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JEUDI > UN RECIT – RECITAL > MANNICK ET GABRIEL RINGLET

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 « Entre toutes les femmes »

Ce spectacle EST en lien avec le livre qu'ils ont co-écrit et qui met à notre portée des sujets tels que l'amitié, l'amour, la foi, la mort ou la vie.Ils le font avec beaucoup de clarté, de simplicité et de sincérité.

  • Réservation Possible : Secrétariat du Collège de 8h30 à 16h  - 019/519 450
  • Entrée : 12 € - Prévente & étudiants 10 €

Mannick

Grande dame de la chanson française, près de mille chansons, 50 ans de métier, plus d’un million d’albums vendus, des tubes (les bateaux, la berceuse pour un enfant à naître, la chance d’être femme…)

 

Mannick a tous justes 16 ans quand elle fonde son premier groupe, « Les collégiennes de la chanson ». Elle rejoint ensuite les quatre garçons du groupe Crëche. Parallèlement elle a entamé une carrière solo avec un premier album qui déjà annonce les suivants, Parole de femme, disque d’or en 1977 (150 000 exemplaires). Elle n’arrêtera pas de composer et de chanter, durant toute sa carrière, avec le musicien Jo Akepsimas. Tout d’abord une série d’albums pour enfants (Prix de la Sacem) et des enregistrements d’inspiration plus « spirituelle ». Mais le cœur de son œuvre, ce qu’elle a longtemps porté en elle, ce sont  les onze albums de grande qualité dans lesquels elle offre à son public plus d’une centaine de chansons réunis dans « l’intégrale » soit 117 chansons plus : Le temps de l’amour, Mannick Autrement, et sur une autre tonalité : Femmes de la Bible, La passion des passions.. Les paroles ciselées au fil du texte parlent de la vie, de la mort et plus encore de l’amour.

Elle aime Ferrat, Brassens, Piaf…Mais surtout le « grand Jacques » Brel dont elle fredonne tout le répertoire par cœur. A son école elle a appris à fréquenter les sentiers de la poésie, où texte ne rime pas avec prétexte à des musiques de confection. Elle aime ciseler ses images, elle joue avec les mots et les sonorités. Dans ses musiques, aussi, se profile souvent l’architecture brésilienne, ample comme une vague.

« Mannick fait partie d’une espèce rare : auteur-compositeur-interprète au féminin. Elle touche avec ses mots, avec ses notes. Difficile de résister à l’émotion. Mannick ? Une grande dame de la chanson française. » (Franck Ténot, Le Nouvel Observateur)

 

Gabriel Ringlet,

Penseur fécond, ardent et hardi au parcours atypique, poète, journaliste, écrivain, homme du partage, du dialogue et de la main tendue, le tout vécu comme un sacerdoce.

Professeur et vice-recteur émérite à l’Université catholique de Louvain, il est membre de l’Académie royale de langue et littérature françaises de Belgique. Prêtre, écrivain et théologien, son  œuvre publiée est abondante (notamment chez Albin-Michel), explorant les territoires défrichés par le regard des artistes, des poètes et des théologiens. Il a reçu en 1999 le prix des libraires religieux pour l’essai « L’Evangile d’un libre penseur. Dieu serait-il laïque? », livre qui lui a donné une notoriété internationale. Un autre de ses livres, “Ma part de gravité”, a reçu le prix des Écrivains croyants en 2002.

«Ceci est ton corps», publié en 2008 avec en sous-titre « Journal d’un dénuement », rapporte les sentiments et les pensées – notés quotidiennement durant huit mois – d’un homme accompagnant une femme qui va mourir d’un cancer. Sa vocation est intimement liée à l’écriture à travers, surtout, la rencontre entre l’actualité, l’Evangile et l’imaginaire. Il encourage un dialogue approfondi entre les libres pensées. Il s’investit aussi dans l’accompagnement de fin de vie.

Il aime la chanson et n’hésite pas à en souligner la richesse et l’à-propos pour mieux parler de soi et du monde. Son éditeur signale enfin que depuis son lieu de « résistance poétique », au prieuré de Malèves-Sainte-Marie en Brabant wallon, Gabriel Ringlet encourage de nouveaux rendez-vous entre chrétiens et laïques, accueille des artistes et des écrivains et invite chacun « à parcourir les chemins de l’imaginaire ». A

68 ans cette année.

 

Un livre et un spectacle

Gabriel Ringlet et Mannick ont coécrit un dialogue à deux voix égales intitulé « Entre toutes les femmes » (Desclée de Brouwer, 336 p., 18 €). A partir de textes de chansons de Mannick, leurs esprits vagabondent et se confrontent, entre utopies et constats plus ou moins rudes. Souvent branché sur l’actualité, le duo s’implique et ne mâche pas ses mots. A la première personne.

« Elle chante et il écrit », précise la notice de cet essai peu commun. Elle cumule des titres et des « tubes » (Les bateaux, Berceuse pour un enfant à naître, La chance d’être femme…). Lui, ce sont les articles, les livres et les best-sellers. Elle n’a pas sa langue dans sa poche. Il aime les débats et les interrogations.

 

Pourquoi nous avons écrit ce livre

« Peut-être parce que, même à notre insu, nous le portions en nous.

Parce qu’il y avait urgence à rencontrer certaines questions brûlantes de l’actualité. Mais à les rencontrer d’une manière un peu particulière, à partir de la chanson.

Et surtout parce que, dans ces questions-là, la femme joue souvent un rôle déterminant.

Regardez donc ce qui se passe en ce moment dans le monde…

Quand il faut croire, quand il faut oser, quand il faut résister, quand il faut lutter, quand il faut espérer… la femme, souvent, se trouve au rendez-vous.

