Le "mot" de BRUNO ! - Page 2

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > … PRENEZ MA PLACE

    Prenez ma place

                    « Je deviens vieux, ça ne date pas d’hier et cela ne risque pas de s’arranger dans l’avenir !!! » En spectacle, cette phrase fait éclater de rire. Pourtant, malgré cette évidence et mes articulations qui me rappellent régulièrement que je n’ai plus la souplesse de mes vingt ans et celle exigée dans ma profession d’éducateur physique, j’ai, dans la vie de tous les jours, tendance à croire les personnes qui, découvrant mes 71 ans, me disent poliment que je ne fais pas mon âge.

                    Ce constat est également fait par un de mes amis du même âge qui, il y a peu, a été amené à voyager dans les transports en commun, à une heure de pointe. Il raconte : « Le bus était bondé et je tenais en équilibre en me tenant fermement à une barre et grâce à la présence des autres usagers véritablement collés à moi. Après quelques minutes, me remarquant, un jeune, qui avait trouvé un siège, s’est levé pour me proposer sa place ; sans doute avait-il remarqué que ne suis plus aussi jeune que je veux bien le croire ! Mon arthrose généralisée m’a incité à accepter son offre polie et courtoise, mettant fin ainsi à mon mal de dos et de genoux ainsi qu’à mes illusions sur mon âge trahi par ma carrosserie corporelle endommagée ! »

                    Et de me décrire ce jeune : «  Teint mat, français à l’accent « nord-africain », coiffure à l’iroquoise, anneaux dans les oreilles, casquette à la visière dans le cou, tatouage sur les avant-bras : en résumé, le portrait typique et caricatural d’un de ces jeunes « étrangers » que les parents de bonne famille ne voudraient pas comme compagnon de leur fille parce que, certainement mal élevé, fainéant, peut-être voleur à l’étalage et/ou drogué, voire dealer !!! Pourtant, ce n’est pas un « vrai Belge, de souche » qui a eu cette marque de respect pour mon (grand ?!) âge, mais cet étranger, certainement un Belge d’origine magrébine, de la troisième  génération. Comme quoi, apparences, amalgames, caricatures et préjugés sont souvent trompeurs. »

                    Cette petite histoire et sa conclusion auraient pu être les miennes si bien que, comme mon ami, je dis « Merci à vous, jeune homme ! »

    Source & texte de Bruno Heureux

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > … TU PARLES À TOUT LE MONDE

    Tu parles à tout le monde

                    Cette réflexion, une de mes petites-filles me la fait régulièrement, c’est-à-dire chaque fois que je l’accompagne pour du « magasinage », pour une visite, à un spectacle. C’est vrai, je prends le parti délibéré non seulement de dire « bonjour » aux passants que je croise dans la rue, mais également d’adresser la parole aux personnes qui, comme moi, attendent patiemment leur tour, à une caisse du centre d’achats, au distributeur de billets de la banque, au parc à conteneurs, dans la salle d’attente du médecin… Conversations parfois « sérieuses » mais le plus souvent « humoristiques » qui ne m’ont jamais attiré un regard réprobateur ou une réaction négative de la part d’une personne interpelée (toujours poliment, vous me connaissez !).

                    Parfois, cette petite-fille va plus loin dans son constat son jugement ? Et me lance : « Papy, tu déconnes ! ». Le terme je suis certainement de ceux qui ont contribué à le lui apprendre !!! - est juste et correspond bien aux propos échangés avec mes interlocuteurs lorsque ceux-ci renchérissent sur la plaisanterie que je leur ai lancée. Si bien que, je l’avoue, l’échange tourne parfois à la «Déconnade »… à notre plus grand plaisir et parfois à une certaine gêne de ma petite-fille de voir son papy se laisser aller à d’horribles jeux de mots ou blagues, dignes d’un étudiant attardé.

    Je déconne ? Oui ! Mais pourquoi m’en priverais-je alors que certains de nos (Ir) responsables politiques et syndicaux ne s’en privent pas !

    Source & Texte > Bruno Heureux > Photo JCD

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > ... « STAGIAIRES »

    Stagiaires

                    Le hasard m’a fait rencontrer, au cours de ces dernières semaines, des étudiant(e)s stagiaires en pharmacie, médecine, soins infirmiers, ergothérapie, enseignement. Leur regard unanime porté sur leurs stages et les établissements qui les ont accueillis est interpelant.

