Le "mot" de BRUNO ! - Page 4

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > VOUS AVEZ DIT « ABSURDE » ?

    Vous avez dit « Absurde » ?

                    Il a plus de 50 ans et a travaillé toute sa vie. Jamais un jour de chômage, malgré un métier très dur physiquement et psychologiquement, au service des accidentés de la vie. Un métier qui, finalement, l’a usé et qu’il a dû quitter, sur ordre des médecins.

                    Au courant de son histoire, une de ses connaissances, directeur d’école et ami de longue date, le contacte. Avec le parcours qu’il possède, les qualités humaines et professionnelles y afférentes, ce sans emploi forcé pourrait jouer un rôle à sa mesure dans cette école où une place se libère. Accord verbal est pris entre les deux hommes. Enorme espoir pour ce convalescent de la vie professionnelle ! Grande satisfaction pour le directeur qui sait que son équipe sera enrichie par le nouvel arrivant.

                    Le secrétariat entame les démarches administratives indispensables pour enrôler le candidat. Après une attente anxieuse, la réponse est sans appel, la candidature n’est pas recevable et donc rejetée. Motif ? L’intéressé n’a pas chômé un nombre suffisant de jours pour pouvoir briguer cet emploi. Coup sur la tête du handicapé de notre législation ; coup dur pour le directeur qui croyait avoir trouvé la solution idéale à un problème important dans son école.

                    Des jeunes sortis des études et sans emploi peuvent, quel que soit leur âge, bénéficier d’allocations d'insertion après un stage d'insertion professionnelle de 310 jours. Belle décision pour les jeunes, peut-être. Mais un adulte qui, contrairement à ces jeunes, n’a jamais été à charge de la société ne pourrait-il pas recevoir, sans stage d’attente préalable, une chance de réintégrer le monde du travail ? Cela paraît de bon sens. Mais la législation en place ne partage ni cet avis ni ce bon sens ; elle est d’une absurdité côtoyant les sommets, une sorte d’Everest de l’absurdité administrative !

    Vous avez dit « Absurde » ?

                    Elle a 60 ans aujourd’hui. Vu le recul de l’âge d’admission à la retraite, elle comptait travailler quelques années encore. Son champ d’action ? Les personnes âgées, placées en institution ; un domaine où, unanimes, ses collègues et ses patients disent qu’elle excelle.

                    Pourtant, une restructuration économique récente touche l’organisme qui gère plusieurs institutions semblables à celle où elle travaillait jusqu’il y a peu. La conséquence ? Notre infirmière modèle rejoint, malgré elle, le groupe et le sort des demandeurs d’emploi. Mais elle ne manque pas de courage :  non seulement, elle répond aux appels d’offre, passe et réussit les examens nécessaires, mais elle prend aussi son bâton de pèlerin et va poser sa candidature de vive voix, jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres de son domicile...

                    Résultat ? « Madame, votre CV et vos recommandations sont impressionnants ; vous correspondez parfaitement au profil de la personne recherchée pour l’emploi ; nous souhaiterions vous engager immédiatement... Mais vous nous coûteriez trop cher. Donc, nous préférons un candidat plus jeune au salaire moins important, même si nous sommes conscients qu’il aura moins d’expérience et que ce sont nos patients qui en subiront, éventuellement, les conséquences. » Ici, là et ailleurs, toujours le même discours.

                    Déplorons que l’actuel gouvernement force les plus âgés à travailler plus longtemps, pour diverses raisons que l’on peut éventuellement comprendre, mais omette de mettre en place simultanément des mesures efficaces d’accompagnement pour que le salaire plus important des personnes en phase finale de  carrière ne devienne pas un handicap à l’embauche. Quelle improvisation, que d’irresponsabilité.

                    Vouloir faire travailler les gens plus longtemps alors que leur salaire leur ferme la plupart des portes d’accès à l’emploi est absurde. Une volonté irréaliste côtoyant les sommets de l’absurdité, elle est d’une absurdité côtoyant les sommets, une sorte d’Everest de l’absurdité doctrinale d’un gouvernement !

    Vous avez dit « Absurde » ?

