Le "mot" de BRUNO ! - Page 2

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    MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > IL Y A DU RECYCLAGE DANS L’AIR.

    Pour les anciens, il y a du recyclage dans l’air.

                    Il y a plus de 16 ans que j’ai terminé ma carrière comme directeur d’école au secondaire à l’Institut Sainte-Begge à Andenne. Mais certains de mes anciens professeurs m’envoient régulièrement de leurs nouvelles, comme  la lettre d’une maman d’élève ; son contenu m’a fait rire aux larmes. Lisez-la et vous comprendrez.

                    Déjà cet été, j’ai adoré les campings qui ne veulent plus qu’on les appelle campings parce que ça suscite instantanément dans l’esprit des gens l’image de Franck Dubosc en moule-boules ou de Roger et Ginette à l’apéro avec casquette Ricard et claquettes Adidas. Donc les professionnels de la branche demandent que l’on dise désormais « hôtellerie en plein air ». …Ha ha, ça change tout !!! J’ai aussi appris que je n’étais pas petite mais « de taille modeste » et qu’un nain était une « personne à verticalité contrariée ». Si, si !

                Mais rendons à César ce qui lui appartient, l’empereur du genre reste le milieu scolaire et ses pédagos à gogo. J’étais déjà tombée de ma chaise pendant une soirée de parents quand la maîtresse a écrit sur le tableau que nos enfants allaient apprendre à manier « l’outil scripteur » au lieu de tenir un crayon.

    Je me suis habituée au fait que les rédactions sont des «productions écrites », les sorties en groupe des « sorties de cohésion » et les élèves en difficulté ou handicapés des « élèves à besoins éducatifs spécifiques ».

                Mais cette année, sans discussion aucune, la palme est attribuée au Conseil supérieur des programmes en France et à sa réforme du collège. Z’êtes prêts ?... Allons-y. Demain l’élève n’apprendra plus à écrire mais à « maîtriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres ». Il n’y aura plus de dictée mais une « vigilance orthographique ». Quand un élève aura un problème on tentera une « remédiation ».

                Mais curieusement le meilleur est pour la gym… Oups pardon !!! pour l’EPS (Education physique et sportive). Attention, on s’accroche : courir c’est « créer de la vitesse », nager en piscine c’est « se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé et traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête », et le badminton est une « activité duelle médiée par un volant ». Ah! c’est du sportif, j’avais prévenu !... Les précieuses ridicules de Molière, à côté, c’est de l’urine de jeune félidé (je n’ose pas dire du pipi de chat).

                Alors, les amis, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque et inventons une nouvelle catégorie : la « personne en cessation d’intelligence » autrement dit, le con. »

    Signé Mme Hickx, mère d’une élève.

     

                    Et mon ex-professeur de corriger. « Ah non, re-pardon… Mme Hickx « génitrice d’une apprenante ». Ben oui, un « outil scriptutaire » c'est un stylo, un « référentiel bondissant » c'est un ballon, et un « bloc mucilagineux à effet soustractif » c'est… une gomme. Je pense que les « zzzzzzzélites » qui ont inventé de telles conneries n’en resteront pas là… avant d’être tous en hôpital psychiatrique… pour « remédiation de cessation d’intelligence »…...

                    Bien vu, cher collègue ! Et ta dernière remarque me remet en mémoire quelques réflexions sur la nouvelle catégorie que cette maman a inventée avec beaucoup d’à propos.

    « Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît. » (Michel Audiard) « Les cons gagnent toujours, ils sont trop. » (François Cavanna) « On dit toujours qu'on ne peut pas être et avoir été. Eh ben, j'en connais un, il a été con et il l'est encore. »(Pierre Doris) « Au championnat du monde de la connerie, il finirait 2ème. Il est trop con pour finir premier. » (Coluche)  « Rien n'est plus voluptueux pour un pas con que d'être pris pour un con par un con. » (Frédéric Dard) « Il y aurait plusieurs façons d'être con, mais le con choisit toujours la pire. » (Frédéric Dard)  « Comme disait mon grand-père tout les ans il y a de plus en plus de cons, mais cette année j'ai l'impression que les cons de l'année prochaine sont déjà là. » (Patrick Timsit) « A quoi reconnaît-on un imbécile de haut vol (attention, tous les mots comptent) ? Au bruit qu’il fait en passant le mur du con !!! » (Bruno Heureux)

                    Les cons en ont pris plein la poire dans les citations précédentes. Alors, pour un peu réparer, ce con-seil : « Ne traitez jamais les gens de cons car les con-serves ou les cons-servent, comme vous voulez !!! » Oui, je sais, c’est con, mais c’est de moi, ce qui explique tout !!! Et puis, ça fait du bien de déconner de temps en temps.

     

    Source & textes de > Bruno Heureux.

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    MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > PARLER OU SE TAIRE ! …

    Parler ou se taire

                    « La parole est d’argent, le silence est d’or. » Très populaire, ce proverbe s’avère généralement, à quelques nuances près pourtant, qui méritent le détour. Personnellement, je lui préfère cet autre, assurant qu’« il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler » ; il insiste sur l’indispensable réflexion avant de s’exprimer, pour ne pas avoir à regretter plus tard les mots, idées, phrases et discours prononcés. Donc, prudence avant éloquence. Mais si le silence est préférable au blabla, aux mensonges, aux interventions inadéquates, il est parfois synonyme de couardise, de fuite des responsabilités et synonyme de « Courage, fuyons ! »… Ces considérations préliminaires me sont inspirées par les paroles et les silences de notre Premier ministre, Charles Michel, au cours de ces dernières semaines et, finalement, depuis qu’il est au pouvoir.

                    Constatons, d’abord, que dans le « bordel » social où son gouvernement plonge la Belgique, bien aidé par certains leaders syndicaux, les citoyens ont l’impression - constatent est plus juste - que le bateau national traverse une tempête d’une rare violence ; et, circonstance aggravante, avec à la barre un capitaine snobant les risques de chavirage, incapable de donner les ordres adéquats et d’exécuter les manœuvres qui s’imposent pour ramener le navire en des eaux plus calmes puis à bon port. Un capitaine qui choisit délibérément d’ignorer les dangers mortels des dépressions, ouragans et cyclones que toutes les cartes et prévisions météorologiques lui déconseillent d’affronter vent debout. Preuve de courage ? Non ! Preuve d’obstination orgueilleuse et de témérité irresponsable, qui mettent en danger la vie des citoyens qu’il est censé protéger.

                    Constatons, ensuite, qu’alors que notre pays traverse des moments très chauds et difficiles, Charles Michel se tait lorsqu’il devrait parler et parle lorsqu’il devrait se taire. Par exemple, se tait au lieu de réagir vivement, chaque fois que, de l’extérieur, Bart De Wever attaque le gouvernement dont fait pourtant partie la NVA. Silence assourdissant lorsque deux ministres présentent leur - fausse - démission ; même silence lorsque les ministres de la Justice et de la Mobilité sont incapables de trouver des solutions judicieuses aux problèmes qu’ils ont contribué à créer. Intervention tardive, soutien maladroit et  coupable dans « le cas Galant », une ministre qu’il a protégée au-delà de l’entendement et la décence. Par contre, il aurait mieux fait de se taire, au palais royal, lors de la séance d’hommage aux victimes des attentats et aux services de secours ; car, s’il tenait vraiment à prendre la parole ou était obligé de le faire, il se serait grandi par une très courte intervention du style : « Après avoir entendu de tels témoignages, douloureux et poignants, mais, surtout, dignes, courageux, généreux et humanistes, une simple présence, silencieuse, recueillie s’impose. En ce qui me concerne, mieux que tout discours, elle exprime mon respect à l’égard de tous ceux et celles qui ont vécu ces événements dans leur chair et dans leur cœur ; je leur fais seulement la promesse de tout mettre en oeuvre pour que, plus jamais, les citoyens de notre pays n’aient à affronter pareil drame. » Ces trente secondes, d’humilité, de simple humanité auraient bien mieux honoré le Premier ministre que son discours politicien, essayant de justifier son action, mais qui, surtout, violait l’esprit de recueillement de ce rassemblement !

