un commerce reste de permettre à ses exploitants de gagner leur vie. Mais il y a commerce et commerce : celui,  équitable des « Magasins du monde » n’a rien à voir avec l’exploitation honteuse des ouvrières au Bengladesh ou ailleurs. Rien de commun non plus entre les multinationales « enchinoisées » du jouet et l’offre saine que propose « Autre Chose ».

                 Progressivement, le « coin-livres » de l’établissement s’est agrandi : car aux ouvrages pour enfants s’est jointe très naturellement la littérature pour adolescents et adultes. Toujours dans le même souci de qualité des œuvres proposées aux lecteurs, œuvres que l’on peut aussi trouver dans les chemins de traverse de la production littéraire locale...

                 C’est dans cet esprit que, ce soir-là, Anne et Diego, entourés de leur famille nombreuse, accueillent, entre étalages et rayons, les amis du livre régional. Créateurs, professionnels, amateurs, et lecteurs se rencontrent, échangent impressions, questions et réponses, partagent sentiments, émotions et expériences. Le tout dans une atmosphère conviviale favorisée par un verre de vin - consommé avec modération - et des sandwiches, le tout aux saveurs d’une amicale et livresque complicité. Liens créés, découvertes enrichissantes, pistes ouvertes, projets élaborés, espoir d’une expérience renouvelée à l’avenir : tel est le bilan, unanimement apprécié, des artistes et du public, tous heureux d’avoir vécu autre chose respirant l’authenticité.

 Qu’est-ce qu’un livre ?

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                 Au cours de la soirée, il est demandé aux participants de livrer leur réponse personnelle à cette question apparemment anodine. Loin des lieux communs, la réponse apparaît vite comme plurielle et pas aussi simple qu’imaginée à première vue. Pourtant, j’ose : « Pour moi, le livre, c’est d’abord une personne qui se livre, qui se révèle au lecteur… » Depuis, j’ai nuancé mon point de vue.

                 Et si le livre était l’enfant d’un couple, où le père est l’auteur, où la vie est la mère. L’un et l’autre lui transmettent gènes, caractère, tempérament. Le passé et le vécu de l’auteur imprègnent son écriture et ses sujets d’inspiration. En même temps, l’époque, le contexte social, politique et économique, les événements du monde - en un mot, la vie - influencent, même à l’insu de l’auteur, le contenu de l’ouvrage, la forme de l’écriture, la toile de fond du sujet. Quant aux éditeurs, imprimeurs, relieurs, photographes, distributeurs, vendeurs, lecteurs… ils sont, en quelque sorte, les uns, accoucheurs et personnel de maternité, les autres, éducateurs divers, médecins, conseillers, proches et amis… qui permettent à l’enfant - au livre - devenu adolescent puis adulte de vivre sa vie pleinement.

                 Poussons la comparaison plus loin encore. Si, fait très rare, l’enfant - le livre - révèle très tôt des qualités exceptionnelles, c’est un prodige, le chef-d’œuvre d’un Mozart littéraire, auquel l’âge renforce la maturité précoce et confère un label de qualité jamais démenti. Même pas dans la mort ! Car son nom reste alors gravé dans la mémoire culturelle.

                 Mais tous les enfants - livres - ne sont pas perçus comme géniaux dès leur naissance. Il leur faut parfois du temps avant que la reconnaissance de leurs contemporains se manifeste et qu’ils soient appréciés à leur juste valeur. Enfin, le plus souvent, malgré de vraies qualités, certains enfants - livres - grandissent, font leur vie paisiblement et meurent sans que jamais, hormis un cercle de proches, quiconque s’intéresse vraiment à eux. Oeuvres intéressantes, auteurs au talent sous-estimé et à la personnalité méconnue reposent par millions dans les réserves des bibliothèques et/ou les caisses poussiéreuses des greniers avant de subir parfois la promiscuité des étals de brocantes.

                 Réflexion désabusée ? Non ! Mais une vision humble de la création artistique, notamment de l’écriture. Humble et enrichissante, car un modeste talent permet aussi l’épanouissement et le bonheur de l’artiste qui le cultive et du public avec qui il le partage… Je vous l’assure, c’est vrai !

 Source > Bruno Heureux.


[1] Il ya quelques mois, La Librairie Hesbignonne avait invité dans ses murs l’écrivain régional Charly Dodet,  pour une séance de dédicaces à l’occasion de la parution de son dernier  roman : une autre initiative intéressante.

 

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06/05/2013

LE MOT DE BRUNO > « MOTS CŒUR & MOTS TUS »

Trois articles d’actualité concoctés par Bruno Heureux

Localisation

 

Le Collège Communal de Hannut rappelle à la population que tout propriétaire d’un n19.jpgimmeuble habité est tenu d’apposer, de manière visible, le n° de l’immeuble, qui lui est communiqué par l’Administration Communale. Obligation de bon sens, ne serait-ce que pour faciliter le travail des postiers, livreurs, huissiers, ambulanciers, pompiers, agents de police et du cadastre…

Dans le même esprit et pour faciliter les déplacements dans les 18 communes de l’entité, 922602.jpgnotamment celui des « étrangers », il serait bien et tout aussi sensé que les dites autorités communales prévoient, à chaque carrefour même peu important, à côté des éventuels panneaux indiquant certaines directions, la mention visible du nom des rues et/ou chemins formant le carrefour ; et, surtout, que cette visibilité soit effective de tous les côtés par lesquels ce carrefour peut être abordé.