                    A l’heure où, pour d’évidentes raisons de santé, il est recommandé de manger chaque jour cinq légumes et fruits différents, une publicité, entendue depuis quelques jours en radio, fait bondir. Il est demandé à un enfant s’il préfère manger un fruit ou une boisson chocolatée bien connue chez nous. Et l’enfant de répondre qu’il choisit la boisson chocolatée.

                    N’est-il pas contradictoire de faire, tous azimuts, la promotion d’une alimentation saine, d’y investir les deniers de l’Etat, et, simultanément, pour ce dernier, d’accepter, au travers de la RTBF, l’argent de la société productrice d’un produit dont les bénéfices pour la santé sont plus que douteux et remis en question par l’ensemble des diététiciens. Quelle duplicité révoltante ! La même que l’on dénonce  quand l’Etat tire un profit maximal du tabac, via les taxes qui obèrent son prix d’achat, alors que la dépendance à la nicotine nuit gravement à la santé et coûte beaucoup à l’INAMI ! Quelle duplicité révoltante !

                    Nous vivons en absurdité, avec la complicité intéressée entre nos responsables politiques et certaines firmes sans scrupules. Mais, osons le dire, parfois aussi, avec la nôtre... Quelle duplicité, également !

    Source & Texte > Bruno Heureux. > Illustration > hitek

  • LE MOT DE BRUNO HEUREUX > DRÔLES DE PUB

    Une banque affiche clairement ses ambitions, au travers d’un slogan apparemment prometteur : « 95% de clients satisfaits, on se donne à 100% pour y arriver. » !

    Excellente nouvelle pour ces clients apprenant que leur(s) banquiers(s) utilise(nt) 100% de son (leur) énergie pour atteindre l’objectif !

    Mais que reste-t-il d’énergie pour les les 5% qui restent ? Que fait-on pour eux ? Ou plus crûment, on s’en tape ? Qu’ils aillent voir ailleurs ? Qu’ils crèvent ? Personnellement, j’aurais peur d’être client de pareille banque : qui dit, en effet, que je ferais partie des 95% de privilégiés et que je ne me retrouverais pas dans la case « poubelle » ? Vu l’attitude des banques lors et depuis la crise bancaire mondiale, quand on y pense bien, ma remarque n’est pas (complètement) idiote...

                    Une chaîne de magasins, spécialisée en appareillage électroménager, se vante d’être respectueuse de ses engagements : « Car une parole donnée est une parole tenue ! » On comprend, parce qu’on est de bonne foi et intelligent. Mais, si on se réfère au sens réel des mots, quand on veut donner un objet à quelqu’un, on ouvre la main pour qu’il le prenne, on ne le tient donc plus ; donné c’est donné et pas tenu ! C’est sans doute jouer sur les mots, mais quand on y pense bien, ma remarque n’est pas (complètement) idiote...

                    Une publicité, relativement ancienne mais toujours d’actualité, encourage, notamment les jeunes, à utiliser le préservatif lors de rapports sexuels avec un (des) partenaire(s) de passage, occasionnel(s), peu sûr(s), à risque... avec comme slogan choc, « Sortez couverts ».  D’accord, l’idée n’est pas mauvaise, loin de là ! Mais, ne serait-elle pas encore plus efficace si, excusez-moi pour la précision un peu scabreuse mais de vrai bon sens, elle disait : « Entrez couverts ! » Quand on y pense bien, ma remarque n’est pas (complètement) idiote...

                    En cette période de transferts dans le monde du football, on entend souvent les gens réagir violemment face aux sommes astronomiques payées par certains clubs pour acquérir un joueur talentueux d’un autre club. De même, les salaires indécents de ces joueurs, acquis à prix d’or et qui ne changent pas de crèmerie pour des ronds de carotte, heurtent le citoyen honnête ; ce dernier, s’il a la chance d’avoir du boulot, devrait travailler plusieurs siècles pour obtenir l’équivalent du salaire annuel de certains de ces « artistes du ballon rond ». Est-ce que les quelques heures d’entraînement quotidien de ces « gamins », doués naturellement, méritent-ils une telle rémunération ? Certainement pas ! Mais les joueurs, mettez-vous à leur place, ne sont pas fautifs. Ce sont, par contre,  les mêmes personnes, clubs, sponsors qui leur proposent de tels salaires et qui, à n’en pas douter, seraient beaucoup plus frileux, voire opposés, à dépenser pareilles sommes pour créer de l’emploi pour les jeunes, pour accueillir dignement des migrants, pour aider des causes philanthropiques urgentes.

