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VILLE DE HANNUT > CAMERAS > 23 SITES SOUS SURVEILLANCE

En 2017 le Conseil communal a décidé de placer sous surveillance caméra 23 sites afin de lutter contre les dépôts sauvages.

Un agent constatateur est déjà engagé, ses fouilles ne suffisent pas ?

Grâce aux fouilles de l’agent constatateur, les dépôts sauvages ont diminué, principalement en centre-ville. Cependant en 2017 nous avons remarqué que le phénomène stagnait.

Cela était dû aux difficultés rencontrées pour identifier les pollueurs. Premièrement car les preuves pour identifier les contrevenants devenaient de plus en plus difficiles à trouver. Deuxièmement car parfois les dépôts sont impossibles à fouiller pour des raisons de sécurité (par exemple des sacs déposés dans les dépotoirs des cimetières en si grand nombre qu’ils ont attiré des rats).

Comment ont été choisis les lieux ?

Les zones mises sous surveillance sont toutes considérées comme des points noirs. Cela signifie que des dépôts de toute sorte sont régulièrement effectués. Ce sont des zones qui nécessitent un nettoyage accru par les ouvriers, certains de façon hebdomadaire, d’autre quotidiennement.  De plus ce sont des zones fréquentées par les citoyens qui vivent ces dépôts comme une véritable nuisance.

Certains comités de village nous ont exprimé leur désarroi face à ces dépôts qui nuisent à l’image de leurs villages et donc à leur essor.

C’est pourquoi nous avons décidé dans un premier temps de placer sous surveillance tous les sites de bulle à verre, tous les dépotoirs de cimetière et certains points noirs isolés.

Comment se fera la surveillance ?

Comme l’oblige la loi caméra, ces zones ont été déclarées auprès de la commission de la vie privée et un pictogramme indique la présence de caméra.

Pour l’instant 3 caméras tourneront sur les sites. Si l’opération s’avère positive, le nombre de lieux surveillés ou le nombre de caméra pourraient être augmenté.

C’est l’agent constatateur qui traitera les images des caméras, cependant les images seront à disposition de la police à tout moment.

Quel coût pour la collectivité ?

Chaque caméra a couté 300 € HTVA soit un total de 1089 € TVAC.

L’ensemble des panneaux de signalisation a couté 714.20€ TVAC.

Quelle économie pour la collectivité ?

Nous avons remarqué que le taux de récidivistes était très faibles (environ 2%). En général un pollueur verbalisé ne jette plus ses déchets en pleine nature. Une fois un pollueur identifié, nous sommes en mesure de reconnaitre ses poubelles même si il n’y a pas d’élément de preuve dedans, de plus nous contrôlons l’utilisation de ses containers grâce aux puces.

Chaque pollueur verbalisé est donc potentiellement un pollueur en moins.

Etant donné que les dépôts sauvages monopolisent 3 ouvriers à temps plein (en plus de l’équipe propreté), nous espérons que la diminution des dépôts nous permette d’assigner d’autres tâches à ces hommes (entretien du mobilier dans les villages, tontes des espaces vert etc.…).

Nous comptabilisons environ 10.000€ uniquement pour l’évacuation des déchets abandonnés. A cela il faut ajouter le carburant et l’entretien des véhicules, ainsi que le salaire des ouvriers.

Quels risques pour les pollueurs ?

Il faut savoir que chaque PV est traité par le Justice, soit par le Procureur du Roi, soit par un agent sanctionnateur provincial. Un pollueur verbalisé grâce aux caméras n’a aucun espoir de non-lieu. Une sanction sera toujours décidée. Le montant de l’amende dépendra de l’importance du dépôt. Jusqu’ici les amendes infligées se situait entre 100 et 300€ par dépôt.

Il est important de rappeler que notre taxe poubelle est basée sur un forfait. Cela signifie que même si un citoyen n’utilise pas ou peu ses containers, il devra payer un minimum de 100 euros par an (montant de la taxe pour une personne seule).

Quid des pollueurs insolvables ?

Pour chaque contrevenant, des travaux d’intérêt général sont proposés. Ainsi même un pollueur insolvable peut « réparer » sa faute.

Les amendes sont-elles rentables pour la commune ?

Aucune commune n’engage d’agent constatateur pour gagner de l’argent. Les frais administratifs (courriers recommandés, prix de la procédure auprès de la province etc.) engagés ainsi que le salaire de l’agent constatateur sont rarement « compensés » par les montant des amendes. D’ailleurs en dehors des dépôts sauvages et des jets de mégots nous procédons toujours à une procédure d’avertissement et nous arrivons dans la majorité des cas à mettre fin aux autres infractions sans verbaliser.

Le but est de mettre fin aux incivilités et d’améliorer le cadre de vie des citoyens.

Nous espérons que les économies découleront de la diminution des incivilités (avec une baisse du coût des déchets ramassés par exemple).

Quels autres moyens sont mis en place par la Ville de Hannut pour lutter contre les dépôts sauvages ?

Nous venons d’investir dans 80 nouvelles poubelles dont l’ouverture a été réduite pour empêcher les dépôts de déchets ménagers.

Nous avons décidé d’être particulièrement actifs sur les réseaux sociaux pour sensibiliser les citoyens (pas que dans la propreté, dans l’énergie et l’environnement en général).

Nous proposons régulièrement des activités dans les écoles pour sensibiliser les enfants à la propreté.

Nous allons organiser de façon visible des opérations « places nette » dans les villages. Ces opérations consisteront à synchroniser toutes nos équipes pour qu’elles travaillent en même temps dans un seul village à la fois. Une sensibilisation par toute-boite aura lieu.

Source Com/Presse > Ville de Hannut

Commentaires

  • Très bonne initiative Waremme devrait vous imiter

  • Grand MERCI de votre commentaire > Salutations Cordiales > JCD

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