INFO BOULOT > ON MANQUE D’ÉLECTROMÉCANICIENS

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Ce métier très demandé par les entreprises exige un double savoir-faire

Avec deux volets d’expertise, l’électromécanicien peut se targuer d’être un oiseau rare sur le marché du travail. Dédié principalement à la maintenance, ce profil est recherché dans de nombreux secteurs (alimentaire, technologique, transports...). Mais quelles sont ses tâches au quotidien et quelles sont ses perspectives d’avenir? Un job passé sous la loupe de JobsRégions.

Le quotidien de l’électromécanicien est lié à la gestion des machines et à leur maintenance. Il doit donc en assurer la surveillance, l’entretien et l’éventuel dépannage. Son travail porte sur des appareils à la fois mécaniques, électriques et électroniques d’installations de production, d’équipements de transport ou de bâtiments. En pratique, l’électromécanicien peut être appelé à démonter, contrôler, nettoyer, remplacer, remonter et régler ces différents organes. « Les entreprises recherchent cette double expertise », souligne Delphine Rochet, du Forem. « Or, au niveau de l’enseignement, on forme à l’un ou l’autre domaine et cela pose des difficultés puisque les deux filières sont en pénurie! » L’électromécanicien souffre donc d’une double pénurie! « Au Forem, nous tentons de former les demandeurs d’emploi aux deux disciplines à la fois », précise Delphine Rochet. Les possibilités d’emploi sont nombreuses dans le secteur de l’industrie en général, de l’industrie textile, automobile, aéronautique...

De l’autonomie

Électromécanicien de formation (gradué), Antoine Humblet travaille depuis 9 ans chez Balteau, à Sprimont, une entreprise active dans le traitement des eaux. Il est gestionnaire de projets électriques. « Du travail de terrain, je suis passé au travail plutôt de bureau, c’est-à-dire qu’au fil de mon évolution chez Balteau, je suis devenu gestionnaire de projets », explique-t-il. « La coordination de projets, ça veut dire qu’on va, par exemple, réaliser l’étude du projet, coordonner les fournisseurs avoir des contacts avec les clients... C’est un travail très varié car on touche un peu à tout (électricité, automatisme...) », ajoute-t-il. Antoine pointe l’autonomie de son travail et ses responsabilités. « Il n’y a pas vraiment d’inconvénients liés à ce job mais plutôt des obligations directement liées à un travail intéressant et à des responsabilités, c’est-à-dire de l’investissement personnel, parfois de la flexibilité lors de la mise en service et une disponibilité pour l’exportation ». D’autres postes en électricité sont aussi en manque de profils tels que celui d’ingénieur en électricité, de dessinateur de schémas électriques pour la fabrication des armoires ou encore de commissionneur au service électrique, chargé des tests de validation des armoires électriques en atelier et sur chantier.

De mai 2012 à mai 2013, le Forem a relayé près de 2.800 postes liés à l’électricité et à la mécanique. Un créneau à investir!

Source L.B.sur > http://www.jobsregions.be

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