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Au Québec (125 fois la Belgique !), par exemple, ces indications sont systématiques et très visibles, en ville, bien sûr, mais aussi pour le moindre chemin perdu au plein milieu des bois ou prairies ainsi que dans les plus petits villages isolés au nord de la province.

 

Elections

On a beaucoup parlé, dernièrement, de la suppression sur les bulletins électoraux de la case de tête - et de son effet dévolutif - ainsi que des suppléants.

Les adversaires de la suppression de la case de tête argumentent, notamment, que cela risque de remplacer un débat d’idées au sein des partis par une lutte personnelle entre les candidats d’une liste ; que cette suppression permettrait aux plus riches, plus puissants, plus « grandes gueules », plus populaires ou populistes, plus médiatisés… de s’imposer face à des hommes et femmes de l’ombre parfois plus compétents mais à la visibilité réduite.

imag.jpgCessons d’être aveugles ! Actuellement, la présence de cette case de tête empêche-t-elle rivalités personnelles, coups bas, tractations, clientélisme, népotisme, donnant donnant, promesses occultes, place privilégiée sur la liste pour les fils et filles de… ?  Favorise-t-elle le débat d’idées ? Faut pas rêver : après avoir défini sa ligne de conduite, le parti « l’impose » et chacun, bon gré mal gré, essaie d’y faire sa place au soleil, confondant parfois, pour ce faire, compromis et compromission. Vous ne le croyez pas ? Interrogez des personnes bien intentionnées qui ont tenté l’aventure politique à une occasion et qui, désillusionnées, ont refusé une seconde expérience.

Quant à la liste des suppléants, elle est une façon de « repêcher » des personnes que les électeurs n’auraient, de toute évidence, pas élus mais que les partis souhaitent placer - pour services rendus, le plus souvent - à un poste devenu vacant suite au désistement d’un élu qui va exercer un autre mandat ou fonction plus en vue et/ou mieux rémunéré. Permettre la présence sur des listes à différents niveaux de pouvoir favorise cette manipulation et n’est pas à l’honneur de la démocratie.

Alors que deviennent les jeunes et les moins médiatisés dans un cas de figure sans case de tête, sans suppléants ? Un élément de réponse parmi d’autres : de même qu’on a imposé la parité hommes et femmes sur les listes électorales, il serait prévu, par exemple, que chaque liste doive, à chaque élection, présenter 10% de candidats de moins de trente ans et/ou 10% de nouvelles têtes…

En résumé : une liste sans case de tête ni suppléants, les candidats placés par ordre alphabétique, avec parité des hommes et des femmes et 10% de moins de trente ans, n’être candidat qu’ à un seul niveau de pouvoir. C’est si compliqué ?

 

Les Belges du bout du monde

 

Dans l’état fédéral, les Belges de l’étranger ont le droit de vote aux élections fédérales.

250_160.jpgAlors, dans une Belgique qui se régionalise et communautarise de plus en plus, la logique serait que ces « Belges du bout du monde » puissent aussi voter aux élections régionales et communautaires. Oui, Hervé Jamar et son parti ont raison de vouloir corriger la législation actuelle en la matière.

En cette période de Pentecôte, puisse l’esprit SAIN, celui du bon sens, inspirer généreusement les têtes pensantes des autres partis qui peuvent en décider mais qui semblent avoir peur de le faire.

Bruno Heureux.

 

NB : L’ensemble des articles et réflexions de Bruno Heureux sont lisibles sur ce blog > http://hannut.blogs.sudinfo.be/le-mot-de-bruno/ ou voir colonne de gauche « Catégories »

23/04/2013

LE MOT DE BRUNO > MOTS CŒUR ET MOTS TUS

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Etat laïque

            Faire disparaître de l’espace public belge tous les signes religieux, tel est l’objectif de quelques personnes bien intentionnées, parmi lesquelles s’est rapidement faufilé un quarteron de politiciens à la recherche de publicité médiatique facile et bon marché.

            Les auteurs de cette opération de nettoyage s’attaquent à une tâche gigantesque : pas simple, en effet, d’effacer toute trace du passé de notre Europe Occidentale, dont l’évolution et les développements depuis plus de 2.000 ans, les horreurs, parfois, les progrès, souvent, ont eu et ont encore la civilisation chrétienne comme berceau et levain. Alors, ces chevaliers blancs de la laïcité sont-ils conscients que leur action révèle des formes sous-jacentes d’ignorance ou d’ingratitude culturelle, de rejet des racines et origines de notre société… Sont-ils conscients également que leur entreprise est dangereuse : poussée à l’extême, l’attitude de quelques-uns d’entre eux peut rapidement tourner à la bêtise iconoclaste. N’est-ce pas des intégristes de la même espèce, certes plus professionnels et plus expéditifs, qui ont dynamité les bouddhas géants de Bâmyiân en Afghanistan sous prétexte de purification ?

 c2019est-quoi-la-laicite.jpg           Et puis, pratiquement, comment ces « messieurs et mesdames propres » vont-ils justifier leurs sacro-saints (ô horreur) congés liés aux fêtes chrétiennes (ô horreur !) : Toussaint (ô horreur !), Ascension (ô horreur !), lundi de Pentecôte (ô horreur !), Noël (ô horreur !) ?