                    D’un côté, tous estiment que ces périodes de formation à leurs futurs métiers sont indispensables ; elles leur permettent, notamment, de voir si leurs choix sont judicieux ou, au contraire, s’ils ont été faussés par une vision idyllique et erronée loin de la réalité. Et de louer les membres du personnel qui, chargés de les encadrer, leur donnent l’occasion de mettre en pratique gestes, comportements, théories apprises lors de leurs cours théoriques ; ces étudiants estiment que les conseils et remarques de professionnels chevronnés les aident à se perfectionner.

                    Par contre, tous, sans exception, ont vécu l’expérience douloureuse, voire traumatisante, d’un membre de ce personnel acariâtre, hautain, violent verbalement, n’épargnant rien aux malheureux stagiaires confiés à leur garde, dont ils semblent avoir oublié qu’ils sont en formation et que celle-ci peut induire des erreurs : un personnel qui semble avoir également oublié qu’un jour il est aussi passé par ce stade intermédiaire entre l’école supérieure et la vie professionnelle : reléguer systématiquement les étudiants dans les tâches les moins valorisantes et peu formatrices, remontrances violentes à répétition parce que « tu traînes… », Parce que « j’ai autre chose à faire que de traîner un gros sac derrière moi… » Parce que « tu n’es bon à rien… », Parce que « je me demande comment tu as pu passer en deuxième… » et autres gentillesses du même genre. Des personnes qui considèrent les stagiaires comme du personnel de seconde main, voire de « la crotte, de la m…. ». Il faut souvent une dose de vrai courage pour résister à ce harcèlement - sans manifester sa révolte, car les points obtenus à l’issue du stage dépendent en bonne partie de ce personnel - qui a déjà amené, malheureusement certains élèves plus fragiles à abandonner leurs études.

                    L’accueil, l’écoute, la patience, les conseils judicieux, les remarques faites posément et de façon constructive restent la base de tout responsable de stage d’un jeune en apprentissage.  Certains semblent avoir oublié qu’une part de leur mission est pédagogique.

    Source & texte Bruno Heureux > illustration > Sudinfo © Reporters

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > JOURNEE « VILLE PROPRE »

    Journée « ville propre »

                    Bonne nouvelle : il y a quelques jours, des volontaires hannutois, comme ceux d’autres communes, ont participé au nettoyage de leur environnement immédiat. Superbe initiative citoyenne.

                    Mauvaise nouvelle : l’année prochaine, une opération identique devra être mise sur pied parce qu’entretemps les actes d’incivilité n’auront pas cessé, loin de là !

                    Bonne nouvelle : en 2017, des volontaires hannutois, comme ceux d’autres communes, participeront au nettoyage de leur environnement immédiat. Superbe initiative citoyenne.

                    Mauvaise nouvelle : l’année suivante, une opération identique devra être mise sur pied parce qu’entretemps les actes d’incivilité n’auront pas cessé, loin de là !

                    Mais quand donc les auteurs d’incivilités comprendront-ils que de petits gestes de simple politesse, de simple respect des autres et de soi peuvent améliorer la qualité de vie de l’ensemble de la population ? Ces pollueurs mériteraient que l’on dépose dans leurs boîtes aux lettres, dans leurs voitures, dans leurs jardins, les mégots, papiers, canettes, pneus, bouteilles, matelas, litières pour animaux, couches souillées... Cet « œil pour œil, dent pour dent » les irriterait, mais, sans doute serait-il plus efficace.

                    Les lecteurs fidèles et attentifs auront remarqué qu’à un chiffre près - le 6 transformé en 7 - je vous ai déjà envoyé exactement le même texte, il y a un an à la même époque, et qu’il n’a en rien perdu de sa vérité. J’ose parier qu’il en sera encore de même dans douze mois !!!

    Source & texte de > Bruno heureux > Photo Gestion Centre Ville

  • PENSEES POUR LES PROCHAINES SEMAINES > DANS LE CADRE DE MOTS CŒUR & MOTS TUS DE BRUNO HEUREUX

    « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. »     Nelson Mandela.

    « Ne sous-estimez jamais le pouvoir d’un petit groupe de citoyens déterminés à changer le monde. En fait, cela ne s’est jamais passé autrement. »     Margaret Mead.

    « Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient. »       Charles Caleb Colton.

    « Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. »     Gandhi.

    « A quoi sert la lumière du soleil, si on a les yeux fermés ? »     Proverbe arabe.

    Source (Reprise de textes)> Bruno Heureux.

