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HANNUT > MARTIN JAMAR > UN EXPLOIT DE PLUS, … > TREKKING & … LES 5.895 METRES DU KILIMANDJARO … UNE HISTOIRE DE VIVRE ENSEMBLE !

Avez-vous déjà ressenti ce besoin de déconnexion totale, ce besoin de respirer dans des grands espaces, de découvrir de nouveaux horizons, cette envie toute simple de faire le point sur vous-même, et d’autre part de vous dépasser, de vous prouver de quoi vous êtes capable ?

De cette réflexion est née vers mars 2017 une envie un peu hors du commun de m’essayer au trekking de hautes montages.   En effet, je retrouvais dans ce sport différentes réponses possibles à mes questions.

C’est ainsi qu’en octobre 2017, j’ai effectué une ascension de 12 jours de l’un des sommets de l’Annapurna (massif de montagnes de l’Himalaya) et l’objectif d’atteindre les 5416 mètres à Pic.  Objectif finalement atteint !   Fort d’une première expérience et avec les mêmes envies (souffler et se poser après une année électorale intense et avant d’assumer pleinement le mandat d’échevin), j’ai entrepris un an plus tard en Tanzanie l’ascension de 7 jours du Kilimandjaro et ses 5895 mètres d’altitude !

L’ORGANISATION DES PROJETS

tanzanie 2.jpgPour les 2 projets, la mise en place a été quasi similaire. Je ne me voyais pas, où je n’osais peut-être pas pour la première fois (avouons-le), réaliser ce challenge seul. Ainsi, j’ai cherché dans mes amis proches qui seraient intéressé pour relever ce défi un peu fou avec moi. Lors des 2 fois, j’ai rapidement trouvé.  Pour le Népal, j’étais accompagné d’un ami d’Eupen, rencontré à l’université, qui avait déjà une première expérience de trek, notamment au GR20 en Corse.  Il avait la même envie que moi. Pour le Kilimandjaro, c’était l’inverse. C’était également un ami d’université, mais non expérimenté dans le trekking. Là, les rôles étaient un peu inversés. Mais pour mes 2 amis et moi-même, la volonté de souffler, faire le point, de découvrir de nouveaux horizons et de culture mais également de se dépasser étaient le leitmotiv premier.

Concernant l’organisation pratico-pratique, nous avons toujours mis en avant la recherche d’une équipe d’encadrant professionnelle, jeune et avec de bonnes références. En effet, nous avons chaque fois trouvé les agences de trekking sur base de recommandations reçues dans nos réseaux respectifs de connaissances.  De cette façon, nous maximisions notre confort, notre rapport qualité-prix et surtout nos chances de réussites (car l’équipe est importantes). Un conseil par contre, réservez sur place et pas sur internet, c’est toujours beaucoup moins cher, plus personnalisé et tout aussi professionnel !

Deux expériences aussi enrichissantes humainement que sportivement !

Sportivement

Ce genre d’aventure est évidemment un challenge sportif physiquement mais selon moi et après-coup, la bonne condition physique n’est pas le point le plus essentiel pour réussir même s’il reste évidemment important.népal.jpg

D’ailleurs, je ne me considère pas comme un « grand sportif ». Bien sûr, je fais un peu de sport (tennis et quelques joggings) et j’accentue cela les quelques mois qui précèdent le trek, mais c’est tout (après tant mieux si la condition physique est d’autant plus grande, cela aidera toujours évidemment). Par contre, un check-up chez son médecin du sport est quand même recommandé. Mais pour moi, la réussite dépend surtout de 2 autres choses : le mental et la faculté qu’a son corps à s’acclimater par rapport à l’altitude.

En effet, le danger est ce qu’on appelle « le mal des montagne ».  Ce n’est pas un symptôme, c’est un réel danger et il peut arriver à tout moment, d’ailleurs quelques personnes, dont 2 touristes ont perdu la vie la même semaine que nous pour des soucis de santé liés à l’altitude ! Le secret est d’y aller « Pole Pole » comme disent les tanzaniens, c’est-à-dire « lentement, lentement ».  Il faut vraiment y aller à son aise, contrôler son rythme cardiaque et laisser le temps à son corps de s’adapter à l’altitude. Vraiment y aller crescendo, est la clé de la réussite mais ce n’est pas une garantie.

nepal.jpgComme je disais plus haut le mental est hyper important, car ce n’est pas toujours facile. Au Kilimandjaro, contrairement au Népal, nous avons fait face à d’atroces conditions climatiques (pluie en permanence, vent et grêle, températures glaciales (comme la dernière ascension nocturne à -15° la nuit).  Nous avons dû dormir tous les soirs dans une tente humide et parfois glaciale la nuit, avec des vêtements souvent tout aussi humides. A ce moment-là, on se demande vraiment quel plaisir on prend à faire cela ah ah ! .  Mais on se remotive toujours et on va de l’avant, c’est là que le mental joue! On se dit que le résultat n’en sera que plus beau !

A la vue du sommet du Kilimandjaro, mon ami et moi sommes d’ailleurs tombés en « larmes » car émus d’y être arrivés malgré les conditions difficiles, et surtout les dernières centaines de mètres éprouvantes au niveau de l’altitude et du mal des montagnes.

Humainement

 Ces expériences permettent à tous les coups de réaliser de magnifiques rencontres sur la route.tanzanie 2.jpg

Des rencontres avec des gens de toutes nationalités, cultures et religions mais qui ont tous le même but, aller de l’avant et grimper au sommet ! On y apprend l’entraide et la solidarité, le « retour aux fondamentaux » et l’oubli du superficiel ! On y rencontre des peuples qui ont peu et qui pourtant vous donnent tout ce qu’ils ont ! Cela fait parfois relativiser les choses..  Parfois, les compagnons de route deviennent même des confidents éphémères, des gens qui ne vous connaissent pas et ne vous jugent pas. Ils vous exposent juste un point de vue !

Tant au Népal qu’en Tanzanie, et je suis sûr partout ailleurs aussi, on retrouve lors de ces expériences, ce genre de personnes qui vous renoue avec le grand « H » du mot « Humanité ».

Source > Texte de & par Martin Jamar

Martin Jamar sur Facebook > https://www.facebook.com/martin.jamar.

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