                    La stature d’homme d’Etat n’est pas innée et ne s’improvise pas, elle s’apprend ; l’ambition personnelle et/ou politique - même justifiée(s) - ne suffi(sen)t pas ; le courage et la compétence, au service désintéressé d’une noble vision à long terme, peuvent contribuer à l’acquérir, au fil du temps et des épreuves. Constatons, notre jeune premier ministre est encore à l’ABC de son apprentissage.

                    Enfin, puisqu’il était question de parler ou de se taire, permettez-moi deux réflexions différentes sur le thème des mots, qui devraient inspirer nombre de nos dirigeants. La première, sur le ton de l’humour, la seconde, plus sérieuse, ont chacune leur part de vérité à méditer.   

    Parler pour ne rien dire.

    Parler pour ne rien dire

    Ce serait, un peu, comme

    péter sans rien sentir :

    le bruit à peine fait

    et même s’il résonne,

    il reste sans effet !!!

     

    Les mots...

    Il est des mots bien creux

    Qui ne veulent rien dire :

    Ce sont les plus pompeux !

    Pareils à des tirelires,

    On n'y met que menue

    Monnaie, menu bon sens ;

    Leur valeur diminue

    Quand croît leur résonance.

    Où sont ces demi-mots

    Qui tiennent des discours ?

    Y-en a pas de plus beaux !

    Pourquoi ? Car ils sont courts !

    Parlons peu, parlons bien,

    Clamons la vérité,

    C'est souvent un moyen

    Ultime de liberté.

    Source & textes de > Bruno Heureux.Illustrations > labophilo & plusbiolavie

    NB Il est possible de retrouver tous les articles de Bruno Heureux sur le site de Hannut, en écrivant : http://hannut.blogs.sudinfo.be/

    Pour un article récent, sous le titre « Catégories », cliquez sur «le-mot-de-bruno »

    Pour un article plus ancien, dans la rubrique archives sélectionnez « Toutes les archives » et cliquez sur «le-mot-de-bruno »

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    MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > UNE MÉDECINE DE PROXIMITÉ

    Une médecine de proximité

                    Un avis dans la presse locale m’interpelle. Il est intitulé « Poste de Garde ». Je vous en rappelle le contenu et, au fur et à mesure, je vous fais part de ce qu’il m’inspire.

                    « A partir du samedi 4 juin 2016, vu la diminution du nombre de médecins généralistes et afin de pouvoir continuer à offrir un service performant à la population, la garde de weekend et jour férié des communes de Hannut et Lincent va être modifiée. Un poste de garde, situé rue Cornuchamp, 95, à Braives… accueillera les patients de Braives, Burdinne, Hannut, Héron, Lincent, Verlaine, Villers-le-Bouillet et Wanze.»

    Comment peut-on en être arrivé là alors que les facultés de médecine ont décider d’organiser un concours à la fin de la première année d’études parce qu’il y a trop de futurs médecins ? Le nombre de généralistes diminue alors que celui des spécialistes augmente. Ce numérus clausus de fait ne devrait-il pas tenir compte de cette réalité à deux têtes très différentes et faire en sorte que les futurs généralistes - qui, au terme de leurs études, ne pourraient pratiquer que cette forme de médecine - aient un nombre d’accès à la profession (n° INAMI) plus important que les futurs spécialistes - qui, au terme de leurs études, ne pourraient pratiquer que cette forme de médecine - ? Certes, le système présenterait des difficultés à être mis sur pied mais répondrait à une réalité criante sur le terrain : il manque de généralistes, surtout en campagne.