            Tant qu’à faire, peut-être vont-ils aussi interdire l’emploi dans les espaces publics du juron « Nom de Dieu ! », du souhait spontané « Dieu m’en préserve ! », l’un et l’autre utilisés par toutes les couches de la population, en français comme en wallon ? Interdit en public également le « Ô mon Dieu », que croyants ou mécréants laissent échapper publiquement face à la brutalité d’événements catastrophiques d’ampleur inattendue ?

Les façades de bâtiments anciens, les monuments et les musées devront-ils cacher au regard des visiteurs toutes les œuvres d’inspiration chrétienne (ô horreur !) et des autres religions et/ou courants d’inspiration divine (ô horreur !) ? Les cloches des églises (ô horreur !) devront-elles se taire après des siècles de tyrannie sonore ? La bûche de Noël (ô horreur !), la fête de la Saint-Sylvestre (ô horreur !) et les œufs de Pâques (ô horreur !) devront-ils changer d’appellation ? Les manuels scolaires devront-ils modifier l’expression « une population de 2.000  âmes » (ô horreur !) en « une population de 2.000 corps ou laïcs » ? Car même l’école n’échappe pas à cette sorte de chasse aux sorcières chrétiennes (ô horreur !) puisque le nom des vacances et des semaines de congé a dû être modifié pour ne pas heurter les âmes (ô horreur !) sensibles.

            Que l’église catholique se mêle de ses affaires, qu’il ne lui soit plus permis d’imposer à notre société ses vues, prescriptions et diktats moraux comme elle l’a fait trop longtemps, tout à fait d’accord ! Qu’existe une démocratique, saine et infranchissable séparation entre l’Eglise et L’Etat, là aussi, 1000 fois d’accord!

Mais ce n’est pas une raison pour que quelques bien(?!)-pensants, intégristes à leur façon, plus catholiques (ô horreur !) que le pape (ô horreur !), perdent leur temps et gaspillent notre argent en se parant d’une ridicule et pudibonde laïcité dont les vrais laïcs, tolérants et cultivés, se moquent à juste titre ; et, s’ils s’en trouvent parmi eux, nos représentant du peuple n’ont pas été élus pour pinailler sur des queues de cerises et le sexe des anges (ô horreur !). 

            Volontairement caricaturaux et, donc,  provocateurs, ces questions et exemples démontrent pourtant l’idiotie et la futilité de tels « problèmes » alors que des défis autrement importants pour l’avenir de la planète sont « oubliés » et que des questions cruciales pour les hommes d’aujourd’hui restent sans solutions. C’est à cela que devraient œuvrer les gesticulateurs d’une laïcité « bio » !

Laïcité

            Il faut dire et regretter que certains dignitaires de la laïcité belge ne constituent pas véritablement des exemples dignes d’être suivis.

Rappellons-nous, il y a quelques semaines, l’élection du nouveau pape. A cette occasion, la télévision nous a proposé divers commentaires émis par des porte-paroles du clergé, du peuple chrétien, du protestantisme, du judaïsme, du monde musulman et même par des RTEmagicC_laicite_inch-allah-jpg.jpgreprésentants laïques. Parmi ces derniers, Pierre Galand, le président du Centre d’Action Laïque. Dieu (ô horreur !) sait si cet organisme a un rôle important  à jouer dans notre société contemporaine, multiculturelle et multiconfessionnelle.

Certes, mais certainement pas dans l’esprit d’intolérance, de « bouffeur de curé(s) » d’un autre temps, dont a fait preuve son président lors de ses interventions. Face à l’intelligence, l’ouverture, la tolérance de Gabriel Ringlet et d’autres intervenants, ce monsieur est apparu aux yeux de beaucoup de téléspectateurs, de toutes les opinions, comme un leader rigide, sectaire, fanatique, borné...

Personnellement, autant j’apprécie son implication au sein du tribunal Russel pour la Palestine, autant je suis déçu que Pierre Galand n’ait donné de la laïcité qu’une vulgaire caricature, celle d’un intégrisme laïc, fermé, réducteur et dépassé. Ce faisant, il m’a fait regretter les grands laïcs belges que sont, entre autres, Hervé Hasquin, Guy Haarscher, Roger Lallemand, des esprits sages et ouverts qui, eux, incarnent vraiment la laïcité et les valeurs humanistes d’ouverture et de tolérance qui nourrissent son esprit et ses actions.

 

Textes > Bruno Heureux.  

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27/03/2013

LE MOT DE BRUNO > KRYSTYNA FLABA ET SA RECETTE DU RIRE

 Krystyna Flaba Photo Michel Desaubies (1).JPG

             

  Il y a plus de 10 ans, je l’avais rencontrée aux côté d’un autre comédien régional, Pierre-Alexandre Noupré ; ils étaient partenaires dans « Orageusement vôtre ». Déjà, à l’époque, on devinait chez Krystyna Flaba un talent naissant qui ne demandait qu’à s’épanouir. Le tout était de trouver sa voie, celle où elle pourrait donner le meilleur d’elle-même.