    Le site des caricatures des dessinateurs de presse > http://www.lesoir.be

  • LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > L’HOMME DANS LA CITÉ

    L’homme dans la cité

                    « Pourvu que nous vienne un homme, aux portes de la cité, que l'amour soit son royaume et l'espoir son invité ! Et qu'il soit pareil aux arbres que mon père avait plantés, fiers et nobles comme soir d'été. Et que les rires d'enfants, qui lui tintent dans la tête, l'éclaboussent d'un reflet de fête…

                    Pourvu que nous vienne un homme, aux portes de la cité, que son regard soit un psaume fait de soleils éclatés ! Qu'il ne s'agenouille pas devant tout l'or d'un seigneur, mais parfois pour cueillir une fleur. Et qu'il chasse de la main, à jamais et pour toujours, les solutions qui seraient sans amour…

                    Pourvu que nous vienne un homme, aux portes de la cité, et qui ne soit pas un baume, mais une force, une clarté ! Et que sa colère soit juste, jeune et belle comme l'orage ; qu'il ne soit jamais ni vieux ni sage. Et qu'il rechasse du temple l’écrivain sans opinion, marchand de rien, marchand d'émotions…

                    Pourvu que nous vienne un homme, aux portes de la cité, avant que les autres hommes qui vivent dans la cité, humiliés, l'espoir meurtri, et lourds de leur colère froide, ne dressent, au creux des nuits, de nouvelles barricades… »

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                    Non, ce superbe texte n’est pas de moi, simple artisan-poète-chansonnier ; il est né au carrefour de l’imagination et de la plume du plus grand auteur-compositeur-interprète de notre pays, Jacques Brel. Enregistrée en 1958, cette chanson est l’expression poétique des aspirations du poète, certes, mais aussi des hommes et femmes de bonne volonté de l’époque. En effet, en pleine guerre froide, les citoyens du monde espéraient autre chose qu’une paix sur le qui-vive, l’arme à la main. Leur espoir prenait alors la forme du traité de Rome, les bases d’une Europe pacifiée, prospère, solidaire, généreuse et accueillante.

                    Que reste-t-il de cet espoir aujourd’hui ? A vrai dire, pas grand-chose et les fondateurs de cette nouvelle Europe doivent se retourner dans leur tombe en constatant comment leurs successeurs ont trahi et saccagé un projet d’une richesse, d’un humanisme sans pareil. Si bien que, près de 60 ans après avoir été lancé, l’appel du Grand Jacques conserve plus que jamais toute sa lucidité, tout son idéalisme, toute sa force, toute son impérieuse nécessité. Vous en doutez ? Prenons alors la peine, le temps de lire ensemble ce qu’un analyste du XXIe siècle, pourrait écrire aujourd’hui, sans doute avec moins de poésie mais avec autant de justesse.

                    Pourvu que nous viennent des femmes et des hommes au sein de notre cité ; des femmes et des hommes donneurs spontanés pour la greffe dont notre cité a besoin d’urgence, celle d’un cœur qui bat au rythme de l’amour et du respect de l’Autre.

                    Des hommes et des femmes semeurs d’espérance et de bonheur partagés ; grands, dignes et respectables de par leurs nobles convictions ; fiers d’être des femmes et hommes d’État responsables, au service des citoyens ; à la vision humaniste et généreuse, qui éclaire notre présent, assure l’avenir des générations à venir et, en tout temps, protège les plus faibles.

                    Des femmes et des hommes qui ne s’agenouillent pas devant le dieu profit et ses saints que sont la corruption et la compromission ; qui ne cèdent pas aux pressions et chantage des lobbies ; qui préfèrent donner plutôt que prendre et se lancer dans des entreprises désintéressées, gratuites, belles, pour le simple plaisir d’ensoleiller la vie de celles et ceux qui les ont choisis pour les représenter.

                    Des hommes et des femmes qui, inébranlables dans leurs éthiques convictions, osent sortir des rangs de la pensée unique et partisane ; dignes de confiance dans leurs promesses mesurées, de parole dans leur réalisation et apportant des solutions efficaces aux problèmes rencontrés.

                    Des femmes et des hommes enthousiastes et intègres, s’emportant, quand nécessaire, avec l’élan, la générosité et la fougue de la jeunesse pour dénoncer, sans langue de bois, les idéologies, paroles et comportements, d’où qu’ils proviennent, indignes  d’une cité démocratique et humaine qui mérite ce nom ; refusant d’être complice et désavouant leurs propres amis qui trahiraient leurs valeurs communes.