                    « Une permanence médicale se tiendra de 08h à 20h, uniquement sur rendez-vous en téléphonant au 019/51.47.80. » Et de 20h au lendemain à 08h ? Médecins absents ? Alors, un conseil, chers lecteurs, évitez d’être malades en dehors des heures de service et, même, prévoyez que vous allez être malades, pour pouvoir prendre rendez-vous !!!  J’ironise, certes, mais… à y bien regarder… je n’en suis pas si sûr !

                    « Vu l’agrandissement du territoire couvert, les visites à domicile seront exclusivement réservées aux patients dans l’impossibilité totale de se déplacer pour raison médicale. Les urgences vitales relevant, quant à elles, du 112. » Comment une impossibilité totale de se déplacer pour raison médicale et les urgences vitales vont-elles être jugées comme telles ? Par un entretien téléphonique sous forme de consultation à distance ?  C’est la porte ouverte aux erreurs de diagnostic et aux conséquences sans doute néfastes pour le patient.

                    Il est de la responsabilité de chacun de recourir au service de garde de façon responsable et civique. » Cette remarque vise, à juste titre, les abus de certains patients dans leur recours au service de garde. Mais responsabilité et civisme ne sont pas demandés aux seuls patients, ils font également partie des qualités que l’on attend des médecins, au service des patients, comme le proclame le serment d’Hippocrate prononcé par chaque médecin au seuil de sa carrière professionnelle ; en voici les premiers engagements.

     « Au moment où je deviens membre de la profession médicale, je m’engage à œuvrer de mon mieux pour une médecine de qualité, au service des personnes et de la société. J’exercerai la médecine avec conscience et application. Au service de mes patients, je favoriserai leur santé et soulagerai leurs souffrances… »

                    Depuis mon enfance, la société est en constante évolution, la médecine également. Mais constatons qu’évolution n’est pas nécessairement progrès, comme dans le cas présent, où les règles de recours au Rôle de Garde dans les régions de Hannut et de Lincent ont dû être adaptées vu la diminution du nombre de généralistes. Une décision que l’on peut donc comprendre mais qui donne une image d’une médecine - en weekend et jours fériés - qui a perdu de sa proximité avec les patients et, plus généralement, de son humanité… mais pas toujours de la faute du corps médical actuel.

                    S’il n’est pas parfait, ce service de garde vaut mieux que rien et répond à une réalité ; mais vaut moins que le temps où le médecin de famille était disponible jour et nuit pour ses patients, exerçant un vrai sacerdoce !  Mais le sens du service au patient n’a-t-il pas évolué, lui aussi, en intégrant, notamment, les notions de vie de famille et de disponibilité pour les propres enfants ? Cela aussi doit être pris en compte.

                    Personnellement, j’ai la chance d’être suivi par un médecin généraliste qui pratique encore sa profession à l’ancienne, avec la disponibilité, la compétence et l’enthousiasme que tout patient est en droit d’attendre de son praticien. Il n’est pas le seul… heureusement. Merci à eux !

    [1] Serment du Conseil national de l’Ordre des médecins de Belgique. (Version juillet 2011)

    Source & texte > Bruno Heureux.

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    MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > … PRENEZ MA PLACE

    Prenez ma place

                    « Je deviens vieux, ça ne date pas d’hier et cela ne risque pas de s’arranger dans l’avenir !!! » En spectacle, cette phrase fait éclater de rire. Pourtant, malgré cette évidence et mes articulations qui me rappellent régulièrement que je n’ai plus la souplesse de mes vingt ans et celle exigée dans ma profession d’éducateur physique, j’ai, dans la vie de tous les jours, tendance à croire les personnes qui, découvrant mes 71 ans, me disent poliment que je ne fais pas mon âge.