    L’indignation face à cette gabegie est justifiée ! Certes ! Mais, parmi les personnes qu’elle indigne, certaines ne jouent-elles pas à l’Euro Millions, attirées par le slogan aguicheur « Devenez scandaleusement riche » ? Ce qu’elles trouvent indécent, scandaleux pour les footballeurs, elles sont prêtes à l’accepter pour elles !!! Quand on y pense bien, ma remarque n’est pas (complètement) idiote...

    Source & Texte de Bruno Heureux.> Photo > pressecitron

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > 4 ARTICLES D’ACTUALITÉS …

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                    L’actualité - et la vie, tout simplement, - le démontrent régulièrement, l’intelligence n’est liée ni à la fonction occupée ni au nombre de diplômes obtenus.

    Derniers exemples en date : rendre au fabricant son pot de Sirop de Liège parce que cette firme a obtenu la certification « halal » ou ne plus utiliser la moutarde et les produits Bister parce qu’ils ont le « label halal » ne sont pas signe d’une intelligence féconde.

    Halal

                    Le Sirop de Liège est fabriqué selon une recette qui n’a pas (ou très peu) varié depuis plus de 110 ans ; la moutarderie Bister prépare ses produits depuis près de 90 ans. A l’origine, il n’était question pas de produits « halal », « kasher », sans huile de palme, sans conservateurs, sans colorants... Il s’agissait du résultat de recettes artisanales qui, grâce à l’inventivité de leurs créateurs, possédaient une couleur, une texture et une saveur qui plaisaient au consommateur. D’ailleurs, ce dernier se « foutait » du tiers et du quart de savoir comment son sirop et sa moutarde étaient concoctés ; seul comptait pour lui le plaisir éprouvé en les dégustant... Donc tout était parfait pour ces deux firmes belges utilisant des produits belges, selon un savoir-faire belge, pour une clientèle belge, belge, belge !

    Or, horreur, il se fait que les secrets et méthodes de fabrication de ces deux beaux représentants de la cuisine belge respectent, « à l’insu de leur plein gré », les conditions méritant le « label halal ». Quel drame !!! Que ces produits puissent être consommés et appréciés par des musulmans, vendus et renommés dans des pays musulmans, comment est-ce possible, comment en est-on arrivé là, comment nos divers gouvernements peuvent-ils admettre une telle ignominie ? Trop, c’est trop, trop is te veel ! Rendons à César ce qui appartient à César, les pots de Sirop de Liège au Sirop de Liège, les pots de moutarde Bister à Bister!!! J’exagère ? Non ! Car, pareils comportement et réaction dévoilent une intolérance primaire, ridicule parce qu’infondée et, surtout, indigne de citoyens dotés, normalement, d’une capacité de réflexion avérée.

                    Quand la connerie - merci d’excuser ce terme violent, mais il me paraît tout à fait approprié - s’invite jusque dans notre assiette, il est grand temps que l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) fasse son travail d’utilité publique pour que cette connerie ne contamine pas toute une population !!!

    AFSCA

                    A propos de l’AFSCA, personne ne niera qu’elle peut améliorer les conditions d’hygiène dans la fabrication, le transport, la conservation et la consommation des produits que nous mangeons. Par contre, certains de ses comportements rappellent parfois que le mieux est l’ennemi du bien. En effet, comment comprendre que ses agents déversent de l’eau de javel sur des tartes artisanales, confectionnées à des fins philanthropiques selon une recette locale très ancienne, pour les rendre impropres à la consommation ? Comment comprendre que cette institution soit parvenue à décourager un fabricant de fromage de Herve sous prétexte que ses produits sont à base de lait cru, « très dangereux pour la santé ». De mémoire d’homme, de pommier et de vache, il n’est pas d’exemples de personnes mortes pour avoir consommé de la tarte artisanale et/ou du fromage de Herve. Ces comportements de l’AFSCA sont d’autant plus incompréhensibles qu’à côté de cet aspect tatillon de la prévention sanitaire, on laisse les Belges se gaver d’huile de palme, de viandes étrangères « fabriquées » loin des normes d’hygiène exigées de nos élevages, d’alcool et de tabac de toutes natures, pourtant nuisibles à la santé, coûteux pour la sécurité sociale mais qui rapportent gros à l’Etat sous forme de taxes diverses... Deux poids, deux mesures, incohérence, bêtise, hypocrisie... 