                    Des hommes et des femmes attentifs aux humiliés, désespérés, révoltés, isolés… qui se laissent éblouir par la poudre aux yeux et les discours simplistes de faux prophètes semeurs de peurs et de repli sur soi. Attentifs, également, aux estropiés de la vie qui, sans secours, sans recours et manipulés par des bonimenteurs sans scrupules, rejettent sur l’Autre, différent, inconnu, étrange, étranger, la faute de leur situation précaire et de tous leurs maux. Attentifs, enfin, aux extrémistes, racistes et intégristes qui dressent de nouvelles barricades d’intolérance, d’égoïsme, de haine entre des gens, des peuples, des croyances qui, en se connaissant mieux, pourraient développer un vivre ensemble de qualité, levain d’un monde meilleur.

                    Pourvu que nous viennent des hommes et des femmes, au cœur de notre cité, que celle-ci ait pour prénom Belgique, Europe ou Planète Terre ! Appel d’urgence est lancé aux femmes et hommes de bonne volonté : noirs, blancs, roux, jaunes, rouges, verts, albinos, irisés… barbus, poilus, moustachus, imberbes, chauves… homos, hétéros, transgenre… juifs, musulmans, chrétiens, animistes, bouddhistes, agnostiques... toutes et tous sont les bienvenus, jeunes ou plus âgés, diplômés ou pas, avec ou sans permis de séjour et/ou de travail… à la seule condition d’être honnêtes et respectueux de l’Autre ! Ça doit pouvoir se trouver !

                    Merci à Jacques Brel, visionnaire, qui nous a permis une nécessaire piqûre de rappel d’humanisme à portée de main et de cœur.

    Source & texte de > Bruno Heureux. Illustration > Genius

  • MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > TROIS ARTICLES

    Des congères dans la ville

                    Je vais finir par croire que, pour certains Hannutois,  je suis devenu une sorte de boîte aux lettres où l’on dépose ses plaintes, en dernier recours, après avoir épuisé, disent-ils, tous les autres. Lorsqu’elles sont fondées et dignes d’améliorer le mieux vivre ensemble, je les relaie auprès des lecteurs.

                    Plusieurs personnes âgées - c’est-à-dire encore plus âgées que moi (71 ans !) - m’ont fait part de leurs difficultés à circuler dans Hannut-ville lors des périodes enneigées. En effet, constatent-elles, chaque commerçant balaie la neige le long de sa façade et devant sa porte, la repoussant au bord du trottoir, le long de la route. Or, les chasse-neige repoussent, eux aussi, la neige sur le bord de la route, même sur le bord du trottoir. Les deux actions combinées forment un tas de neige continu en bordure de trottoir, rendant très difficile, voire impossible, la traversée de la route. Comme le font déjà quelques-uns, chaque habitant, commerçant ou privé, ne pourrait-il pas, chaque jour, dégager dans cette congère artificielle un passage sécurisé, de la largeur d’une personne, pour permettre à tout un chacun de changer de trottoir sans devoir se chausser de bottes hautes, d’après-ski et, surtout, sans risquer la chute ? Bonne question dont la réponse va de soi et qui est simple à concrétiser quand on pense un peu aux autres.

    Avis à la population

                    Après l’assaut hivernal et, notamment, la coupure d’électricité, plus moins longue selon les quartiers et villages de l’entité hannutoise, beaucoup ont regretté de n’avoir reçu aucune explication, aucun avis officiel de la commune concernant les tenants et aboutissants de la situation catastrophique. Ils auraient souhaité que des voitures radio parcourent prudemment toutes les rues du Grand-Hannut pour préciser aux habitants l’ampleur de la situation, ses conséquences possibles pour les particuliers, les contacts pris avec le  distributeur d’électricité pour évaluer la durée approximative de la panne avant un retour à la normale ; en résumé, pour rassurer les gens et leur éviter le sentiment d’abandon par les autorités locales qu’ils ont éprouvé.

                    Comme l’a répondu le bourgmestre face à ces critiques, ce n’était pas à la commune d’assurer cette mission, mais à la compagnie d’électricité. Rien à redire, c’est vrai ! Pourtant, d’autres communes, dans la même situation, ont assuré elles-mêmes ce service à la population, estimant qu’en pareilles circonstances, le devoir de responsables communaux dépassait les limites de la stricte réalité administrative ; ce geste de savoir-vivre ensemble mérite d’être souligné et devrait servir d’exemple à l’avenir, si pareille situation devait se reproduire ; c’est en tout cas ce qu’estiment les citoyens hannutois qui m’en ont parlé.

