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HANNUT: LES DERNIERS JOURS DE MARIE-JO À SA BOUTIQUE DE LINGERIE

A Hannut, les habitués de la boutique de lingerie de la rue de l’Eglise doivent se préparer au départ de Marie-Jo Sauvenier.

En février prochain, mars au plus tard, celle qui fut aux commandes pendant 40 ans, quittera définitivement le magasin, le cœur gros, la tête plein de bons souvenirs.

Depuis le 1er décembre, Marie-Jo Sauvenier (66 ans) a remis sa boutique et forme progressivement la nouvelle patronne à ce métier un peu particulier. «  Nous sommes un magasin très spécialisé, fait de contacts humains intimes et privilégiés. Avec nos clientes, nous vivons toutes les grandes périodes de leur vie, l’adolescence et le premier soutien-gorge, le 1er flirt, le mariage, la grossesse, l’accouchement et parfois la maladie. Nous sommes proches d’eux, cela va bien au-delà de la simple vente », aime à rappeler Marie-Jo.

Rien pourtant ne la prédestinait à devenir commerçante. «  Au départ, je suis prof de dessin, j’ai commencé ma carrière comme enseignante au Lycée Notre-Dame ».

Mais en 1977, un drame, le décès de sa maman à l’âge de 47 ans seulement, l’oblige à revoir ses plans de carrière. «  Je ne pouvais pas imaginer que son magasin de bonneterie, mercerie et lingerie qu’elle avait ouvert au début des années 50 disparaisse comme cela du jour au lendemain. »

Dans la fratrie, pour diverses raisons, elle est la seule qui peut reprendre les rênes. Elle n’hésite pas. «  Un magasin, c’est toute une histoire ». Elle n’a jamais regretté sa décision. Très vite, elle marque son règne de son empreinte, se spécialisant dans la lingerie, la corseterie et le balnéaire et proposant à ses client(e)s toutes les grandes marques telles que Chantelle, Marie-Jo, Prima Donna, Triumph, pour n’en citer que quelques-unes.

Son fichier clients est impressionnant : il comprend 16.000 noms et adresses de toute la Belgique. Hannut essentiellement mais aussi le Brabant Wallon, la Flandre ou encore l’Ardenne.

Elle refuse de se lamenter sur les centres-villes qui sont en perte de vitesse : «  Quand on a de bons produits, un service impeccable, que l’on travaille honnêtement, on peut gagner encore tous les jours des clients  ».

En février prochain, une fois les commandes d’hiver effectuées, elle passera définitivement le relais, «  le coeur gros » même si elle reconnaît qu’elle est heureuse que son commerce perdure dans la continuité.

Source > Marie Claire Gillet > pour les abonnés à la version digitale sur > http://huy-waremme.lameuse.be/176965

Photo > JCD

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