                    Quand la connerie - merci d’excuser ce terme violent, mais il me paraît tout à fait approprié - s’invite jusque dans l’AFSCA, il est grand temps que le bon sens fasse son travail d’utilité publique pour que cette connerie ne contamine pas toute une population !!!

    Respect animal

                    Un mot, encore, sur l’abattage des bêtes sans les avoir assommées préalablement. J’ai assisté, dans ma jeunesse, et il n’y a pas si longtemps encore, à la saignée de canards, de porcs, à la décapitation d’oies et de poules sans que ces animaux aient été « endormis ». Ce qui n’a pas empêché qu’ils aient été préparés, cuits et consommés pour le plus grand plaisir des convives et que personne n’en soit mort. Pourtant, depuis quelques années, la cause animale a développé des exigences plus restrictives, que l’on peut comprendre dans une société civilisée et qui doivent être respectées par toutes celles et tous ceux qui y vivent ou viennent s’y installer.

    Société civilisée

                    Je disais « société civilisée » Mais est-ce vraiment le cas ? Une société qui légifère pour que les animaux soient respectés, qu’ils vivent et meurent dans la dignité et qui, en même temps, refuse les mêmes droits à certaines catégories de ses citoyens, est-elle vraiment civilisée ? Quand elle ferme les yeux sur les conditions de vie des sans-abris, quand elle impose à certains de ses membres de devoir choisir entre se nourrir ou se chauffer ou se soigner ou se loger, quand un belge sur cinq flirte avec le seuil de pauvreté ou est carrément en dessous, est-elle vraiment civilisée ? Quand la générosité des citoyens (Télévie, Cap 48, Action Damien, Îles de Paix, 11.11.11...) doit pallier les insuffisances de cette société dans des domaines fondamentaux où celle-ci a pourtant le devoir d’être présente et efficace... est-elle vraiment civilisée ?

                    Quand le manque de bon sens - j’allais dire connerie - pollue la hiérarchie des valeurs au coeur même d’une société, il est grand temps que chaque membre de celle-ci fasse, à son niveau, action d’utilité (personnelle et) publique pour remettre l’essentiel en tête de liste de nos préoccupations collectives. Sensibilité et respect à l’égard des animaux ? C’est nécessaire ! Mais humanité avec nos voisins du village, du pays, de la planète entière, c’est prioritaire, indispensable pour que notre société, celle que nous fabriquons, mérite  le label de société civilisée.

    Source & Texte > Bruno Heureux.

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > … Du "RÊVE" européen au "CRÈVE !" de l'Europe

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                    Au moment où le peuple grec refuse les propositions européennes et celle du FMI, synonymes d'une austérité encore accrue et insupportable, il n'est pas inutile de porter un regard critique sur l'attitude de l'Europe face à une série de situations et événements actuels.

                    Elle, qui se dit et veut être un modèle de démocratie et de défense des droits de l'homme, a laissé pourrir des problèmes qu'elle n'a pas eu le courage d'affronter et de résoudre au moment opportun, avec lucidité, responsabilité et générosité. Pour avoir reporté, sans cesse à plus tard, des réponses concrètes et efficaces aux difficultés rencontrées, internes et externes à ses frontières, elle en est venue à renier ses valeurs fondamentales tout en montrant au monde ses divisions entretenues par l'égoïsme de chacun de ses états.

                    Dans ce cadre, il est écœurant de constater que l'Allemagne, qui a bénéficié de la remise de toutes ses dettes et d'une solide solidarité internationale après la seconde guerre mondiale, semble avoir oublié ces largesses et se montre l'adversaire le plus impitoyable de la Grèce. Vous avez dit mémoire courte et ingratitude ? Oui, c'est bien de cela qu'il s'agit.