 

Du théâtre au seule en scène

 

                Son implication dans « Les Planches Hannut » joue alors un rôle important dans son cheminement vers ce qui fait aujourd’hui son succès, le « seule en scène ». En effet, outre sa participation à différentes pièces de théâtre, Krystyna est amenée à interpréter des sketches d’auteurs comiques francophones ; là, elle prend son pied et le public, ravi, en redemande. Prise au jeu, elle se met à écrire ses propres textes qu’elle jauge en famille et avec ses amis avant de tenter l’aventure du Festival du Rire de Remicourt ; coup d’essai réussi puisqu’elle y remporte le premier prix. Le prix de la presse au Festival du Rire de Bierges et la première partie des spectacles d’artistes reconnus confortent son choix, elle sera « comique ».

 

Réalité et imagination

 

                « Petits dés de poire sur lit de chocolat fondant flambé à l’armagnac ! » Telle est la recette que Krystyna propose aux participants d’un atelier cuisine auquel elle a invité quelques personnes. Mais ô surprise, c’est une salle comble qui se présente à l’atelier virtuel, la salle où elle joue son spectacle !!!

                On le comprend, mélangeant astucieusement moments de sa vie réelle et pages sorties de son imagination, la comédienne balade les spectateurs au coeur de son monologue, les faisant passer, sans qu’ils s’en rendent compte, du fictif à la réalité. Au cours de ce cheminement, sous l’apparence d’une professionnelle de l’art culinaire, les spectateurs découvrent avec stupéfaction une modeste cuisinière, surtout bavarde, qui trouve moult prétextes pour parler de tout sauf de recettes et de poêlons.

 

Rire (de soi)

 

                Perpétuel « quiproquo », source de confusions incessantes, le spectacle de Krystyna se fait éclat de rire communicatif au fil des sujets abordés : la vie de tous les jours, la condition de la femme, des thèmes d’actualité… l’artiste fait feu de tout bois pour faire éclater son public de rire et d’applaudissements. Elle y met toute son énergie, son sens aigu du bon mot, sa parfaite maîtrise du mime expressif, son génie de l’inattendu et du sous-entendu… Krystyna Flaba mène les spectateurs par le bout du nez à la rencontre de ce qu’ils sont souvent au quotidien, pleins de travers, de défauts, de manies, d’a priori ; mais elle a l’intelligence de le faire en se moquant d’elle-même, sans concession ; si bien que, se retrouvant en elle, l’auditoire ne se sent jamais agressé. Rire de soi, même au travers d’une tierce personne, est sain pour la santé et l’équilibre mental. Merci à Krystyna d’injecter à chaque témoin de sa prestation une dose de vitamines énergisantes et de bon sens, qui permet à chacun de sentir mieux.

Prochaines prestations

                Outre ses participations à différentes « scènes ouvertes » en compagnie d’autres artistes, Krystyna Flaba nous invite à passer un bon moment en sa compagnie, en (re)découvrant son spectacle «Kuisine Kaprice et Pili Pili » 

 

* le 6 avril prochain à l’Académie Communale "Julien Gerstmans", rue des Combattants, 1, 4280 Hannut ; entrée, 11 € ; prévente, 9 € à verser sur le compte BE33-0688-9627-2246 (en communication : ACA + nom + nbre de places) ; info et réservation :  0473/17 23 00 ;

 

* le 3 mai 2013 à 20h30, au Café-Théâtre « Le Passage oublié », Place Verte, 5620 Florennes ; info et réservation : 071/72.58.75. et 0498/26.08.94. ; Possibilité de souper à 19h ;        

 

* le 25 mai 2013 à 20h00, au Café théâtre au B'izou, rue de la promenade, 13, 1070 Anderlecht » ; entrée, 13 € ; prévente, 10 € à verser sur le compte BE33-0688-9627-2246 (communication : Bizou + nom + nbre de places) ; info et réservation :  0473/17.23.00.

Source & rexte de > Bruno Heureux.

20/03/2013

MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX

624_341.jpgLes v(e)aux et les cons de mars

                En voilà un titre tordu, alambiqué ! Voire grossier ! Non, pas jusque là ! Mais bien de saison et justifié, qui mérite quelques explications.

V(e)aux  

            

Chez nous, comme dans certaines contrées de France, les giboulées de mars sont souvent appelées « v(e)aux de mars ». « Vaux ? » « Veaux ? » Chacune des deux orthographes de cette expression purement régionale est utilisée suivant le sens donné au mot v(e)aux. Si l’on parle des vallées charriant les eaux d’un ciel prodigue en averses, on écrit « vaux », le pluriel de « val ». Si par contre, on évoque les jeunes bovidés qui se soulagent généreusement comme « vaches qui pissent », on écrit « veaux », le pluriel de « veau ».