Entre toutes les femmes – et on aurait pu en évoquer bien d’autres encore – nous avons demandé aux printanières, aux rebelles, aux brûlantes, aux souffrantes, aux subversives, aux désirantes, aux prêtresses, aux accouchantes… de nous et de vous accompagner. N’ayez crainte : vous êtes en de bonnes mains ! »

(Mannick et Gabriel Ringlet)

Qu’est-ce qu’un « récit récital » ?

Ce n’est pas un récital de chansons avec un commentaire. La chanson n’a pas besoin d’explication. Elle a besoin d’écoute, car elle bouscule, elle provoque. Gabriel est le témoin qui nous aide, non à comprendre mais à ressentir. Alors que l’artiste a travaillé longtemps sur son œuvre, celle-ci, la chanson, est fugace. Il faut vite la saisir car elle n’a qu’un temps, c’est un condensé émotionnel qui nous rappelle d’ailleurs, par son côté éphémère, que les choses passent. Le penseur est là pour un arrêt sur musique, pour proposer un temps d’écho, de partage. Il est là aussi pour se mettre et nous mettre en cause en soulevant les questions qui dérangent.

« Donner la parole à une femme c’est la faire exister » (document ACF).C’est dans un climat de poésie que nous écoutons ces femmes venues de partout, que nous conjuguons avec elles les grands thèmes de l’existence : naitre, vivre, aimer, souffrir, désirer, devenir, partir, résister, mourir. C’est aussi ce même climat de poésie qui imprégnera nos interrogations et nos réponses.

Ce spectacle EST en lien avec le livre qu'ils ont co-écrit et qui met à notre portée des sujets tels que l'amitié, l'amour, la foi, la mort ou la vie.Ils le font avec beaucoup de clarté, de simplicité et de sincérité.

Réservation Possible : Secrétariat du Collège de 8h30 à 16h  - 019/519 450

Entrée : 12 € - Prévente & étudiants 10 €

 Source > http://www.collegehannut.be/

 Réactions en vrac sur la page suivante

- Que peuvent bien avoir à se dire une chanteuse et un prêtre ?

- « Mannick et Gabriel nous dévoilent un secret: notre cœur a des oreilles ! » (Michel Cool)

- « Un ouvrage à deux voix, une rencontre entre deux auteurs d’exception ».

-  « Un livre rare. Deux artistes libres, connivents, râleurs, souvent drôles. On sort plus intelligent de ce livre. »

- Sur la mort : « N’est-il pas vrai, reprenant le titre d’un album de Chedid, qu’on ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime ? » « Leur dire avant, surtout », souligne Gabriel. « Devancer l’adieu ! »

- « Celles et ceux qui ne mesuraient pas encore l’ampleur et la diversité de son œuvre (à Mannick) trouveront ici belle invitation à la fréquenter de plus près ». (L’éditeur)

- « Comme les célèbres bateaux de Mannick, ce livre invite à prendre le large. C’est un livre qui délie ». (Véronique Herman).

 

 

 

de sa

- « Chant à deux voix - flûte et violoncelle, plaisir et vigueur – pour chanter la vie qui renonce aux pouvoirs afin d’épouser le réel dans son humilité. Un livre rare, dédié à toutes les femmes. « Toi, la dispersée, l’éparpillée, la multiple : / femme aux mille facettes…/ toi l’écartelée, la partagée,/ la conciliante, caméléon du cœur complice ».(Colette Nys-Mazure, écrivaine)

- « Quand deux amis se chuchotent ce qu’ils ont de plus cher au cœur, dans la simplicité, la confiance, la connivence, cela donne un livre rare. Quand tous deux sont poètes, cela donne des paroles flamboyantes et jubilatoires ». (Monique Hébrard, Témoignage chrétien) 

- « Quand deux poètes se rencontrent, jaillissent des fulgurances qui, parfois, déconcertent ou dérangent mais aussi permettent de réfléchir autrement ». (Golias)

- « Tout au long de ma carrière, j’ai célébré la vie, l’amour, les rencontres, les ruptures, la joie d’être ensemble. J’ai chanté toutes les saisons du cœur, chacun peut s’y retrouver et se sentir rejoint à un moment.C’est pour cela que j’ai tissé au fil des années un lien si fort, presque intime, avec mon public ». (Mannick)

- « Le prêtre ne peut être que poète, au sens où il est brûlé par une parole. Une parole qui relève. Le prêtre est prêtre pour libérer Dieu … d’une certaine religion ». (Gabriel Ringlet, dans Notre temps).

- « Pour moi, il y a un avant et un après cette soirée (un avant et un après la lecture du livre)… dans ma façon d’écouter les chansons de Mannick, dans mon regard sur l’Eglise, sur les prêtres, dans ma vision de la femme et … de Marie. Et aussi un désir de lire pour continuer à nourrir, à éclairer ce questionnement». (Jo Boulonne, Belgique)

- Le doute est structurel. Il n’y a pas de foi possible sans lui. On marche avec ses doutes et ses interrogations.   Is ne doivent pas nous empêcher d’avancer mais peuvent nous aider à orienter nos choix. Le chemin de foi est de montagne, il n’a rien à voir avec l’autoroute. Peut-on même être pape et douter ? Je réponds oui, sans hésitation. Il y a une frontière aujourd’hui entre les gens de certitudes, de tous les milieux, dogmatiques, et les gens qui sont toujours en interrogation. Nous ne progressons que par le doute ». (Gabriel Ringlet, propos recueillis par Laurence Van Ruymbeke, L’Express)

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