THISNES > LE HANNUTOIS DOIT DÉTRUIRE 60 TONNES D’ŒUFS

« Si on n’a pas d’aide, on fermera boutique »

Norbert Vromant, un éleveur de poules pondeuses de Thisnes (Hannut) est touché de plein fouet par la crise du fipronil. Il fait partie des trois exploitations wallonnes toujours bloquées par l’Afsca.

Les œufs qui doivent être détruits s’entassent chez lui. Depuis le 26 juillet, il évalue ses pertes quotidiennes à 8.000 euros par jour. « Si on n’a pas d’aide, on fermera boutique, comme tout le monde. »  

 « C’est difficile pour le moment, confesse Norbert Vromant. On tente de tenir le cap, d’aller de l’avant, mais on ne voit pas vraiment le bout du tunnel. Une chose est sûre, si on n’a pas d’aide, on fermera boutique, comme tout le monde. Nous avions quelques liquidités, mais après près de 20 jours de crise, elles sont évaporées. Chaque jour, notre perte financière tourne autour des 8.000 euros. »

En 2004, Norbert Vromant a construit un vaste poulailler à Thisnes pour diversifier ses activités. « Actuellement, il reste 60.000 poules à l’intérieur »explique-t-il. Elles auraient pu être encore plus nombreuses : « Début juillet, nous avons subi une longue coupure d’électricité due à un problème sur le réseau Resa et 25.000 poules sont mortes. »

Après cette première tuile, une nouvelle catastrophe s’est abattue sur l’exploitation hannutoise. Le 26 juillet, Norbert Vromant a appris que ses œufs étaient contaminés au fipronil. L’agriculteur est donc contraint de détruire toute sa production : « 30 tonnes d’œufs sont déjà parties à la destruction. Et j’ai encore 30 autres tonnes stockées chez moi qui doivent disparaître. Des milliers d’œufs s’entassent dans mes hangars ». Chaque jour, ils sont plus nombreux : les 60.000 poules pondent environ 54.000 oeufs par jour.

Aux frais de destruction d’œufs et d’analyses, il faut également ajouter le coût de la nourriture destinée aux poules, soit pour 60.000 volailles, environ sept tonnes d’aliment par jour.

Jusqu’à quand le … La suite sur votre journal LA MEUSE H/W de ce vendredi 18/08/2017

Source > AURÉLIE BOUCHAT sur votre journal LA MEUSE H/W de ce vendredi 18/08/2017

Un article succin en ligne libre > http://www.sudinfo.be/1911891

Le dossier & texte complet pour les abonnés à la version digitale > http://huy-waremme.lameuse.be/114905

Commentaires

  • L'AFSCA est à la botte de la Flandre et c'est une entreprise d'Anvers qui a vendu illégalement cette saloperie, il faut citer le nom et l'adresse de cette société et la faire payer pour ce qu'elle a provoqué mais silence radio des média et de l'AFSCA. SCANDALEUX!!!!!!!!

Les commentaires sont fermés.