                    A propos de neige et de coupures d’électricité, ce fut, en quelque sorte, le baptême du feu pour le gouverneur de la Province de Liège, Hervé Jamar. Certes, une situation complexe à gérer, mais sans aucune mesure avec celle que doit gérer aujourd’hui le gouvernement fédéral, à savoir la récupération d’entre 2.200 milliards et 3.200 milliards d’euros suite à des prévisions de recettes trop optimistes. Je ne crois pas me tromper si j’avance que l’ex-bourgmestre hannutois, un homme de terrain, a préféré, de loin, gérer la crise hivernale que celle du budget et des finances publiques.

    Illuminations

                    Le hasard m’a fait rencontrer, durant la période des fêtes de fin d’année, plusieurs commerçants à la tête d’enseignes qui ont pignon sur rue et une excellente réputation à Hannut. Tous partageaient un sentiment mitigé par rapport à la façon dont les rues principales de Hannut étaient illuminées par les vitrines des magasins.

                    En soirée, certaines restaient illuminées jusque 22h00 ; c’étaient principalement celles des anciens commerçants et de quelques collègues plus récents qui avaient suivi le bon exemple. Par contre, toujours selon eux, trop de nouveaux commerces, dont les gérants n’habitent pas nécessairement sur place, éteignaient les lumières de leurs étalages dès la fermeture du magasin, vers 19h00 au plus tard, alors que la technologie permet l’allumage et l’extinction automatique des vitrines, soit à distance soit avec des minuteries. Ils s’interrogeaient encore sur l’opportunité pour l’administration communale d’investir dans l’éclairage festif des ronds-points d’accès à la ville et dans les rues de celle-ci si, dès 19 h00 et faute de suffisamment de vitrines éclairées, Hannut ressemblait très, trop tôt à une ville "morte", excepté la Grand-Place et ses alentours immédiats.

                    Et de regretter l’époque glorieuse de la Quinzaine Hannutoise originelle, à laquelle, sous la houlette de vraies personnalités, tous les commerçants participaient activement et solidaires les uns avec les autres, décoraient leurs devantures jusque tard dans la soirée, se montraient disponibles pour une caravane publicitaire, pour l’installation des urnes destinées à la récolte des bons, se relayaient pour le relevé de ces urnes, pour le tirage au sort journalier qui permettait à tout un chacun, petit ou gros budget-dépenses, de pouvoir gagner…

                    Nostalgie quand tu nous tiens ! Sans doute, car nous ne vivons plus à la même époque. Mais il y a une bonne part de vérité dans leur constat, car un meilleur esprit de solidarité ne ferait de tort ni au commerce hannutois ni à la bonne réputation de la ville.

    Source & textes > Bruno Heureux.> illustration capture GOOGLE

  • CE LUNDI 14 À 14H > “ LA DISPARITION TRAGIQUE DES ABEILLES SAUVAGES » ? > GRANDE CONFÉRENCE AVEC LE CCHANNUT >

    “ La disparition tragique des abeilles sauvages ? Séparons le vrai du faux ” par Nicolas VEREECKEN

    Nicolas J. Vereecken est professeur et chercheur en agro écologie de l’ULB.

    En Wallonie, plus de 350 espèces d’abeilles sauvages comprenant des bourdons, des andrènes, des osmiés, des halictes, etc. sont présentes dans nos jardins, prairies, bois... En butinant les fleurs, ces abeilles sauvages participent à la reproduction des plantes sauvages et cultivées. Elles assurent inlassablement la pollinisation de nos fleurs en fruits et sont donc indispensables au bon fonctionnement de notre environnement.

    Cette étonnante diversité des abeilles, fort méconnue, mérite amplement qu'on s'y attarde étant donné le « caléidoscope impressionnant de formes, de couleurs et de comportements » qu'elle recouvre. C'est ce magnifique sujet que viendra nous présenter le Dr Nicolas Vervecken qui étudie ce sujet avec une passion sans limites.

    Une conférence qui tombe à point nommé avec

    L’opération « Maya » menée par la Ville de Hannut et son département « Eco-Conseil ».

    Infos et réservations : 019/51.90.63 ou info@cchannut.be

    Auditorium Jean Rosoux (académie) de Hannut, rue des Combattants 1. Droit d’entrée aux conférences : 8€.

    L’évènement sur FB > https://www.facebook.com

    https://www.facebook.com/centrecultureldehannut/