                    Ce constat est également fait par un de mes amis du même âge qui, il y a peu, a été amené à voyager dans les transports en commun, à une heure de pointe. Il raconte : « Le bus était bondé et je tenais en équilibre en me tenant fermement à une barre et grâce à la présence des autres usagers véritablement collés à moi. Après quelques minutes, me remarquant, un jeune, qui avait trouvé un siège, s’est levé pour me proposer sa place ; sans doute avait-il remarqué que ne suis plus aussi jeune que je veux bien le croire ! Mon arthrose généralisée m’a incité à accepter son offre polie et courtoise, mettant fin ainsi à mon mal de dos et de genoux ainsi qu’à mes illusions sur mon âge trahi par ma carrosserie corporelle endommagée ! »

                    Et de me décrire ce jeune : «  Teint mat, français à l’accent « nord-africain », coiffure à l’iroquoise, anneaux dans les oreilles, casquette à la visière dans le cou, tatouage sur les avant-bras : en résumé, le portrait typique et caricatural d’un de ces jeunes « étrangers » que les parents de bonne famille ne voudraient pas comme compagnon de leur fille parce que, certainement mal élevé, fainéant, peut-être voleur à l’étalage et/ou drogué, voire dealer !!! Pourtant, ce n’est pas un « vrai Belge, de souche » qui a eu cette marque de respect pour mon (grand ?!) âge, mais cet étranger, certainement un Belge d’origine magrébine, de la troisième  génération. Comme quoi, apparences, amalgames, caricatures et préjugés sont souvent trompeurs. »

                    Cette petite histoire et sa conclusion auraient pu être les miennes si bien que, comme mon ami, je dis « Merci à vous, jeune homme ! »

    Source & texte de Bruno Heureux

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    MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > … TU PARLES À TOUT LE MONDE

    Tu parles à tout le monde

                    Cette réflexion, une de mes petites-filles me la fait régulièrement, c’est-à-dire chaque fois que je l’accompagne pour du « magasinage », pour une visite, à un spectacle. C’est vrai, je prends le parti délibéré non seulement de dire « bonjour » aux passants que je croise dans la rue, mais également d’adresser la parole aux personnes qui, comme moi, attendent patiemment leur tour, à une caisse du centre d’achats, au distributeur de billets de la banque, au parc à conteneurs, dans la salle d’attente du médecin… Conversations parfois « sérieuses » mais le plus souvent « humoristiques » qui ne m’ont jamais attiré un regard réprobateur ou une réaction négative de la part d’une personne interpelée (toujours poliment, vous me connaissez !).

                    Parfois, cette petite-fille va plus loin dans son constat son jugement ? Et me lance : « Papy, tu déconnes ! ». Le terme je suis certainement de ceux qui ont contribué à le lui apprendre !!! - est juste et correspond bien aux propos échangés avec mes interlocuteurs lorsque ceux-ci renchérissent sur la plaisanterie que je leur ai lancée. Si bien que, je l’avoue, l’échange tourne parfois à la «Déconnade »… à notre plus grand plaisir et parfois à une certaine gêne de ma petite-fille de voir son papy se laisser aller à d’horribles jeux de mots ou blagues, dignes d’un étudiant attardé.

    Je déconne ? Oui ! Mais pourquoi m’en priverais-je alors que certains de nos (Ir) responsables politiques et syndicaux ne s’en privent pas !

    Source & Texte > Bruno Heureux > Photo JCD

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    MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > ... « STAGIAIRES »

    Stagiaires

                    Le hasard m’a fait rencontrer, au cours de ces dernières semaines, des étudiant(e)s stagiaires en pharmacie, médecine, soins infirmiers, ergothérapie, enseignement. Leur regard unanime porté sur leurs stages et les établissements qui les ont accueillis est interpelant.

                    D’un côté, tous estiment que ces périodes de formation à leurs futurs métiers sont indispensables ; elles leur permettent, notamment, de voir si leurs choix sont judicieux ou, au contraire, s’ils ont été faussés par une vision idyllique et erronée loin de la réalité. Et de louer les membres du personnel qui, chargés de les encadrer, leur donnent l’occasion de mettre en pratique gestes, comportements, théories apprises lors de leurs cours théoriques ; ces étudiants estiment que les conseils et remarques de professionnels chevronnés les aident à se perfectionner.