    Du  "RÊVE" européen au "CRÈVE !" de l'Europe

                    Il y a parfois très loin du rêve à la réalité ! C'est ce que doivent se dire ces centaines de milliers de désespérés qui ont tout risqué, même leur vie pour rejoindre leur eldorado commun, l'Europe.

                    Pourquoi cet exode ? Pour fuir guerres, conflits raciaux et/ou religieux, injustice économique et sociale, dictature, corruption, faim, pauvreté, maladie... Pour, au terme d'un périple ruineux et hasardeux, trouver une terre accueillante où ils pourront s'installer avec leurs enfants en toute sécurité, avoir accès à l'éducation, aux soins de santé, au travail ; un continent où les attendent, pensent-ils, un mieux vivre, où, croient-ils, règnent, sans restriction aucune, liberté, égalité, fraternité ; où chacun, blanc, noir, jaune, métissé, homme, femme, enfant, homosexuel, transgénique, croyant, agnostique, pauvre, travailleur, sans emploi, sans logis... est respecté dans sa différence et peut vivre dignement. En résumé, fuir l'horreur et atteindre leur Graal au nom prometteur de "rêve européen".

                    S'il y a loin du rêve à la réalité, par contre, le "rêve européen", lui, est parfois très proche du " Crève !" de l'Europe ! Comment les victimes d'un monde gangréné par la barbarie et l'égoïsme pandémiques pourraient-elles contredire ce constat ? Elles qui ont vécu, en cours de route, et vivent encore, à leur arrivée sur notre continent, la fin de leur rêve ! Un rêve qui "crève" tel une baudruche, souvent dans l'indifférence générale, parfois accompagné de la compassion frileuse des pays européens, spectateurs passifs de tragédies répétées à leur porte. Car ils ne sont pas les bienvenus chez nous, ces assoiffés de vie ; d'ailleurs, la réponse européenne à leurs attentes et leurs espoirs reste dans les faits, quelle que soit la formule utilisée, "Crève, le plus loin possible de chez nous!" C'est donc cela le rêve européen ?

                    Un rêve décevant pour de nombreux citoyens ordinaires des anciens pays de l'est, dont certains vont jusqu'à regretter le régime communiste : pas riches alors, certes, et sans liberté d'expression, ils avaient tous droit au travail, à l'enseignement et aux soins gratuits.

                    Les Grecs aussi déchantent ; pourtant, croyant tellement au rêve européen qu'ils avaient falsifié leurs comptes, avec, il faut oser le dire, la complicité tacite de leurs futurs partenaires et les magouilles de financiers complaisants, aujourd'hui mués en charognards.

                    Chez nous aussi, la déception grandit. Faute d'avoir uniformisé les politiques des états membres en matières économique, sociale, de travail, de justice, d'immigration, L'Europe a permis que se développent concurrence interne déloyale, injustice croissante, mainmise des grands états sur les orientations et décisions, renforcement du chacun pour soi, défense d'intérêts électoraux, deux poids deux mesures où il vaut mieux s'appeler Allemagne et France qu'Irlande et Portugal, chantage qu'elle stigmatise chez certains mais qu'elle accepte de la Grande-Bretagne qui, elle aussi, pourtant, va décider de son sort européen par un référendum.

                    En conclusion, deux constats alarmants, formulés de façon volontairement choquante ; tant pis pour les biens pensants ! 

    Chaque pays européen tient à sa souveraineté comme une "vierge effarouchée" à son pucelage… C’est ainsi que flétrissent les vieilles filles délaissées, ce que l’Europe et chaque état membre risquent de devenir. Certes, perdre son pucelage peut être un moment douloureux ; mais après, que de plaisir(s) possible(s) !!! Certains appellent ce passage initiatique « minute de courage politique » : un bel exemple de langue de bois !  

                    A force de pratiquer la culture intensive de ses égoïsmes, l'Europe semble avoir perdu son humanité, voire son humanisme, son sens des responsabilités et sa position privilégiée dans le monde. Qu'attend-elle pour changer ?

