8 DETAILS QUI GACHENT VOS PRISES DE PAROLE EN PUBLIC

shutterstock_125063657b.jpg

La tension commence à monter : la date de la présentation de votre projet devant votre big boss avance à grands pas.

Vous maîtrisez bien le dossier et vos prospections sont plutôt prometteuses. Et pourtant… vous êtes une boule de nerfs rien qu’à l’idée de vous trouver face à votre patron ! Vous avez peur de balbutier, de trébucher sur vos mots, de devenir rouge pivoine, d’avoir la bouche sèche, les mains moites et de perdre vos moyens, tout simplement. Que ce soit pour une présentation importante, pour une réunion hebdomadaire ou pour un discours de remerciement, rares sont les gens véritablement à l’aise lorsqu’ils doivent prendre la parole en public. Nombreux sont ceux qui craignent de commettre des faux pas.

Voici 8 détails auxquels vous devriez faire attention :

1. N’abusez pas de tics de langage

Avant de prendre la parole en public, enregistrez-vous et répétez votre discours. Cela vous permettra de déceler vos tics de langage éventuels. Nous en avons tous. Nous ponctuons régulièrement nos phrases de « donc », « eh bien », « je dirais », « si on veut », « autrement dit », « voilà », « ainsi » etc. Ces répétitions sont généralement un moyen de nous rassurer et de prendre un temps de réflexion. Mais elles finissent vite par lasser, voire énerver votre auditoire, qui risque de se focaliser plus sur vos tics que sur le contenu de votre message. Tentez dès lors de vous concentrer pour vous en débarrasser et de les remplacer par des brefs moments de silence, au cours desquels vous pourrez donner l’impression que vous reprenez votre souffle ou que vous marquez un moment de réflexion.

2. Évitez les gestes inappropriés

Dans un discours, le langage corporel tient une place aussi importante que le message verbal que vous véhiculez. Chaque geste à son importance et sa symbolique. Évitez de croiser les bras, signe de fermeture, de laisser tomber vos épaule, ce qui vous donnera une attitude coupable, ou de froncer les sourcils, geste associé au mécontentement. De même, veillez à ce que vos gestes soient en concordance avec votre auditoire : si vous êtes en petit comité, préférez les gestes sobres, mais amplifiez-les (sans les exagérer) devant un grand auditoire.

3. Limitez les formules toutes faites

Nous connaissons tous une série de formules toutes faites, qui reviennent dans chaque présentation en entreprise : « un facteur de succès », « une stratégie ambitieuse », « un plan d’action », « être à la pointe », « devenir un acteur incontournable », « s’imposer comme "la" référence du marché », etc. Ces formules, à force d’être répétées, perdent leur sens. Elles minimiseront l’impact de votre discours et risqueront de vider de leur sens les autres affirmations, cruciales, celles-là. Veillez à concentrer votre discours sur des faits et à rester efficace.

4. Évitez la voix monocorde

Avant de faire votre discours devant tout le monde, entraînez-vous chez vous. Imaginez un grand auditoire et tâchez de vous faire comprendre du dernier rang. Vous mesurerez ainsi la portée de votre voix. N’hésitez pas à parler fort et à bien articuler. Quitte à ce que votre entraînement soit un peu théâtral. Le stress vous inhibera sans doute quelque peu au moment de votre discours et vous atteindrez ainsi un juste milieu. Changez également de ton, variant entre les graves et les aigus, entre les accélérations et les pauses. Accentuez les mots que vous jugez importants, pour scander votre discours de mots-clés, qui permettront à votre auditoire de ne pas perdre le fil.

5. Limitez les sous-entendus

Partez du principe (souvent fondé) que votre auditoire ne maîtrise pas votre dossier aussi bien que vous. Sans le prendre pour un public complètement ignare pour autant, commencez votre discours en rappelant certains faits marquants, qui aideront à la compréhension de votre développement ultérieur. Sachez également vous adapter en fonction de votre auditoire : essayez de vous mettre à la place de vos interlocuteurs et de vous demander à quel point ils ont suivi (ou non) votre dossier. Car, comme le veut l’adage, « si cela va sans dire, cela ira encore mieux en le disant ».

6. Ne vous lancez pas dans un soliloque que seul(e) vous suivez

Si vous vous rendez compte que l’auditoire fatigue, que les gens commencent à parler entre eux, à chuchoter, à bâiller ou à regarder leur montre ou leur gsm, essayez de regagner leur attention. Vous pouvez changer de ton ou de rythme. Glisser une anecdote redonnera vie à votre récit. Vous pouvez aussi aménager un moment d’interaction directe avec votre auditoire, en lui posant une question, en vous enquérant de son avis ou de témoignages ou carrément en prévoyant une petite séance de questions-réponses.

7. Éloignez-vous de vos notes

Vos notes ne doivent être qu’un moyen de vous rappeler les points que vous devez évoquer. Dans l’idéal, vous devriez préparer des fiches, qui ne reprendront que les éléments essentiels de votre discours et vous aideront à suivre une certaine chronologie. Si vous craignez de perdre le fil, vous pouvez toutefois vous munir du texte de votre intervention. Mais celui-ci ne doit être qu’un moyen de vous rassurer « au cas où ». Il ne doit pas être la source de votre attention. Même chose pour votre powerpoint. Il est destiné à illustrer votre discours, mais ne doit pas monopoliser votre regard. Dans tous les cas, il est essentiel de garder un contact visuel presque constant avec l’assemblée. En petit comité, jetez un œil régulièrement à tous les membres qui composent celui-ci. Si vous prononcez un discours devant un grand auditoire, balayez-le entièrement, regardant de gauche à droite et de haut en bas, pour passer en revue l’ensemble de l’auditoire.

8. Évitez le langage écrit

Le langage écrit est très différent du langage oral. Ce qui passe à l’écrit, ne passera pas forcément devant un auditoire. Veillez dès lors à adapter votre style. Bannissez définitivement le passé simple, les phrases alambiquées, les mots compliqués. Restez concis(e), utilisez des phrases courtes, avec une syntaxe claire et précise. Pensezefficacitéavant tout.

Source : keljob.com > Texte: Céline Préaux sur > http://www.references.be

Les commentaires sont fermés.