                    Par contre, tous, sans exception, ont vécu l’expérience douloureuse, voire traumatisante, d’un membre de ce personnel acariâtre, hautain, violent verbalement, n’épargnant rien aux malheureux stagiaires confiés à leur garde, dont ils semblent avoir oublié qu’ils sont en formation et que celle-ci peut induire des erreurs : un personnel qui semble avoir également oublié qu’un jour il est aussi passé par ce stade intermédiaire entre l’école supérieure et la vie professionnelle : reléguer systématiquement les étudiants dans les tâches les moins valorisantes et peu formatrices, remontrances violentes à répétition parce que « tu traînes… », Parce que « j’ai autre chose à faire que de traîner un gros sac derrière moi… » Parce que « tu n’es bon à rien… », Parce que « je me demande comment tu as pu passer en deuxième… » et autres gentillesses du même genre. Des personnes qui considèrent les stagiaires comme du personnel de seconde main, voire de « la crotte, de la m…. ». Il faut souvent une dose de vrai courage pour résister à ce harcèlement - sans manifester sa révolte, car les points obtenus à l’issue du stage dépendent en bonne partie de ce personnel - qui a déjà amené, malheureusement certains élèves plus fragiles à abandonner leurs études.

                    L’accueil, l’écoute, la patience, les conseils judicieux, les remarques faites posément et de façon constructive restent la base de tout responsable de stage d’un jeune en apprentissage.  Certains semblent avoir oublié qu’une part de leur mission est pédagogique.

    Source & texte Bruno Heureux > illustration > Sudinfo © Reporters

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    MOTS CŒUR & MOTS TUS > LA RUBRIQUE DE BRUNO HEUREUX > JOURNEE « VILLE PROPRE »

    Journée « ville propre »

                    Bonne nouvelle : il y a quelques jours, des volontaires hannutois, comme ceux d’autres communes, ont participé au nettoyage de leur environnement immédiat. Superbe initiative citoyenne.

                    Mauvaise nouvelle : l’année prochaine, une opération identique devra être mise sur pied parce qu’entretemps les actes d’incivilité n’auront pas cessé, loin de là !

                    Bonne nouvelle : en 2017, des volontaires hannutois, comme ceux d’autres communes, participeront au nettoyage de leur environnement immédiat. Superbe initiative citoyenne.

                    Mauvaise nouvelle : l’année suivante, une opération identique devra être mise sur pied parce qu’entretemps les actes d’incivilité n’auront pas cessé, loin de là !

                    Mais quand donc les auteurs d’incivilités comprendront-ils que de petits gestes de simple politesse, de simple respect des autres et de soi peuvent améliorer la qualité de vie de l’ensemble de la population ? Ces pollueurs mériteraient que l’on dépose dans leurs boîtes aux lettres, dans leurs voitures, dans leurs jardins, les mégots, papiers, canettes, pneus, bouteilles, matelas, litières pour animaux, couches souillées... Cet « œil pour œil, dent pour dent » les irriterait, mais, sans doute serait-il plus efficace.

                    Les lecteurs fidèles et attentifs auront remarqué qu’à un chiffre près - le 6 transformé en 7 - je vous ai déjà envoyé exactement le même texte, il y a un an à la même époque, et qu’il n’a en rien perdu de sa vérité. J’ose parier qu’il en sera encore de même dans douze mois !!!

    Source & texte de > Bruno heureux > Photo Gestion Centre Ville

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    PENSEES POUR LES PROCHAINES SEMAINES > DANS LE CADRE DE MOTS CŒUR & MOTS TUS DE BRUNO HEUREUX

    « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. »     Nelson Mandela.

    « Ne sous-estimez jamais le pouvoir d’un petit groupe de citoyens déterminés à changer le monde. En fait, cela ne s’est jamais passé autrement. »     Margaret Mead.

    « Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient. »       Charles Caleb Colton.

    « Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. »     Gandhi.

    « A quoi sert la lumière du soleil, si on a les yeux fermés ? »     Proverbe arabe.

    Source (Reprise de textes)> Bruno Heureux.

    Le site des caricatures des dessinateurs de presse > http://www.lesoir.be