                Cette année, depuis le début du mois de mars, à ce phénomène normal et saisonnier est venu s’ajouter un autre, moins courant et plus remarquable, la prolifération des « cons de mars ». Jugez-en : con-clave romain, con-clave budgétaire, con-trastes, cons tristes… font l’objet de commentaires multiples remplissant des pages entières de nos journaux télévisés, parlés et écrits. Sans oublier les « cons » annexes, plus habituels, comme con-currence, con-cile, con-cierge, con-citoyen, con-sœur, con-damnation, con-fession, con-sternation, con-grégation, con-sommation, con-stitution, con-testation, con-traception, con-ciliabule…(bulle papale, bien sûr !!!)            

 Con-clave

66280987.jpgL’origine du mot conclave est latine : « con » descendant de « cum », signifiant « avec, ensemble » ; « clave », dérivant de « clavis », se traduit par « la clé ». Le conclave est donc une réunion de personnes enfermées à clé dans un lieu isolé du reste du monde ; mot pris au sens littéral pour le con-clave romain, au sens large pour le con-clave budgétaire en Belgique. Tant les cardinaux, ces éminences pourpres, que nos ministres, nos éminences grises, se con-centrent et se con-certent pour que, le plus rapidement possible, une fumée blanche les délivre de leur con-finement pour cause de travaux  compliqués ; compliqués, en effet, car, chez les uns comme chez les autres, les con-frontations sont parfois rudes entre tendances opposées par la « philosophie » et, ne le cachons pas, par des intérêts con-tradictoires et partisans...

Con-trastes 

RondCouleurs.jpgPourtant des con-trastes évidents existent entre ces deux con-claves. Con-traste d’abord entre les participants : à Rome, une assemblée à 100% masculine, composée de prélats à la retraite ou en passe de l’être, auxquels, paraît-il car nous ne sommes pas invités, se mêle discrètement le Saint-Esprit ; à Bruxelles, l’ombre de la NVA est omniprésente et plane sur un gouvernement de personnes en pleine force de l’âge, constitué non seulement d’hommes et mais aussi de femmes qui ont - plus que - leur mot à dire.  Ensuite, con-traste des odeurs : à Rome, le relent de papier brûlé après les scrutins vient troubler l’odeur de sainteté qui, normalement, imprègne les con-ciliabules  ; à Bruxelles, des émanations de souffre et de campagne électorale polluent en permanence les con-frontations politiques et politiciennes. Con-traste encore entre l’autocratie vaticane et la démocratie belge : le Souverain Pontife, choisi par et parmi une petite caste de privilégiés désignés par les papes successifs, reste au pouvoir quelle que soit la justesse ou l’inadéquation de ses déclarations et décisions ; le gouvernement belge, lui, est l’aboutissement d’un processus démocratique où le chef de gouvernement et ses ministres sont jugés régulièrement par les électeurs. Enfin, au bout de quelques jours d’enfermement, l’élu du Vatican change de nom et devient le chef incontesté de ses con-frères ; tandis qu’à Bruxelles, au sortir du con-clave au bout de longues semaines, le chef ne change pas de patronyme quitte à se faire traiter de tous les noms d’oiseaux par ses opposants et même, parfois, par les membres de son gouvernement.

Cons tristes

4224585.jpgRemarquez qu’il n’y a pas de trait d’union entre les deux mots… Et à raison. Car, si au Vatican les rivalités et éventuels coups bas se passent loin des regards, en Belgique tout se passe sur la place publique avec les conséquences négatives que cela engendre. Certes, le manque de transparence habituel du Vatican n’est pas un exemple. Mais, chez nous, celui d’hommes politiques vaut-il mieux ? Est-ce faire preuve d’intelligence et du sens des responsabilités que, dès avant le con-clave budgétaire, se lancer des petites phrases ironiques, des critiques virulentes, des insinuations perfides, des « c’est à prendre ou à laisser » ?  Non, bien sûr ! Au contraire, ces (ir)responsables font tout pour mériter le titre provocant de ce paragraphe. Pourtant, en con-clusion, je ne leur jette pas la pierre et reste con-structif car, comme pourrait le dire Marie Thumas, une fois mis en boîte, « les con-serves » !!! Oui, les cons servent !!!!!!

                Je le con-cède, si le fond de cet article est s’avère acceptable, sa forme est pour le moins sujette à con-troverses . En effet, vous l’avez deviné, je n’ai pas résisté à la tentation d’essayer quelques jeux de mots, fussent-ils consternants et ne faisant sourire que moi !!!  On (je) ne peut (peux) pas être excellent chaque fois !

                Alors, (pas) vraiment con-trit mais con-scient d’avoir pris le risque d’être, à mon tour, considéré comme un con triste, je vous remercie, dès à présent, de bien vouloir me pardonner mes écarts de langage et divagations.

 

Source texte > Bruno Heureux.    

 

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18/02/2013

MOTS CŒUR ET MOTS TUS > AUDACE, LUCIDITE ET HUMILITE > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX !

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            Inattendue, la retraite volontaire de Benoît XVI a surpris le monde ! Si bien qu’établir le bilan objectif et approfondi du pape démissionnaire demandera du temps et du recul. Pourtant, l’ensemble des médias y est déjà allé de ses commentaires à chaud ; j’ose y ajouter les miens.

