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EMPLOIS > NOUVEAUX ACCORDS > 2.500 EMPLOIS POUR DES WALLONS EN FLANDRE !

Il n’est même pas nécessaire d’être bilingue

Bonne nouvelle pour l’emploi : un accord vient d’être signé entre les ministres flamand et wallon de l’emploi afin de permettre aux travailleurs wallons de travailler en Flandre. Chaque année, 2.500 offres seront disponibles de l’autre côté de la frontière linguistique.  

Aujourd’hui, la Flandre affiche un taux de chômage de 6,7 % alors qu’en Wallonie, on dépasse allègrement les 13 %. Certaines régions de Flandre-Occidentale parviennent même à rester sous les 2 %. Des chiffres qui ont donné à réfléchir aux deux ministres du Travail. Pierre-Yves Jeholet (MR) pour la Wallonie, et Philippe Muyters (N-VA) pour la Flandre viennent en effet de signer un plan d’action afin que davantage de Wallons passent la « frontière » linguistique pour travailler.

Le plan s’articule autour de trois points : une meilleure synergie, plus de formations linguistiques et la mise en place d’une campagne de sensibilisation. De l’avis des deux ministres, cette nouvelle coopération est clairement une opération gagnant-gagnant : les offres d’emploi flamandes sont enfin occupées tandis que davantage de demandeurs d’emploi wallons retrouvent le chemin du travail. L’objectif est d’arriver à 2.500 travailleurs wallons alors qu’ils ne sont que 1.500 aujourd’hui.

« La Flandre est en quasi … La suite sur votre journal LA MEUSE de ce jeudi 08/02/2018

Une formation gratuite

Le besoin en main-d’œuvre est tellement important qu’il n’est plus nécessaire de parler le néerlandais pour postuler. Une des raisons qui faisaient que le nord du pays ne séduisait guère, jusqu’ici, les travailleurs du sud. Entre 2008 et 2015, le nombre de Wallons travaillant dans une entreprise flamande est en effet, passé de 68.000 à 50.000 selon le Forem.

« Il y avait simplement moins La suite sur votre journal LA MEUSE de ce jeudi 08/02/2018

… / … Le ministre flamand a lui-même demandé aux entreprises d’adoucir les conditions d’embauche afin de ne pas exclure un nombre trop important de candidats potentiels, en raison uniquement d’un problème de langue. « L’objectif est que les candidats wallons soient d’abord embauchés et qu’ils reçoivent plus tard, une formation en néerlandais sur leur lieu de travail », enchérit le ministre qui précise que la VDAB, l’équivalent flamand du Forem, financera ces cours ciblés.

Le Forem veillera à une meilleure adéquation entre les profils existants et les postes vacants en Flandre, en gérant La suite sur votre journal LA MEUSE de ce jeudi 08/02/2018

Si vous vivez à la frontière linguistique, les offres d’emploi risquent donc de se multiplier très rapidement.

Source > Fanny Jacques sur votre journal LA MEUSE de ce jeudi 08/02/2018

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