PROCES BRUNO AMAND (BRAIVES)> ASSISES DE LIÈGE: ISABELLE HODY CRAIGNAIT UNE ISSUE FATALE

1962788835_ID7843990_amand_201835_H3XPCZ_0.JPGLa cour d’assises de Liège a poursuivi les auditions des témoins de moralité au procès de Bruno Amand, un Hannutois accusé d’avoir commis l’assassinat de sa compagne. L’accusé a été décrit comme un homme sympathique à l’égard des gens qu’il croisait dans la vie de tous les jours mais aussi comme un tyran dans ses relations avec les femmes.

Bruno Amand, un Hannutois de 40 ans accusé d’avoir commis l’assassinat de sa compagne Isabelle Hody et d’avoir maquillé son décès en suicide, a été décrit par des témoins de moralité comme un homme jovial qui semblait sociable. L’accusé a aussi été présenté comme un personnage avenant dans sa vie de tous les jours et à l’égard des personnes qu’il rencontrait dans ses activités professionnelles.

Dans le cadre du couple qu’il formait avec Isabelle Hody, d’autres témoins l’ont décrit comme un homme impulsif et jaloux. “En qualité d’ami, c’était un homme disponible et sympathique. Mais en tant que compagnon d’une femme, c’était un tyran. Il fallait qu’il domine et qu’il gère tout. Il surveillait Isabelle Hody et lui imposait des scènes de violence. Elle était amoureuse de lui mais elle avait finalement décidé d’arrêter cette liaison car elle avait peur d’une issue fatale. Après la rupture, Bruno Amand l’a relancée sans cesse et l’a harcelée au téléphone. Il lui avait même dit que, s’il la perdait, personne d’autre ne l’aurait. C’est lui qui devait tout diriger et elle ne pouvait pas s’amuser”, a rapporté une connaissance du couple.

Isabelle Hody était généralement joyeuse et aimait s’amuser. Elle avait même entraîné Bruno Amand chez un psychologue afin de sauver son couple. Mais lorsque le psychologue a affirmé que Bruno Amand avait des torts et qu’il devait faire un travail sur lui-même, elle a refusé de s’y rendre encore.

Selon ses amies proches, Isabelle Hody était douillette et incapable de supporter la douleur. “Si elle avait voulu se suicider, elle ne l’aurait pas fait de cette manière”, a précisé une de ses amies.

 

Une femme plus proche de Bruno Amand a soutenu qu’Isabelle Hody souffrait de problèmes d’ordre affectif et qu’elle parlait souvent de suicide. Elle changeait facilement d’humeur.

La cour a de nouveau entendu un médecin légiste pour répondre à des questions soulevées par les jurés au cours des derniers jours des débats. Cet expert a confirmé que la lésion d’Isabelle Hody (un cartilage entaillé au poignet) est atypique dans le cas d’un suicide mais que la douleur engendrée par une telle lésion ne se manifeste qu’en surface. “Je dois reconnaître qu’un suicide serait possible sur le plan médico-légal. Mais ce genre de lésion est atypique et n’a jamais été constaté dans le cadre d’un suicide”, a annoncé le Dr Boxho.

Source > Sudpresse > Publié le Vendredi 22 Juin 2012 à 20h22 Belga

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