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            En général, je n’ai apprécié ni la façon dont l’Evêque de Rome envisageait la mise en œuvre de l’Evangile au XXIème siècle, ni certaines de ses positions morales d’un autre temps, ni ses façons de refuser la discussion sur des sujets qui méritaient larges échanges et grande tolérance. Par contre, j’estime respectables l’audace, la lucidité et l’humilité dont il a fait preuve à l’occasion de son départ.

            Audace : défier, en âme et conscience, les traditions séculaires du Vatican pour prendre une telle décision « historique » a nécessité une vraie et courageuse audace… Mais pourquoi pas la même audace plus tôt, lors de son pontificat, face à la nomenklatura vaticane, ambitieuse, empessée, dépassée, et pour initier la nécessaire et profonde remise à jour du  message évangélique ?  

            Lucidité : en démissionnant pour avoir constaté qu’il n’était plus capable, surtout physiquement, de faire face aux responsabilités de sa charge , Benoît XVI a fait preuve de clairvoyance ; cet acte est peut-être le plus fort qu’il ait accompli en huit ans… Mais pourquoi pas la même lucidité plus tôt, lors de son pontificat, pour trouver des éléments de solutions adéquates pour répondre aux problèmes et attentes de l’Eglise et du monde d’aujourd’hui ?

            Humilité : quitter les fastes, ors et honneurs du pouvoir pour le calme et la simplicité d’une vie (presque) normale,  demande un bonne dose d’humilité… Mais pourquoi pas la même humilité plus tôt, lors de son pontificat ? Humilité attendue dans le discours alors que, théologie et Esprit-Saint obligent, la parole papale est trop souvent apparue comme LA vérité, la seule, quels que soient les domaines, religieux, politique, social, familial ; humilité et pauvreté également attendues dans le comportement alors que, parmi de multiples exemples, le décorum, la mise en scène et les pompes des festivités, réceptions et cérémonies vaticanes, les fastes coûteux des déplacements du pape (pour les pays visités)… ont de quoi choquer, symboles d’un pouvoir temporel qui cadre mal avec la stricte mission religieuse du « Souverain Pontife », un titre qui, lui-même, ne transpire pas l’humilité.

            Ainsi, la sortie du futur ex-pape, aussi honorable soit-elle, n’efface pas pour autant la fadeur décevante de son « incarnation » souhaitée d’une l’Eglise de ce siècle, moderne et multiculturelle.

La succession

            Le collège des cardinaux électeurs, modelé par  Benoît XVI et son prédécesseur, est composé principalement de prélats partageant leur tendance « politique » conservatrice. Le successeur du pape actuel risque donc d’être du même acabit que lui. Dommage car l’Eglise Romaine et le monde ont un besoin vital d’autre chose, autrement ; d’un pape audacieux, courageux, lucide et humble tout au long de son « règne » ; d’un pape qui redonne à la pratique de l’Evangile la place centrale au sein de l’Eglise Catholique, surtout au Vatican où le dogme fait figure de référence absolue ; d’un pape qui confie aux petites communautés locales une réelle autonomie de gestion vu qu’elles vivent des situations totalement différentes les unes des autres, mais unies entre elles par le message unique, celui de Jésus de Galilée ; d’un pape qui abandonne tous les signes extérieurs du pouvoir et de la richesse ainsi que toute collusion avec des régimes et états peu recommandables ; d’un pape qui ne soit ni théologien ni prélat ayant « fait carrière » au Vatican ou dans les sphères du pouvoir écclésiastique, mais au contraire, un pasteur, homme de terrain, proche des gens, à l’écoute de leurs problèmes spécifiques liés à leurs différentes réalités, quotidiennes, culturelles et régionales…

            L’élection du nouveau pape sera un moment-clé de l’histoire  de l’Eglise ; puissent tem12p.jpgles cardinaux se révéler lucides, courageux, audacieux ; surtout que, dénués d’ambitions personnelles  et de calculs « politiciens et électoraux », ils se mettent vraiment au service du peuple.

 

Source Texte > Bruno Heureux.

22/01/2013

MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > NOTRE COMMUNE

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Politique hannutoise

                Il y a quelques semaines, Hannut a installé ses assemblées  et « gouvernement » communaux. Vu les résultats des dernières élections, le MR a cette fois saupoudré de PS sa nouvelle majorité absolue. Pourquoi un tel succès des bleus locaux ? Pour le programme ? Pas sûr car, dans une petite entité comme Hannut, les différences de programme entre les partis en lice sont minimes,  tenant plus à la forme et à la coloration idéologique qu’au fond. Si bien que la seule raison plausible semble être  la personne du bourgmestre sortant et entrant, Hervé Jamar.

   1566940218.jpg             Ancien secrétaire d’état, député, président de commission à l’assemblée wallonne et d’arrondissement pour son parti, l’avocat hannutois est actuellement, selon un avis quasi unanime, la seule personnalité « charismatique » capable de diriger la ville. Une preuve a contrario en est l’absence d’une personne de ce calibre pour diriger et animer la coalition que les trois autres partis ont vainement tenté de mettre sur pied en début de campagne électorale. Si bien que, sans l’éclosion d’un nouveau talent politique, il sera très difficile - et d’aucuns le regretteront - de « renverser » Hervé Jamar et même de lui succéder au sein de son propre parti.