    Source & texte > Bruno Heureux > Photo > http://rodolediazc.blogspot.be

  • MOTS CŒUR & MOT TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > L’ISLAM & LE CORAN

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    L'Islam et le Coran

                    Il y a quelques mois, après avoir commencé la lecture du Coran (Voir Archives) je vous faisais part de mes premières impressions : "en gros", de même que le Christianisme, je disais que l'Islam est une "religion d'amour". La suite de ma lecture m'amène à nuancer ce constat général. Et cela, en compagnie d'un des lecteurs de mes rubriques qui, lui aussi, a lu le Coran et m'a fait part de certaines remarques que je vous livre avant d'y apporter, à mon tour, quelques précisions.

                    Ce lecteur me dit dans son courriel qu'il a lu "Le Coran" de D. Masson, paru en 1967. Personnellement, sur les conseils de Gabriel Ringlet et d'amis musulmans, j'ai lu la version de Chouraqui, éditée chez Laffont ; préférée à beaucoup d'autres à l'authenticité mise en doute[i], cette version est d'autant plus intéressante que son auteur a également traduit la Bible ; cela lui permet de souligner, tout au long de son ouvrage, certains points de comparaison très intéressants entre ces deux "livres inspirés", références pour les croyants de ces deux religions. En me conseillant également de lire "Coran, mode d’emploi" de Farid Esack, Gabriel Ringlet m'a m'évité l'écueil qu'aurait été de vouloir lire, traiter et interpréter le Coran comme un livre ordinaire. Or, comme la Bible, ce livre se lit à petites doses entrecoupées de profondes réflexions et de nombreux retours en arrière pour être sûr d'avoir bien compris la signification exacte des mots et le sens précis des phrases dont la forme poétique et allégorique peut dérouter.

                    Au cours de sa lecture du Coran, mon correspondant a noté diverses remarques, contradictions, impossibilités, erreurs... dont je vous livre, en substance, quelques exemples significatifs.

                    "L'Islam, religion d'amour ?" Pour le fidèle, certainement : appel à l'équité, la patience, la mansuétude, l'aide au pauvre, le rachat du captif... Mais aussi : "Tranchez les mains du voleur et de la voleuse". Le prophète souhaite aussi que meure un de ses oncles et le condamne au feu éternel !!! Concernant l'attitude vis-à-vis des étrangers, il constate que certaines étrangères sont des esclaves sexuelles de fidèles.  L'hostilité envers les incrédules est omniprésente, dont le comble est exprimé en ces mots crus : "Juifs et chrétiens, que Dieu les anéantisse !"  Enfin, il a lu que le port du voile par la femme est bien recommandé et que la création s'est effectuée en 6 jours et non 7.

                    Enfin, il constate que le Coran n'est pas aussi intemporel, aussi intangible que certains voudraient le faire croire : en effet, le prophète lui-même a abrogé certains versets révélés à La Mecque au profit d'autres reçus à Médine. C'est ainsi qu'on peut lire : "Dès que nous abrogeons un verset, nous le remplaçons par un autre meilleur ou semblable." Le problème, dit à juste titre mon correspondant, c'est que les spécialistes eux-mêmes hésitent sur la provenance de la révélation... Que faut-il en penser ? Quelle partie faut-il jeter ?

                    Un immense merci à cet interlocuteur pour sa lecture attentive et critique ainsi que pour ses observations que j'ai également eu l'occasion de vérifier lors de mes propres lectures.

    Aujourd'hui, comment lire le Coran ?

                    Il n'est pas inutile, avant d'aller plus loin, de rappeler quelques dates essentielles dans les



    [i]La même multiplicité  de sources se retrouve pour l'Evangile où, à côté des quatre versions reconnues officiellement par l'Eglise catholique, il existe toute une série d'évangiles apocryphes qui n'ont pas résisté à l'analyse fouillée des exégètes depuis 2000 ans.

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  • LE MOT DE BRUNO HEUREUX > "L'ECLIPSE ECLIPSEE"

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    Réponses au « -mot-de-bruno-heureux-l-eclipse-eclipsee »

    Eclipse

                    Suite à une erreur à l'imprimerie, le titre "L'éclipse éclipsée"  s'est transformé en " L'éclipse éclisée " et a donc perdu tout son sens. Il s'agissait, en fait, de souligner que l'observation de l'éclipse de soleil avait été rendue impossible, autrement dit "éclipsée", par la présence de nuages. Désolé pour cette coquille.

