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VÉLO ÉLECTRIQUE RAPIDE > « SPEED PEDELEC » > IL VOUS RESTE 4 MOIS POUR L’IMMATRICULER !

Dans notre pays, tout véhicule à moteur doit être immatriculé.

Y compris les cyclomoteurs et, depuis 2016, les vélos électriques rapides comme les speed pedelecs, qui peuvent atteindre les 45 km/h.

Mais la DIV n’était pas prête sur le plan administratif, et il a fallu du temps aussi pour s’accorder sur un format adapté. Bref, il y a eu une période de tolérance.

Mais cette fois, la fin de la récré a sonné. Le gouvernement fédéral a accordé un nouveau bois de rallonge mais il semble bien que ce soit la dernière fois ! Un nouvel arrêté royal le précise : vous avez jusqu’au 11 décembre 2018 pour immatriculer votre speed pedelec et vous mettre en ordre. Continuer à ignorer la loi et à rouler sans plaque peut vous coûter une amende de 58 euros (infraction du 1 er degré).

Le Speed Pedelec c’est > (≤ 4000 W et ≤ 45 km/h) est un vélo électrique rapide dont l’assistance au pédalage continue de fonctionner au-delà de 25 km/h. En pédalant simultanément, vous pouvez même atteindre 45 km/h. C’est pourquoi les speed pedelecs sont considérés comme des cyclomoteurs et non comme des vélos.

La plaque est à retirer à la DIV (SPF Mobilité). Elle fait 10 cm de large sur 12 de haut et coûte 42 euros (livraison comprise).

Pour Benoît Godart (porte-parole de Vias, ex-IBSR), il est grand temps que les usagers de pedelecs se conforment à la législation. « J’espère que le gouvernement ne leur accordera plus de nouveau rabiot ! », dit-il. « Car ces engins vont très très vite, il est normal que l’on puisse les identifier en cas d’accident, etc. Or, de la fenêtre de mon bureau, j’en vois passer beaucoup et ils sont rarement immatriculés ».

Au 1 er janvier, le SPF Mobilité totalisait 4.100 speed pedelecs immatriculés. Ce qui ne représenterait qu’une petite minorité, le vélo électrique en question ayant le vent en poupe.

FAQ vélos électriques > https://mobilit.belgium.be/fr/circulationroutiere/legislation_et_reglementation/faq_velos_electriques

Mais pourquoi cette réticence ? « On observe apparemment une très forte résistance de la part des usagers de ce type de moyen de locomotion », répond Benoît Godart. « Le vélo leur procure un sentiment de liberté et ils ont l’impression que l’immatriculation brise leur liberté. Il y a aussi peut-être une question de look ». Ils n’ont pas envie d’enlaidir leur beau vélo design avec… une plaque !

Source > F. DE H. sur votre journal LA MEUSE de ce samedi 18/08/2018

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