Nouvelle coalition

                En s’alliant au PS, le parti le plus « important » après lui, le MR gagne sur tous les tableaux. D’abord, son nouveau partenaire apporte à la majorité communale une dimension sociale supplémentaire, bien nécessaire dans l‘actuelle période de crise. De plus, le nouvel associé du MR ne pourra plus critiquer, comme il le faisait dans l’opposition, une politique qu’il aide aujourd’hui à mettre en application.

sans-titre.pngEnsuite, le MR affaiblit l’opposition : le CDH sera malvenu de critiquer la politique d’un parti dont il a été le partenaire pendant 18 ans, « docilement » pour obtenir et conserver un poste de président du CPAS. Puissent les nouveaux conseillers de ce parti, non impliqués lors de la dernière mandature, ainsi que les représentants d’Ecolo faire entendre leurs voix avec rigueur et justesse pour inciter le pouvoir à les écouter. Enfin, par cette ouverture post-électorale, le MR donne une tonalité encore plus démocratique à sa façon de faire de la politique.

Mais dans cet esprit, pourquoi, dès avant les élections, ne pas établir une liste « du bourgmestre » ou « d’intérêts communaux », ouverte à tous les partis et aux compétences que ceux-ci peuvent receler ? Pas facile, car cela implique, dans chaque parti, que chacun mette de l’eau dans son vin, rabote ego et ambitions ; ardu, car il faut surtout qu’au sein du parti dominant, les personnes en poste soient prêtes à mettre en péril positions et habitudes acquises ; et là, ce n’est pas gagné car trop d’intérêts personnels sont en jeu… Le vrai désintéressement est une denrée très rare. 

Nouveau conseil communal.

                Dans cette assemblée, quelques-uns ont disparu : ceux qui se sont retirés après de longs et loyaux services ; mais aussi les attrape-voix et bouche-trous des élections précédentes. Oubliés par ingratitude ? Décus de la politique locale ? Débordés par des obligations occupations scolaires ou professionnelles envahissantes ? Simplement rejetés par les  électeurs… ? Les raisons de leur disparition sont multiples et différentes dans chaque cas.

  Hactu1.jpg             Par contre, se côtoient des habitués qui ont fait leurs preuves sous une seule bannière ; des navigateurs de la politique, qui virent de bord et changent de parti dès que le vent tourne, sorte de caméléons que l’on a déjà connus sous d’autres couleurs ; de nouveaux attrape-voix plus « sexy » ; enfin, de nouveaux visages, dans l’âge mûr ou plus jeunes, convaincus que leur idéal et dynamisme seront des atouts dans le service de la communauté.

Ces néophytes découvriront bien vite que la fonction de conseiller demande disponibilité et investissement réels ; ils apprendront également qu’il n’est pas facile de rester honnête avec soi-même lorsque, notamment lors des votes, la discipline du parti se moque comme de son premier tract électoral de la liberté de conscience individuelle et du droit à la divergence d’opinion … de quoi en dégoûter plus d’un.

                Réflexion réaliste, crue, pessimiste des choses ? Peut-être mais qui n’empêche pas de penser que mieux vaut cette démocratie imparfaite a pas de démocratie du tout. Et merci aux conseillers (ères) qui contribuent à la maintenir en vie.

Nouveau collège

   DébatLaMeuseHW_ 046.jpg             Ce collège réunit des anciennes têtes bien connues et deux nouveaux échevins. Une dame, d’abord, Carine Renson (PS) dont les attributions sociales devront donner à la majorité actuelle une image de marque moins liée au capitalisme dur que le parti dominant donne parfois de lui-même.

Mais, surtout, avec Pol Oter, le président du CPAS, elle devra constituer, dans les limites des moyens budgétaires qui lui seront accordés, un espoir de mieux vivre, de mieux être, pour toutes les personnes pour qui la crise actuelle et l’égoïsme que celle-ci génère trop souvent sont synonyme de vie encore plus difficile que d’habitude. Une mission délicate que la nouvelle échevine devrait mener à bien grâce à la connaissance des dossiers, l’opiniâtreté et le sens social qu’on lui (re)connaît.Cadrage large JPG.jpg

                Au second, Olivier Leclerc, a été confié essentiellement tout ce qui concerne les finances et le budget, un poste capital pour une ville sous tutelle. Pour qui le connaît, ce choix est judicieux : en effet, si une très grosse multinationale en a fait un de ses dirigeants européens aux importantes responsabilités impliquant la gestion de budgets conséquents, c’est qu’elle a trouvé chez lui les compétences dans les matières concernées. Hannut a donc la chance de « découvrir » un nouvel échevin, doué, dynamique et à l’incontestable expérience professionnelle dans des domaines vitaux pour la ville.