    Compromis-sion

                    Deux lecteurs m'ont vertement reproché d'avoir été injuste avec Charles Michel. Je parlais, en effet de compromission lorsque le premier ministre refusait de dénoncer nommément les membres du gouvernement issus de la NVA et le président de ce parti pour certains de leurs comportements, fréquentations et propos douteux à caractère raciste.

                    Ces lecteurs argumentaient que le pays avait besoin d'un gouvernement stable pour effectuer les réformes qui sont indispensables et urgentes pour son avenir ; que dans cet esprit, nommer et stigmatiser publiquement Bart De Wever ainsi que ses ministres et secrétaires d'état, risquait de mettre en péril la vie même du gouvernement ; que ce que j'appelais compromission était, au contraire, une attitude politiquement correcte, responsable et nécessaire, voire courageuse.

                    Si je les ai bien compris, en politique, pour parvenir à ses fins, même louables, tous les moyens sont bons même les moins honnêtes réprouvés ailleurs ! Y aurait-il une morale et une moralité différentes en politique - et plus largement dans les hautes sphères de toutes les formes de pouvoir - à celles exigées en éducation, dans les relations humaines... en un mot, dans le monde "normal" du commun des mortels ? Je ne le pense pas et j'espère - je crois en connaître - qu'il est des politiques et des responsables économiques qui partagent mon opinion.

                    Certes, notre pays a besoin de stabilité pour permettre des réformes en profondeur ; mais pas à n'importe quel prix. L'honnêteté, intellectuelle et morale, n'est pas un luxe superflu.

    Source & texte de > Bruno Heureux.

  • LE MOT DE BRUNO HEUREUX > A WAREMME > SCRAPBOOKING ET TÉLÉVIE …

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    Les adeptes du scrapbooking sont invité(e)s à aller "scrapper" le samedi.25 avril, de 14 à 22h00, à la salle des Bettos, rue Mulhoff, 70 à 4300 Waremme (Bettincourt).

    Il y aura également des ateliers destinées à celles et ceux qui ne connaissent pas encore le scrapbooking et voudraient s'y initier... Bienvenue à toutes et tous.

    Les frais d'inscription de 10€  et un paiement de l'atelier de 5€/heure de même que les bénéfices de la vente de boissons et sandwiches seront versés intégralement au Télévie.

    Pour tout renseignement : Christine Lagneaux - christine@architectelagneaux.be  - ; versements avec coordonnées complètes  au n° de compte - BE30 3770 6192 2211 -.

    Source & Texte > Bruno Heureux

  • LE MOT DE BRUNO HEUREUX SUR «ÇA BOUGE A LA BIBLIOTHEQUE COMMUNALE DE HANNUT »

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    Samedi 25 avril 2015, de 10h à 13h, animation « HAIKUS »   POUR TOUS.

    « Au cœur des livres, Matinée d’avril, Laissez parler votre cœur » : venez capturer l’instant par l’écriture ou l’illustration de haïkus sur une carte postale,  pour partager vos  ECLATS DE LIRE, vos ECLATS D’AMOUR.

    Projet2.jpgTable thématique : Les histoires d’amour ; les grandes, les petites, les classiques, les pas catholiques… Les histoires d’amour sortent des rayonnages.

    Apéro festif : l’équipe de la bibliothèque met les petits plats dans les grands pour vous accueillir.

    Au plaisir de vous y rencontrer… 

    Bibliothèque communale de hannut 43, rue de Landen – 4280 Hannut – 019/512316

    Scrapbooking et Télévie

    Les adeptes du scrapbooking sont invité(e)s à aller "scrapper" le samedi.25 avril, de 14 à 22h00, à la salle des Bettos, rue Mulhoff, 70 à 4300 Waremme (Bettincourt). Il y aura également des ateliers destinées à celles et ceux qui ne connaissent pas encore le scrapbooking et voudraient s'y initier... Bienvenue à toutes et tous.

    Les frais d'inscription de 10€  et un paiement de l'atelier de 5€/heure de même que les bénéfices de la vente de boissons et sandwiches seront versés intégralement au Télévie.

    Pour tout renseignement : Christine Lagneaux - christine@architectelagneaux.be - ; versements avec coordonnées complètes  au n° de compte - BE30 3770 6192 2211 -.

    Source & Texte > Bruno Heureux