Projet2.jpgMais, avant tout et surtout, il faut laisser au jeune Hannutois le temps de s’adapter à sa nouvelle fonction pour justifier ensuite l’espoir et la confiance mis en lui ; le temps aussi de prouver qu’il peut être très disponible au niveau local malgré ses responsabilités internationales ; le temps, enfin, de convaincre les sceptiques qu’il peut servir sa commune et tous les citoyens avec talent et efficacité, sans être nécessairement de toutes les festivités locales, sans ostensiblement payer des tournées générales partout où il se déplace, sans embrassades théâtrales et/ou tapes vigoureuses sur l’épaule du premier venu, ce que certains font mieux que lui.

A chacun sa personnalité, sa façon de faire de la politique ; pour Olivier Leclerc, rester lui-même, compétent sans arrogance, rigoureux mais ouvert, sera un atout décisif pour l’avenir de Hannut, à court et à plus long termes.

Source > Bruno Heureux.

06:00 Publié dans Le "mot" de BRUNO ! | Tags : hannut, blog, bruno, heureux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | Envoyer cette note | |  Facebook | | |

31/12/2012

LE MOT DE FIN D’ANNÉE DE BRUNO HEUREUX > VŒUX POUR 2013

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                Chers amis lecteurs,

                Permettez-moi de vous appeler « amis » : depuis des années, liée à une étroite proximité locale, une vraie et fidèle complicité amicale nous unit autour de mes articles. Vous me le dites souvent, elle a tissé entre nous des liens de respect et de compréhension, renforcés par l’honnêteté des propos que je livre à votre lecture et/ou méditation, même s’ils ne font pas toujours l’unanimité.

                J’aurais aimé vous transmettre plus tôt mes vœux pour 2013 ; la trêve des rédacteurs et imprimeurs a reporté jusqu’à ce jour cette mission normalement bien agréable. Normalement ! Car cette année, la forme que j’y donnerai sera moins sereine, moins souriante. En effet, comment ne pas être profondément marqué par le drame de parents qui, comme ceux de l’école de Newton, viennent de perdre un enfant ? 6 adultes et 20 enfants abattus par un déséquilibré armé. Aux USA, six adultes tués par arme à feu, c’est généralement un fait divers. Mais, cette fois, 20 bambins de 5 et 6 ans, sans défense, assassinés lâchement dans leur classe, au printemps de leur vie, cela interpelle ; aux Etats-Unis et partout dans le monde. Oui, « L’horreur est humaine ! » comme disait Coluche. Pourquoi ? Comment est-ce possible ? La détention d’armes à feu n’est-elle pas une bombe à retardement dans une société de plus en plus violente ?  Que faire pour, à l’avenir, éviter de pareilles tueries ?

                Les simples réponses de bon sens à ces questions ne font pourtant pas l’objet de consensus au pays de l’Oncle Sam. Et les débats parfois virulents qui animent les partisans et les opposants à la détention d’armes occultent une douloureuse réalité : celle des familles à qui un enfant a été arraché. Comment survivre à une telle amputation barbare ? Comme avant ? Impossible, pas comme avant !  C’est le contenu d’une chanson écrite alors que des amis proches avaient perdu un enfant, dans des circonstances moins médiatiques, certes, mais avec les mêmes résultats : le cratère de l’absence et la douleur lancinante, sorte de maladie orpheline qu’aucun remède ne guérit…

 Complainte

« Leur enfant s’en est allé

Bien trop tôt, avant eux, c’est injuste !

Et leur vie s’est comme fanée,

L’absence et la douleur s’y incrustent…

Faut pourtant  que la vie recommence !

Comme avant ? … Impossible, pas comme avant,

Car il n’y a plus de semence

De la vie comme elle était avant.

 

Il leur faut de nouveau sourire,

Faire la fête sans penser le trahir,

Ré-ouvrir l’album aux souvenirs,

Tourner les pages sans trop souffrir…

Comme on dit, la vie recommence !

Comme avant ? … Pas vraiment comme avant,

Elle n’a plus la chaleur intense

De la vie comme elle était avant.

 

Qu’il est loin le bout de la nuit

Vers lequel ils marchent peu à peu ;

Paraît que le soleil y luit

Dans un ciel qui parfois est tout bleu…

Lentement, leur vie recommence.

Comme avant ? … On dirait comme avant,

Mais ce n’est qu’une fausse apparence,            

Leur vie ne sera plus jamais comme avant. »

                Quels souhaits après ces propos empreints de profonde tristesse ? Ne perdons pas un instant, aimons, de toutes nos forces, nos proches et, espérant notre cœur est assez généreux, l’autre en général. Serrons dans nos bras enfants, petits-enfants, parents, frères et sœurs, amis… Disons-leur, répétons-leur, notre amour, notre amitié, car « on ne dit jamais assez qu’on les aime à ceux qu’on aime ». Et si des différents nous ont séparés d’eux, osons faire le premier pas vers eux, et, même, les suivants.

                La vie est si courte ! Parfois trop courte ! Et tellement soumise aux imprévus brutaux du destin ! Alors, voir partir des êtres chers, des proches avec le regret de ne pas avoir eu à leur égard les gestes et les mots d’amour, de réconciliation, dont nous aurions pu et dû les réchauffer, quel gâchis !!!

Dans cet esprit d’humanité quotidienne, bonne année à chacun d’entre vous !

Source & texte de > Bruno Heureux. 

 

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